• Discussions sur le changement climatique à Doha : quels enjeux pour les pays pauvres ?

    03 déc. 2012

    L'adaptation au changement climatique en Inde Photo: PNUD Inde

    Alors que des milliers de personnes se réunissent cette semaine à Doha pour aborder le dernier volet des discussions relatives au climat, il est important de souligner les conséquences que pourrait entrainer l’absence de progrès dans ce domaine pour les pays les moins développés.

    Dans les pays en développement, ce sont les populations pauvres qui courent le plus grand risque face au changement climatique. Celui-ci amplifie des vulnérabilités existantes, comme par exemple en Afrique, où ce sont les populations pauvres qui sont les plus touchées par la sècheresse, les inondations, la famine et autres effets du changement climatique. Si nous ne parvenons pas à faire un pas vers un nouvel accord global sur le climat, nous risquons de compromettre les avancées réalisées jusqu’ici dans les pays en développement et de mettre en danger la vie, les moyens d’existence et l’avenir de leurs populations.  

    Nul besoin d’attendre que les Etats Membres des Nations Unies parviennent à un accord global sur le climat ou qu’ils finissent de négocier le programme de développement post-2015. Il y a suffisamment à faire au niveau des gouvernements sous-nationaux, des communautés, de la société civile et du secteur privé. C’est d’ailleurs à ce niveau-là que résidait une grande partie du dynamisme de Rio+20.

    Ce qui est encourageant c’est que de plus en plus de pays en voie de développement ont déjà entamé un travail ardu pour la réduction et l’adaptation aux effets du changement climatique. L’Ethiopie, un pays en développement de grande taille, a par exemple adopté la stratégie d’une économie verte, résiliente au climat et sobre en émissions carboniques.

    Désormais, le problème est de savoir comment renouveler le programme de développement global au-delà de 2015, de sorte qu’il tienne compte des difficultés nouvelles et garantisse que les questions de la pauvreté et de la dégradation de l’environnement soient abordées conjointement.

    Pour répondre efficacement au changement climatique, il faut que les pays tiennent leurs engagements. Rompre une promesse éveille le cynisme et la méfiance, ce qui n’est pas une bonne base pour faire avancer quelque chose d’aussi vital que le futur des habitants de notre planète.

    Racontez-nous: comment parvenir à mieux protéger les pays les plus pauvres des effets du changement climatique ?


A propos de l'auteur
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Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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