• Réaffirmons notre engagement en faveur du développement durable en Afghanistan

    10 juil. 2012

    Une femme enseigne dans une classe en Afghanistan
    Aujourd'hui, plus de 20% des fonctionnaires en Afghanistan sont des femmes, et les filles représentent 34% des sept millions d'enfants scolarisés. ©PNUD

    La communauté internationale et le gouvernement afghan ont convenu d’un engagement accru en Afghanistan. C’est l’un des résultats essentiels d’une conférence à laquelle j’ai participé et qui s’est tenue à Tokyo, le 8 juillet dernier, en présence de représentants de la société civile et d’organisations internationales de plus de 70 pays.

    Les participants ont décidé de renouveler et de contrôler le respect de leurs engagements mutuels en faveur du développement social et économique de l’Afghanistan sur le long terme, les uns, en promettant une aide de 16 milliards de dollars EU d’ici 2015 et le gouvernement afghan, en s’engageant à lutter avec détermination contre la corruption.

    Ces engagements marquent un tournant essentiel alors que l’Afghanistan poursuit ses efforts pour reprendre son avenir en main, sur le plan notamment de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

    Des avancées considérables ont déjà été accomplies : jusqu’à récemment, les filles n’étaient pas scolarisées, peu de garçons dépassaient la troisième année de primaire, et le revenu par habitant arrivait tout en bas de l’échelle internationale. Mais au cours des dix dernières années, les prévisions du nombre d'années de scolarité par enfant a été multiplié par quatre et le revenu par habitant a triplé.

    La condition des femmes s’est également améliorée. Aujourd’hui, elles représentent plus de 20 pour cent des fonctionnaires et les filles, 34 pour cent des sept millions d’enfants scolarisés. Entre 2000 et 2011, le taux de fécondité des adolescentes a diminué de 40 pour cent, et le taux de mortalité infantile a connu une baisse de 20 pour cent.

    Pourtant, ces progrès sont fragiles et il reste d’énormes défis à surmonter. La durée de vie moyenne des femmes est de 44 ans seulement et seules 15 pour cent d’entre elles savent lire et écrire. Le taux de femmes de 25 ans et plus ayant suivi un enseignement secondaire n’atteint que 5,8 pour cent, contre 33 pour cent chez les hommes. Les violences à leur encontre demeurent en outre largement répandues : près de 87 pour cent d’entre elles sont victimes d’au moins une forme de violence au cours de leur vie.

    Parmi les domaines d’action du Programme des Nations Unies pour le développement, plusieurs jouent un rôle fondamental pour le développement et la stabilité à long terme du pays. En collaboration avec le Ministère de l'intérieur, le PNUD a soutenu la gouvernance à l’échelon régional et renforcé les forces de police aux niveaux national et communautaire, en recrutant et formant 1 300 fonctionnaires de police de sexe féminin. Ses efforts ont aussi permis aux femmes d’obtenir 28 pour cent des sièges au Parlement, soit plus que la moyenne mondiale, qui s’élève à 20 pour cent. Depuis 2002, il a contribué, en finançant 3,8 millions de journées de travail, à la réalisation de 2 300 projets d’infrastructure rurale qui ont bénéficié à plus de 14 millions d’Afghans.

    À long terme, le PNUD et les organisations des Nations Unies poursuivront les efforts entamés depuis plusieurs décennies, aux côtés de la population afghane et malgré les conditions de sécurité extrêmement difficiles, afin de permettre aux Afghans d’assurer eux-mêmes leur sécurité et leur développement.

    Parlez-nous : De quelle manière le gouvernement afghan, la communauté internationale et les Nations Unies peuvent-ils améliorer les conditions de vie des Afghans ?

    Rebeca Grynspan


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(en anglais)