• Changer notre attitude vis-à-vis de l’environnement

    16 mai 2011

    Une famille de Tarialan, provinc d'Uvs en Mongolie, utilise un panneau solaire pour sa consommation d'énergie. (UN Photo/Eskinder Debebe)
    Une famille de Tarialan, provinc d'Uvs en Mongolie, utilise un panneau solaire pour sa consommation d'énergie. (UN Photo/Eskinder Debebe)

    Les modèles classiques de développement ont fait subir d’énormes dégâts à notre planète, et continuent de le faire.

    Des sols productifs sont victimes d’érosion et de dégradation ; l’approvisionnement en eau se fait de plus en plus rare, et l’eau est de plus en plus contaminée ; le changement climatique est une réalité présente et demande une intervention urgente.

    On ne peut plus continuer comme si de rien n’était. Il faut des solutions transformatrices pour nous mettre sur une voie viable à terme, et cela signifie que pour y arriver il faudra un renversement complet des vieux modèles de développement.

    Pour commencer, le temps n’est plus où le défrichage des grandes forêts du monde était synonyme de développement.

    Près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont le résultat pur et simple de la dégradation des forêts tropicales et du déboisement.  Des gouvernements clairvoyants, notamment les autorités indonésiennes et norvégiennes, s’efforcent d’aborder le changement climatique en appliquant le REDD+, le programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées au déboisement et à la dégradation des forêts – qui allie les acquis du développement à la préservation des forêts.

    Mais les gouvernements tous seuls ne peuvent pas produire les résultats voulus. Pour que les résultats profitent à tous, ils doivent se traduire en bénéfices pour la collectivité locale, et le secteur privé doit également participer.

    Au Brésil, par exemple, l’industrie du soja  a accepté ne pas acheter des fèves de soja produites sur des terres de forêts ombrophiles qui ont été déboisées après 2005. Un engagement similaire des industries, y compris en matière d’innovation, peut changer le cours des choses.

    À mesure que la croissance inclusive et à faible intensité de carbone profitera à l’activité économique, « continuer à agir comme si de rien n’était » ne sera plus rentable.

    Et surtout, il faudra, pour fournir des solutions transformatrices à notre planète, que toutes les parties prenantes fassent preuve de clairvoyance et d’un véritable engagement, ainsi que d’une confiance réelle en notre pouvoir de transformer les niveaux de vie tout en rendant viable notre environnement.

    L’année prochaine aura lieu au Brésil le Sommet Rio+20 qui réunira la communauté internationale, tout comme le Sommet Planète Terre en 1992, afin d’examiner l’avenir du développement et les problèmes posés par l’environnement.

    Prenez contact avec nous : Selon vous, quelles devraient être les priorités du monde, notamment du secteur privé, pour assurer un modèle de développement plus viable à terme ?