• Un avenir où loi et justice sont accessibles à tous

    05 oct. 2012

    Roms à Osh, au Kirghizistan. Photo: PNUD Europe et Asie Centrale
    Roms à Osh, au Kirghizistan. Photo: PNUD Europe et Asie Centrale

    Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont été couronnés de succès à de nombreux égards. Clairs, quantifiables et d’application  universelle,  ils ont offert une perspective de développement pour 140 gouvernements au sud et un programme cohérent de coopération à  50 autres gouvernements au nord.

    Mais de nouveaux défis sont apparus. Pour que le développement soit efficace, inclusif et durable, il doit se baser sur des valeurs, des systèmes et des institutions de gouvernance.

    Pour formuler le programme  post-OMD il faudra   être ouvert, et refléter les demandes et les priorités des populations les plus touchées par la politique de développement, c’est à dire les plus pauvres et les groupes marginalisés.

    Récemment, Mme Aminata Touré, ministre de la Justice au Sénégal, a remarqué que même si les jeunes de son pays font preuve de patience face à  la lenteur du développement social et des infrastructures, ils ne supportent plus les injustices qui affligent leur société.

    Dans le Financial Times de la semaine dernière, George Soros et Sir Fazle Abed estiment que l’identité juridique et l’enregistrement des naissances sont des droits universels, essentiels pour profiter de nombreux objectifs du développement tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’emploi. Cet objectif contribue à l’autonomisation juridique des plus pauvres.

    Ceci est applicable dans de nombreux pays en développement (et dans certains pays développés également). Au Mexique, où j’ai occupé jusqu’à récemment les fonctions de Coordinateur Résident, c’est parmi les peuples autochtones que l’on trouve les taux les plus bas d’enregistrement des naissances, d’inclusion financière et d’autonomisation juridique. En Espagne, pays où je suis né, la même stigmatisation frappe une grande partie de la population rom.

    La sécurité du régime foncier, la répression de la criminalité, un meilleur accès aux conseils juridiques, des solutions aux revendications des plus pauvres, et leurs liens à l’autonomisation des femmes, la dignité des jeunes, la prévention des conflits et la création d’emplois, sont autant de dimensions importantes dont le développement durable doit tenir compte. Le futur que nous voulons a besoin de justice.

     


    Parlez-nous : Comment inclure l’autonomisation juridique dans le prochain programme de développement ?


A propos de l'auteur
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Magdy Martinez-Soliman est directeur adjoint du Bureau du PNUD pour la politique de développement.

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