• SIDA : 2012 offre des raisons d’espérer et de nouvelles réponses

    26 juil. 2012

    La science donne à penser que venir à bout du sida est enfin à notre portée.

    Il nous faut maintenant réfléchir aux leçons à tirer de ces 3 décades d’action contre le sida et de la lutte menée dans le domaine des droits l‘homme, si nous désirons faire mieux pour apporter, à ceux qui en ont le plus besoin, ce que les meilleures innovations scientifiques ont à offrir.

    Plus de 8 millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont reçu un traitement l'an dernier, contre 6,6 millions en 2010. Près de 60 pour cent des 1,5 millions de femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont également été traitées en 2011, afin que leurs bébés soient moins susceptibles d'être infectés.

    Depuis le début de l’épidémie, nous avons constaté que ce sont les inégalités sociales et structurelles qui entretiennent le VIH.

    Les présentateurs à la Conférence internationale sur le sida cette semaine ont lancé un appel pour favoriser des conditions juridiques et une action urgente contre l’ostracisme, la marginalisation, la discrimination et l’incrimination dus au statut sérologique, à l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle.

    Des recommandations sur ‘les risques, le droit et la santé’ avancées dans le rapport de la Commission mondiale sur le VIH et le droit dirigée par le PNUD,  se penchent sur plusieurs de ces questions.

    De plus en plus, nous entendons des appels à l’abolition des lois qui érigent en infraction  la transmission du VIH, le fait d’être exposé au VIH et sa non-divulgation.  Lors d’une réunion convoquée par le périodique The Lancet, des données ont permis de constater que la criminalisation de la pratique homosexuelle masculine était en rapport direct avec le doublement de la prévalence du VIH dans les pays d’Afrique et des Caraïbes.

    Un exposé en plénière de l’UNICEF a lancé un appel urgent pour qu’il soit mis fin à l’inégalité entre les sexes et attiré l’attention sur la situation particulière de vulnérabilité dans laquelle se trouvent les adolescentes et les jeunes femmes – en particulier pour ce qui est du mariage précoce, de l’accès aux soins – et la nécessité d’avoir des interventions plus efficaces dans les cas de violence à l’égard des femmes et des filles.

    La Commission a lancé un appel à l’adoption de nouvelles lois qui interdisent le mariage précoce, qui mettent fin à la violence à l’égard des femmes et des filles et qui lèvent les obstacles juridiques à l’accès des femmes et des filles aux services de soins de la sexualité et de la procréation.

    Un progrès juridique signifie aussi qu’il faut s’assurer que jamais, et nulle part, une femme séropositive ne soit contrainte à se faire stériliser ni à se faire avorter.

    Parlez-nous : que pouvons-nous faire de plus pour mettre fin au VIH?


A propos des auteurs

Emilie Pradichit est consultante au Bureau des politiques de développement (BDP) du PNUD à New York. Le Dr Mandip Dhaliwal est conseiller politique dans le domaine de la lutte contre le VIH au PNUD.

Notre travail : VIH/SIDA
ODM 6: Combattre le VIH/SIDA
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Les nouvelles infections au VIH sont en baisse dans les régions les plus touchées.

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