• Investir dans la prévention des catastrophes sauve des vies

    13 oct. 2011

    Des bénévoles locaux participent à un exercice de formation à la gestion de crises appuyé par le PNUD. Photo: PNUD Mozambique
    Des bénévoles locaux participent à un exercice de formation à la gestion de crises appuyé par le PNUD. Photo: PNUD Mozambique

    Journée internationale de la prévention des catastrophes, 13 octobre

    Le XXIe siècle a été marqué par l'impact grandissant des catastrophes naturelles et par les énormes pertes en vies humaines et destructions des moyens de subsistance et communautés qu'elles ont entraînées. En 2010, elles ont causé la mort de près de 400 000 personnes et en ont affecté plus de 200 millions dans le monde. Les dégâts économiques sont estimés à 110 milliards de dollars EU. Ces catastrophes sapent gravement, quand elles n’inversent pas, les progrès réalisés en direction des objectifs du Millénaire pour le développement.

    Le message est clair : investir dans la prévention des catastrophes naturelles sauve des vies et préserve les gains durement acquis en matière de développement.

    Ces dix dernières années, aux côtés des pouvoirs publics nationaux de plus de cinquante pays présentant un risque élevé de catastrophes naturelles, le PNUD a travaillé à renforcer les structures et institutions de gouvernance afin d’assurer une meilleure prévention, atténuation et gestion des risques de catastrophes ainsi qu’une réaction plus efficace à celles-ci.

    Avec l'appui de la communauté internationale, les pouvoirs publics doivent intégrer au développement le renforcement continu de la résilience, afin de s’attaquer à la réduction des risques de catastrophes naturelles. Des pays comme le Bangladesh et le Mozambique ont réussi à réduire de façon impressionnante la mortalité liée aux catastrophes naturelles, mais cela leur a demandé au moins une décennie d'efforts soutenus. Ces deux pays ont intégré leurs efforts de réduction du risque de catastrophes dans leur planification générale du développement, et ont impliqué un large éventail de partenaires afin d’aborder le risque de catastrophes d’une manière exhaustive. Le Mozambique est devenu un leader régional de la préparation aux catastrophes naturelles.

    En septembre 2009, grâce au soutien apporté par le PNUD à travers des systèmes d'alerte précoce améliorés, l'Indonésie a pu déclencher une alerte dans les cinq minutes qui ont suivi la détection d'un tremblement de terre majeur, et permis ainsi l'évacuation des habitants vers des sites désignés comme sûrs. Actuellement, 18 autres pays et communautés côtières de l'océan Indien mettent en place une procédure opérationnelle standard d'alerte précoce pour la région.

    Dans la Corne de l'Afrique, en plus des initiatives urgentes et immédiates de sauvetage des vies faisant suite à la sécheresse et aux crises alimentaires, le PNUD aide à améliorer au niveau local et national, la capacité technique d'atténuation de la sécheresse et d'adaptation à celle-ci à long terme. Nous portons également une attention particulière à des profils de risque bien connu. Ainsi, le Programme mondial d'identification des risques (GRIP), hébergé par le PNUD, aide les pays à haut risque à organiser l'information sur les risques au niveau national et local, et à assurer son intégration dans la planification du développement et de la préparation à une réaction d’urgence.

    Nous savons que l'insécurité alimentaire est très élevée dans la Corne de l'Afrique, où les difficultés d’accès à la nourriture sont exacerbées par des sécheresses récurrentes. Nous devons rendre l'information sur les risques facilement accessibles et veiller à ce qu’un financement soit disponible pour les atténuer. Plus important encore, il nous faut agir à partir de l’information que nous recueillons et analysons, afin d’éviter que des dangers naturels ne tournent en catastrophes ou, comme dans le cas de la Corne de l’Afrique, que des sécheresses ne deviennent des famines.

    Dites-nous : quels autres efforts peut-on déployer pour obtenir un engagement soutenu et renforcer la résilience ?

    Marta Ruedas
    Administratrice assistante et directrice adjointe, Bureau de la prévention des crises et du relèvement