• Les acquis des femmes à Rio+20 : obtenir l’avenir que nous voulons en assurant l’égalité

    23 juil. 2012

    Quatre femmes au Soudan du Sud
    Le programme de développement mondial connaît de grandes mutations : comment veiller à ce que les questions de genre soient alors dûment examinées dans ce processus? ©PNUD au Soudan du Sud

    L’agenda mondial du développement est en train de subir des changements radicaux. Comment donc s’assurer que les questions d’égalité des sexes soient adéquatement prises en compte dans cette situation en évolution?

    Rio+20 a réaffirmé les objectifs en vue d’un monde viable sur le plan économique, social et environnemental. Les représentants de plus de 100 gouvernements ont volontairement pris plus de 690 engagements, notamment cinq qui concernent spécifiquement l’égalité des sexes. Mais des questions d’importance critique demeurent : Rio+20 a-t-il véritablement représenté tous les citoyens du monde? Va-t-il contribuer à améliorer la condition de la femme dans le monde?

    Le document final de la conférence mentionne l’égalité des sexes dans 44 paragraphes. Les dirigeants du monde ont affirmé que l’égalité des sexes et la participation des femmes “revêtent une grande importance pour mener une action efficace dans tous les domaines du développement durable”. Le document final encourage donateurs et organisations non gouvernementales à tenir pleinement compte des engagements pris et des questions concernant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les programmes et politiques de développement. Le document recommande “de mettre en œuvre de manière intégrale et effective le Programme d’action de Beijing (et) le Programme d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement”.

    Beaucoup ont critiqué le document final de Rio+20, le trouvant peu ambitieux s’agissant de l’égalité des sexes. Les organisations féminines ont fait connaître leur déception quant à la position prise par le document sur les droits des femmes en matière de procréation. Des termes comme “reconnaître” ou “prendre note” ont été utilisés au lieu de “engagements” ou “décisions”. Les donateurs ont été “invités” à prendre position au sujet des questions concernant l’égalité des sexes, non pas “priés instamment”. Compte tenu des inégalités et de la discrimination qui demeurent partout dans le monde, n’y avait-il pas là à l’évidence une urgence?

    Alors que le PNUD se prépare à célébrer l’historique anniversaire de la Conférence internationale sur la population et le développement, du Programme d’action de Beijing, du Sommet du Millénaire et que nous planifions le programme de développement post-2015, nous continuerons à collaborer étroitement avec les gouvernements et les autres partenaires afin d’honorer les engagements pris concernant l’égalité des sexes. Collectivement, nous avons les moyens de passer de la rhétorique à la réalité et de voir un progrès mesurable vers l’avenir que nous voulons en faisant en sorte que les femmes et les hommes, les garçons et les filles puissent pleinement s’épanouir.

    Donnez-nous votre opinion : Pourquoi l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes sont-elles essentielles pour réaliser les objectifs de développement?


A propos des auteurs
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Winnie Karagwa Byanyima est la directrice de l'équipe Genre du PNUD et un ardent défenseur des droits des femmes en Afrique, où elle a servi d'intermédiaire entre la société civile, les acteurs bilatéraux et multilatéraux.

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Blerta Cela travaille en tant que spécialiste de la politique et gestionnaire du Fonds d'affectation spéciale pour l'égalité des sexes du PNUD.

L'action du PNUD pour l'autonomisation des femmes