• Passer au vert ne suffit pas | Olav Kjørven

    27 mars 2012

    une femme avec un chapeau dans un champs
    Seule une approche globale peut déboucher sur un développement durable. Photo: Photo ONU/Martine Perret

    L’eau salubre devient de plus en plus rare. Environ 30 pour cent des pêcheries du globe ont disparu et la désertification menace à présent les moyens de subsistance d’un tiers de la population mondiale.

    Des régions entières de notre planète sont en danger. Pour trouver une solution globale, il ne suffit pas de "passer au vert".

    Pour protéger notre habitat, nous devons rendre les populations plus autonomes. Le Printemps arabe et le mouvement Occupy sont des appels sans équivoques à l’égalité. Nous devons les écouter.

    Ce n’est qu’en œuvrant pour assurer aux prochaines générations des emplois, des services de base et des opportunités, ainsi qu’un environnement protégé, que nous pourrons nous assurer un avenir durable.

    Rio+20 présente une opportunité de résoudre ces questions de façon globale.

    En supprimant ses subsides pour les carburants fossiles, le Nigéria a adopté une mesure utile pour l’environnement et l’économie, mais a pourtant suscité des émeutes. La protection sociale était le chaînon manquant.

    La leçon à en tirer est claire : seule une approche globale, comprenant des mesures tant environnementales qu’économiques et sociales, peut déboucher sur un développement durable.

    Mais comment s’y prendre ?

    Pour commencer, il faut s’engager pour que les communautés pauvres aient davantage accès à l’énergie, pour appuyer le développement d’une énergie propre et renouvelable, et pour améliorer l’efficacité énergétique. Les bénéfices sont nombreux : cela permettra de garder les enfants à l’école, de faciliter l’accès aux services de santé, de libérer les femmes du fardeau que représentent des tâches domestiques longues et pénibles et de protéger notre climat.

    Nous devons nous concentrer sur la gouvernance, en investissant dans les politiques et institutions nationales pour mieux servir les populations, attirer les investissements et encourager un développement écologique.

    Nous devons réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) tout en pensant déjà aux Objectifs pour un développement durable après 2015. Le processus de transition doit être fondé sur les résultats, bons ou mauvais, obtenus avec les OMD.

    Comme l’a dit Helen Clark, Administrateur du PNUD, « ce que nous devons garder à l’esprit, c’est surtout l’importance des processus décisionnels intégrés. » Nous devons relier tous les points entre eux pour obtenir l’avenir que nous voulons.

    Donnez-nous votre avis: Comment pouvons-nous construire un avenir durable pour tous ?


A propos de l'auteur
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M. Olav Kjørven est directeur du Bureau des politiques de développement et Administrateur assistant du PNUD