• Cap sur Rio+20 : autonomie, responsabilité et État de droit | Magdy Martinez-Soliman

    07 mai 2012

    4 etudiants a l'Universite de Juba, Soudan du Sud
    Au Soudan du Sud, le PNUD soutient l'education et la recherche pour poser des fondations solides a une societe unie, en paix et prospere. Photo: UNDP

    Le développement durable passe par une intégration accrue des populations les plus pauvres pour leur permettre de devenir des citoyens autonomes et informés. Il implique également que les gouvernements puissent être tenus responsables de leurs décisions.

    Les trois axes du développement durable que sont l’autonomie, la responsabilité et l’État de droit doivent aller de pair avec des droits civils et politiques.
     
    De notre point de vue, le développement durable doit conduire au développement humain et à la gouvernance démocratique.

    Il revêt une importance essentielle, dans la mesure où ce sont les populations les plus pauvres, celles qui dépendent le plus étroitement des ressources naturelles pour leur subsistance et leur bien-être, qui subiront de plein fouet les conséquences des pratiques non durables.

    Le développement durable implique avant tout de savoir si les personnes sont en mesure de connaître leurs droits et de les revendiquer, de faire entendre leurs préoccupations et d’influer sur leur avenir. Il suppose également d’évaluer la responsabilité des décideurs en matière de politiques qui ont un impact sur les communautés, leur environnement et leurs moyens d’existence.
     
    Les politiques de développement reposant sur ces trois éléments gagnants peuvent permettre de préserver les ressources communes de l’humanité en combinant développement social, croissance économique et durabilité environnementale. La gouvernance constitue, quant à elle, le ciment qui lie ces trois composantes au niveau des politiques et des pratiques.

    Les législations et les réformes réglementaires doivent permettre de rétablir l’équilibre entre efficacité économique, justice sociale et durabilité environnementale. Cela implique d’évaluer les cadres juridiques et réglementaires sous l’angle de la durabilité environnementale et des politiques favorables aux plus pauvres.

    Leur importance s’avère cependant limitée si les institutions (formelles ou informelles) ne sont pas en mesure d’appliquer la loi, tant au niveau local que national. Les populations doivent être informées et disposer des moyens légaux ainsi que d’un accès effectif aux procédures et aux voies de recours nécessaires à la reconnaissance de leurs droits et des avantages qui s'y rattachent.

    La Conférence Rio +20 offre une occasion sans précédent de reconnaître l’importance des problématiques liées à l’État de droit pour parvenir à un développement humain durable. Dans l’avenir que nous souhaitons, une croissance verte inclusive, fondée sur les aspirations des populations, la responsabilité et l’État de droit, joue un rôle de tout premier plan.

    Parlez-nous : Quelles mesures mettre en œuvre pour renforcer l’État de droit et l’autonomie juridique dans le cadre du développement durable ?