• Vers la paix, l’unité et la croissance au Kenya

    28 févr. 2013

    Formation électorale
    David Ngige, coordinateur de projet du forum social de Nyeri, donne une formation électorale à l'école de Gatitu qui se transformera lundi en bureau de vote. (Photo: Ricardo Gangale/PNUD Kenya)

    Lundi, dans ce qui constituera un test crucial pour le nouveau système politique kenyan, des millions d’électeurs se rendront aux urnes afin d’élire un nouveau président ainsi que des parlementaires et représentants locaux.

    Chacun garde en tête les violences post-électorales de 2007-2008 et il est facile d'oublier les progrès accomplis au cours des cinq dernières années.  L’année 2008 a pourtant vu l’installation d’une nouvelle coalition gouvernementale et la signature d’un accord de paix qui ont ouvert la voie à l’adoption en 2010 d’une Constitution qui allait transformer le paysage politique du pays.

    Cette nouvelle Constitution a permis la mise en place d’un vaste ensemble de réformes conçues pour briser le cycle de la corruption et de la violence tribale, avec notamment un système de gouvernement décentralisé, des tribunaux indépendants, une nouvelle Déclaration des droits du citoyen et la nomination d’un nombre croissant de femmes dans la fonction publique.

    Le PNUD a accompagné ce processus de réforme dès le début, il a appuyé l’organisation d’un référendum pacifique sur la Constitution et a aidé le gouvernement a créer une plateforme nationale pour que les communautés puissent dénoncer la violence et y répondre.

    Les Kenyans ont raison de placer un haut degré de confiance dans la neutralité et les capacités des organes chargés de superviser les prochaines élections, en particulier la Commission électorale indépendante en charge des circonscriptions (IEBC) et la Cour suprême du Kenya.

    Nous avons énormément travaillé pour aider le pays à faire en sorte que les élections se déroulent de façon pacifique et crédible la semaine prochaine. Notre aide couvre un champ très large : formation des fonctionnaires de la Commission électorale indépendante en charge des circonscriptions (IEBC), éducation des électeurs, veiller à ce que les partis politiques collaborent pour éviter une répétition des violences de 2007.

    Comme les femmes ont un rôle fondamental à jouer dans la prévention de la violence, une cellule féminine a été mise en place pour surveiller et faire rapport sur d’éventuels incidents et pour diffuser des messages de paix.

    Mais au bout du compte, le succès des élections et du processus de réforme dépendra des dirigeants et citoyens du Kenya et de leur volonté de poursuivre cet agenda.

    J’exprime l’espoir sincère que les Kenyans se déplaceront en grand nombre pour participer aux élections de façon pacifique. S’il se déroule sans incident, ce scrutin renforcera des gains démocratiques considérables et placera le Kenya sur la voie de l’unité, de la paix, de la stabilité et de la croissance.