Notre perspective

      • Après la conférence de l'ONU sur les armes légères, quelles stratégies pour réduire la pauvreté ?

        10 sept. 2012

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        Un enfant montre des balles tombées au sol à Rounyn, au Darfour-Nord. (Photo: la MINUAD / Albert Gonzalez Farran)

        Pas besoin de chercher bien loin pour constater l'impact de la violence armée. Il suffit de suivre l'actualité. Il y a deux semaines, l'Empire State Building de New York a été le théâtre d'une fusillade entre la police et un individu armé qu'elle tentait d'arrêter. Deux personnes ont été tuées et neuf blessées. L'année dernière, plus de 12 000 meurtres liés au trafic de drogue ont été commis au Mexique. On constate en moyenne, une mort par balle toutes les minutes dans le monde, tandis que 1,5 milliard de personnes vivent dans des pays en conflit ou à forte criminalité. Ces pays ne sont pas les seuls concernés : la mortalité liée à l'usage criminel d'armes à feu est également en hausse dans des pays réputés « paisibles ». La violence armée déstabilise les gouvernements légitimes et exacerbe la pauvreté. Pour le PNUD, c'est une problématique qui touche au développement. À l'occasion de la Conférence internationale sur la restriction du commerce illicite d'armes légères, qui a pris fin ce vendredi 7 septembre à New York, les États participants ont examiné la mise en œuvre du Programme d'action relatif aux armes légères, un engagement politique des États membres de l'ONU. Le MexiqueVoir

      • Rwanda : prévenir les catastrophes est essentiel pour le développement

        28 août 2012

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        La réalisation d’une réduction durable des risques de catastrophe implique la prise en compte d’une gamme d’opportunités élargie.

        Partout dans le monde, le nombre de catastrophes ainsi que la gravité de leurs conséquences sur le plan économique et humain sont en constante augmentation.  En 2011, les catastrophes naturelles ont tué plus de 30 000 personnes et touché de plein fouet 244 millions d’individus. Cette même année, les pertes économiques résultant de ces événements ont représenté 366 milliards de dollars, un chiffre record jamais égalé auparavant. Il n’est donc pas surprenant de constater que la vaste majorité des personnes touchées par ces événements vit dans les pays en développement, où les pauvres sont davantage exposés aux risques des aléas naturels. Cela est particulièrement vrai pour les populations les plus marginalisés, notamment les femmes et les filles. Le Rwanda ne fait pas exception à la règle. Cette année, les pluies torrentielles ont entraîné des inondations et des glissements de terrain sans précédent, tuant 32 personnes et détruisant plus de 1 400 habitations et quelque 2 222 hectares de terre.  L’étendue des dégâts a souligné les liens entre changement climatique, utilisation des sols et surpopulation, qui constituent autant de sérieux défis au développement pour le Rwanda. Le PNUD continue à soutenir le pays, dans le cadre de son programme de développement post-2015 pour la réduction des risques de catastrophe. Premièrement, le PNUD aideVoir

      • Améliorer le développement humain des peuples indigènes : le modèle du Chiapas

        22 août 2012

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        Les populations indigènes du Chiapas, un des Etats les plus pauvres du Mexique, ont constaté des améliorations dans le développement humain après l'adoption depolitiques sociales axées sur les OMD. (© PNUD Mexique)

        À bien des égards, l'histoire n'a pas été tendre avec l'État du Chiapas, dans le sud-ouest du Mexique, où vit plus la forte population indigène du pays. La pauvreté y est chronique et l'État accuse du retard par rapport à la plupart des indicateurs socio-économiques. Toutefois, le Chiapas a récemment montré la voie en se fixant un agenda pour améliorer la vie de ses habitants. En 2009, il a adopté l'Agenda Chiapas-ONU et amendé sa constitution, qui est devenue la première au monde à prescrire une politique sociale guidée par les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Depuis, la lutte contre la pauvreté et ses origines y est devenue une priorité et l’on privilégie les initiatives visant à améliorer la santé, l'éducation et la durabilité environnementale et à combattre la faim extrême. Suite à cet amendement constitutionnel, les dépenses publiques du gouvernement fédéral, des États et des collectivités locales ont été alignées sur les OMD, avec à la clé des résultats spectaculaires en un temps record. Le Chiapas a enregistré des progrès dans le domaine de l'éducation, comme en témoignent ses taux d'alphabétisation et de scolarisation de 2008 à 2010. Pendant la même période, l'État a également réalisé les avancéesVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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