Haïti: La clé du relèvement

25 avr. 2012

Trois hommes pendant le processus de reconstruction La capacite de Haiti a gere correctement les gens et les ressources, a etablir et a soutenir les normes et a superviser les progres, est fondamental a son developpement. Photo: PNUD

La situation à Port-au-Prince est très différente aujourd'hui. Les progrès tangibles qui ont été accomplis témoignent de l'attachement que les Haïtiens vouent à la reconstruction de leur pays. Ces progrès sont aussi révélateurs du soutien sans précédent de la communauté internationale.

L'effort humanitaire arrivant à son terme, il est important de réaliser qu'Haïti fera toujours face à des situations humanitaires, mais celles-ci devront être intégrées dans des stratégies de relèvement et de développement à moyen et à long terme.  

La communauté internationale ne peut pas abandonner Haïti et doit renforcer et accroître son soutien.  En particulier, il faut veiller à ce que les Haïtiens soient bien placés au cœur du processus de reconstruction.  Pour leur part, les Haïtiens, et notamment les élites économiques et politiques, doivent raviver ce sens de l'unité et de solidarité qui nous a tellement impressionné après le tremblement de terre.  Il est nécessaire de statuer d'urgence sur des plans d'action réalistes, qui se fondent sur les ressources effectivement disponibles.  Pour pouvoir progresser, il est essentiel que des accords sur la division du travail et sur les questions de leadership soient conclus entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre les ministères.

Améliorer la qualité de l'aide implique par ailleurs de concentrer les efforts et les investissements sur la construction d'institutions haïtiennes durables.  La capacité d'Haïti à bien gérer les hommes et les ressources, à établir et à mettre en œuvre des normes, à suivre et à signaler les progrès, est indispensable à son développement.

L'État et la communauté internationale doivent faire oublier les années durant lesquelles l'accompagnement, la mise en place de systèmes, la formation et le transfert d'outils aux Haïtiens ont été négligés.  De tels investissements sont difficiles à proposer aux donateurs, qui n’en tirent pas de gains immédiats.  D'un autre côté, leurs homologues haïtiens privilégient aussi les équipements et les matériaux plutôt que d'entreprendre l’exercice difficile de repenser en interne, sur le moyen et le long terme, la façon dont fonctionne un ministère.  Le renouvellement fréquent des dirigeants ajoute à ce déséquilibre, en orientant la structure d'incitation vers des résultats concrets à court terme.

Pour investir dans le renforcement des capacités, il est nécessaire de mettre sur pied un dispositif visant à compléter les salaires des fonctionnaires dans les ministères, à mettre en œuvre des réformes de la fonction publique, à créer des unités d'étude et de programmation au sein de chaque ministère et à s'assurer que tous les projets ont une base suffisamment solide pour accompagner, encadrer et former les agents publics. Les donateurs seront ainsi incités à apporter des ressources supplémentaires par le biais des circuits gouvernementaux et à éviter les canaux parallèles comme les grandes ONG.  Pour assurer la coordination de l’aide nécessaire, il faut également que l'homologue gouvernemental soit suffisamment puissant pour pouvoir organiser et mener le processus de développement.

Ce n'est qu'en axant son action sur les défis à long terme qu'Haïti continuera d’avancer.

Parlez-nous:  Quelle est la meilleure façon d'investir dans l'avenir d'Haïti?

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