Objectifs du Millénaire pour le développement: les raisons d’un succès

23 août 2011

Pêcheurs ramenant leur prise dans le Sud-Est du Vietnam. Pêcheurs ramenant leur prise dans le Sud-Est du Vietnam. Photo: Tran Vinh Nghia/PNUD

Plus que 1 520 jours pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), ces huit objectifs fixés en 2000 dans le but de créer de meilleures conditions de vie pour tous. 

Les OMD ont fait l’objet de critiques lors de leur adoption…et c’est toujours le cas. D’aucuns les accusent de manquer d’ambition, d’autres les trouvent irréalistes. Beaucoup leur reprochent de ne pas prendre convenablement en considération les termes défavorables du commerce, de l’investissement et de la dette. Et il y a encore ceux qui déplorent un trop faible intérêt accordé à l’environnement et aux questions climatiques, ou le fait qu’il s’agit d’indicateurs de pauvreté isolés les uns des autres.

Malgré toutes ces critiques – et le fait que nous ignorons encore si les buts fixés seront atteints partout dans le monde – nous pouvons, à mon avis, déjà déclarer que les OMD ont été un succès phénoménal à deux égards. Ils ont tout d’abord conduit une majorité de pays en développement à accorder une priorité accrue aux politiques centrées sur les gens : élimination de la faim, éducation pour tous, soins de santé de base, accès à l’eau potable. Les objectifs ont guidé les décisions budgétaires et l’élaboration des lois dans le monde entier. À ce titre, les OMD ont permis une importante évolution des mentalités. Croissance, investissement, route goudronnées et mégawatts sont avant tout des outils. Le fait que certains aient confondu les objectifs avec une stratégie de développement ne peut être imputé aux objectifs eux-mêmes.

En second lieu, les objectifs ont eu un impact significatif au niveau mondial. Ils ont généré un ordre du jour commun entériné par tous les pays, indépendamment de leur situation géographique, de leurs intérêts ou de leurs niveaux de revenu. En dépit des nombreux défis rencontrés lors des négociations internationales, la coopération autour d’objectifs spécifiques a permis d’accroître l’intérêt porté aux résultats et à des mesures qui fonctionnent réellement. La Conférence sur le changement climatique de Copenhague a échoué à cause des conflits d’intérêts, alors que le Sommet sur les OMD de New York, organisé neuf mois plus tard, s’est concentré sur le partage des expériences. Comment le Brésil a-t-il fait pour réduire la faim de manière aussi spectaculaire ?  Quel est le secret du Rwanda pour réduire la mortalité maternelle ? Le sommet a permis de renouveler une grande partie de la confiance placée dans les Nations Unies en tant qu’institution mondiale à même de relever les défis de la planète.

Au-delà de 2015, il est essentiel que la communauté internationale convienne d’un nouvel agenda commun de développement. Faute de quoi, il en résultera une plus grande fragmentation des efforts, moins de coopération et de plus faibles résultats. De quels objectifs avons-nous besoin ? Doivent-ils privilégier l’accès à une vie plus digne pour les pauvres et prendre en considération des problèmes tels que les discriminations ou l’environnement, en somme une sorte d’OMD 2.0 ? Devons-nous au contraire nous fixer un agenda valable pour tous, et prendre en compte des objectifs tels que la réduction de l’empreinte écologique des pays riches ou le renforcement de la protection des droits de l’homme partout dans le monde ?

Seules les Nations Unies peuvent conférer une légitimité à un ensemble d’objectifs post-2015. Nous sommes donc prêts à soutenir un processus capable de fournir au monde ce dont il aura besoin à la fin de 2015, à savoir un ensemble d’objectifs ambitieux et pertinents qui puisse inspirer les dirigeants politiques, les ONG, le secteur privé et chacun d’entre nous.

Par Olav Kjørven, Sous-Secrétaire général et directeur du Bureau des politiques de développement du PNUD

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