• Objectifs de développement durable et l'après-2015 : l’importance de participer

    18 mars 2013

    Des femmes en Inde
    Des représentantes élues en Inde utilisent les ressources disponibles localement pour travailler avec la population. (Photo: Sephi Bergerson / PNUD Inde)

    Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ont été un outil efficace pour placer le développement humain au cœur des programmes de politiques. Au cours des 1 000 jours qui nous séparent de l'échéance finale, nous nous attèlerons à aider les pays à accélérer la réalisation de leurs OMD. Dans le but d'aider à identifier les obstacles et à obtenir plus vite des résultats, le PNUD a lancé en 2010 un cadre d'accélération de la réalisation des OMD,  mis en œuvre avec beaucoup de succès dans 46 pays.

    Alors que l'échéance de 2015 pour les OMD approche, l'ONU entame une consultation mondiale générale sans précédent. Le processus de l'après-2015 est un véritable dialogue mondial, qui implique à la fois les pays en développement et les pays développés, la société civile, la jeunesse, le secteur privé, les collectivités locales, les parlementaires, les pauvres et les groupes marginalisés.

    Le prochain cadre de développement doit s'inspirer des leçons tirées des OMD pour assurer une bonne appropriation des futurs Objectifs de développement durable (ODD) par les institutions nationales, la société civile, le secteur privé et le monde universitaire.

    Les consultations en cours ont permis d'identifier un certain nombre d'aspirations importantes pour les ODD. Premièrement, un message sans équivoque en faveur de l'intégration pleine et entière des trois volets (social, économique et environnemental) du développement durable. Deuxièmement, un appel pressant à ne pas se limiter au seul PIB pour mesurer correctement le bien-être et les progrès humains. L’élimination des inégalités et l'accent sur une gouvernance efficace ont été identifiés au nombre des priorités clés des ODD.

    Par ailleurs, un débat tout nouveau appelle à réfléchir au financement du développement en allant au-delà de l'aide internationale classique. L'aide publique au développement doit être maintenue, mais son efficacité future sera largement améliorée si elle est perçue comme un moyen de favoriser des investissements beaucoup plus substantiels, à mobiliser par le biais du budget national, du secteur privé et du système financier international en vue de réaliser la nécessaire transition vers le développement durable.

    La poursuite du dialogue avec la société civile en vue d’une appropriation commune des objectifs revêt une importance capitale. Nous veillerons à faire entendre la voix de l'opinion publique. L'engagement citoyen aidera à parfaire le prochain cadre de développement et favorisera une mise en œuvre plus efficace.

    
Le dialogue ne fait que commencer.