• Prêts à soutenir la transformation nationale au Myanmar | Toily Kurbanov

    07 juin 2013

    Enfants devant une école au Myanmar
    La construction de cette école fait partie des micro-projets financés par le PNUD à Bangan, Myanmar. (Photo: Mark Garten / UN Photo)

    Après 20 ans de restrictions opérationnelles, le PNUD, avec ses partenaires et d’autres organisations internationales telles que la Banque mondiale, est fin prêt à aider le Myanmar à sortir de la pauvreté généralisée et de l’isolement, après 18 mois d’ouverture et de réformes sans précédent.

    Le chemin qui reste à parcourir est encore long et semé d’embûches, mais les promesses et le potentiel du Myanmar sont encourageants, compte tenu de la population nombreuse et jeune, des vastes ressources naturelles, de sa position stratégique à proximité des économies émergeantes de la Chine, de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est, ainsi que de son ferme engagement en faveur des réformes.

    Si le PNUD travaille au Myanmar depuis les années 1960, son mandat a été limité en 1993 à des interventions au niveau local, épargnant le régime. Nous avons directement aidé les communautés en soutenant leurs moyens de subsistance et les projets d’infrastructure, tels que la construction de logements anticycloniques.

    Aujourd’hui, nous engageons le gouvernement à contribuer à maintenir la dynamique engagée grâce à ses réformes politiques et socioéconomiques.

    Notre nouveau programme de pays (PDF, anglais) met fortement l’accent sur une gouvernance adaptative, transparente et démocratique – élément au cœur du travail réalisé par le PNUD dans le monde – dans trois domaines prioritaires.

    Nous appuyons en premier lieu le renforcement institutionnel des gouvernements locaux et de la société civile, tout en soutenant les moyens de subsistance et la réduction de la pauvreté dans les zones frontalières et de cessez-le-feu.

    En deuxième lieu, nous apportons notre aide en donnant des conseils politiques en matière de changements climatiques, de réduction des risques de catastrophes, d’accès à l’énergie et d’environnement.

    Notre troisième objectif est de contribuer à réformer les stratégies et à renforcer les capacités au sein du parlement national, du secteur de la justice et de l’administration civile.

    Fort de ses 60 membres du personnel basés à Yangon et 300 autres affectés dans des bureaux extérieurs dans tout le pays, le PNUD consacre un budget global de 150 millions de dollars pour la période 2013-2015 en vue d’aider le Myanmar à réussir une « triple transition » : l’édification de la nation, y compris en assurant une paix durable avec les minorités ethniques ; l’édification de l’État, autrement dit la démocratisation et la modernisation des institutions étatiques ; et la libéralisation économique, qui permettra au pays de passer d’une économie fermée et planifiée à un marché ouvert et transparent.

    Peu de pays ont tenté de tels pas de géant dans le passé, même après le Printemps arabe. Il faut s’attendre à certains tâtonnements et déceptions.

    Toutefois, dans la mesure où il a relativement tardé à engager des réformes, le Myanmar se trouve en fait bien placé pour tirer des enseignements des expériences des autres pays, et pour éviter de coûteux écueils, grâce à des politiques notamment orientées sur une croissance durable et inclusive, bénéficiant à l’ensemble de ses près de 60 millions d’habitants.

    Sur le long terme, nous nous attendons à ce que le Myanmar devienne pleinement capable d’assurer ses propres développement et démocratisation grâce à la force de ses institutions publiques et de son secteur privé, ce qui explique que nous ayons également planifié des points de repère, étapes et stratégies de sortie clairs. Après tout, une fois que les professionnels du développement ne s’avèreront plus utiles, cela signifiera que nous aurons accompli notre travail.