Notre perspective

      • Protégeons le thon | Chérie Hart

        23 juil. 2014

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        Je ne regarderai plus jamais un sandwich au thon de la même façon. Notre projet de film l'an dernier, en partenariat avec Discovery Channel en Asie, m’a ouvert les yeux. Je ne savais pas, par exemple, que la moitié du thon dans le monde provient du Pacifique, et que la pêche dans cette partie du monde a plus que doublé dans les dix dernières années. Je ne savais pas qu'il y avait tant d’espèces de thon : le thon à nageoires jaunes, le thon obèse, à gros œil, l’albacore et le listao. Pour moi, le thon était du thon en boîte, soit en saumure ou à l'huile. J'ai aussi appris que l'industrie du thon est vitale, et détermine le mode de vie de la plupart des habitants des îles du Pacifique. Environ 80 pour cent des exportations et cinq pour cent des emplois rémunérés pour la moitié des insulaires proviennent de la pêche. L'industrie du thon utilise de nouvelles technologies innovantes pour augmenter la production. Divers « dispositifs de concentration » attirent les poissons en grandes quantités. Que ce soit au Pacifique ou ailleurs, agences nationales, internationales, et gouvernements travaillent de concert pour améliorer la technologie et les moyens de monitorer la pêche. Le  Voir

      • Tenir les promesses de Pékin, 20 ans après

        21 juil. 2014

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        ONU Femmes lance la campagne 'Beijing +20' pour encourager le dialogue et la prise d'action en faveur de l'émancipation et de la défense des droits des femmes. ©ONU Femmes/Ryan Brown

        20 ans après la Quatrième conférence mondiale sur les femmes à Pékin, ONU Femmes lance une nouvelle campagne qui, sur une période de 12 mois, vise à commémorer cet anniversaire et la naissance du slogan « les droits des femmes sont des droits humains. » En 1995, encore étudiante, j’ai eu la chance de participer au forum des ONG dans le cadre de cette conférence historique, en tant que membre bénévole de l’Organisation des femmes pour l’environnement et le développement. L’engagement et le travail infatigable de tant de femmes dans le monde ont donné naissance, à l’issue de la conférence, à la Déclaration et au Programme d'action de Pékin. Composés de 12 axes principaux définis par une majorité de femmes, ils constituent la déclaration des droits de la femme la plus complète à ce jour.  Ajourd'hui, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’éducation, des droits ou du travail, beaucoup de choses ont changé pour les femmes et les jeunes filles. Mais les célébrations de Pékin dissimulent cependant quelques promesses déçues.  • Les parlements ne comptent toujours qu’1 femme pour 4 hommes parmi leurs représentants.  • 35 pour cent des femmes à travers le monde ont été victimes de violences  Voir

      • Mettre l’innovation au service du développement

        15 juil. 2014

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        Le conseil des éleveurs de bovins au Kazakhstan utilise les nouvelles technologies pour relancer la gestion nomade traditionnelle des pâturages. ©PNUD Kazakhstan

        Le 19 juin dernier, au Sénat américain, le Bureau de représentation du PNUD à Washington a pris part au Salon de l’innovation organisé par la Fondation des Nations Unies. L’évènement, qui a rencontré un franc succès, s’inscrit dans le contexte d’un monde en évolution rapide où les organisations chargées de promouvoir le développement doivent faire preuve d’innovation pour répondre aux attentes de leurs partenaires. Ces derniers sont présents sur plusieurs fronts. L’USAID gère un laboratoire mondial pour le développement et l’UNICEF collabore avec des start-ups de la Silicon Valley. Récemment, le Conseil américain pour le développement mondial a proposé l’allocation de nouveaux fonds en faveur de l’action sociale et des modèles de paiement contre remboursement.  Fort d’une longue tradition de concepts novateurs telles que l’Indice de développement humain, le PNUD continue de promouvoir l’innovation technique, sociale et managériale par le biais de ses programmes et de ses opérations. En Sierra Leone, au Yémen et en République démocratique du Congo, nous avons a mis en place un système d’inscription biométrique sur les listes électorales et installé des lecteurs d’empreintes digitales ainsi que des systèmes de reconnaissance oculaire pour assurer la tenue d’élections équitables dans ces pays.  Grâce à la messagerie mobile, les  Voir

      • La paix, enjeu majeur du développement durable

        11 juil. 2014

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        Une femme accueille les membres du Cadre d'appui technique pour la paix, la sécurité et la coopération, dans le camp de réfugiés de Mugunga près de Goma, en République démocratique du Congo. ©Sylvain Liechti/ONU

        L’Indice de paix mondial (GPI) est paru la semaine dernière. Il révèle que la sécurité diminue de façon significative chaque année depuis 2008 et que l’impact de la violence dans le monde s’élève à 9,8 mille milliards de dollars  (soit 11,3 % du PIB mondial). Malgré des progrès considérables effectués par de nombreux pays en développement au cours des dix dernières années dans le domaine de la réduction de la pauvreté, ces chiffres sont lourds de sens. Et ils nous rappellent à quel point la paix, la stabilité et la prévention des conflits sont liés aux enjeux du développement durable. Il est bien plus dur de combattre les inégalités et de répondre au besoin des populations en difficulté dans un monde où la paix est en retrait. Les pays les plus fréquemment victimes de violences sont aussi ceux dont les taux de pauvreté sont les plus élevés. Les habitants de pays instables et en situation de conflit sont deux fois plus susceptibles d’être touchés par la sous-nutrition que ceux des autres pays en développement. Leurs enfants ont trois fois moins de chance d’aller à l’école et le risque de mortalité infantile avant l’âge de cinq ans est deux fois plus élevé.  Voir

      • Promouvoir le rôle des femmes dans l'édification de la paix

        08 juil. 2014

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        Les femmes et les filles sont affectées de façon particulière par les conflits armés et les catastrophes. ©PNUD RDC/Benoît Almeras-Martino

        « De nos jours, il est plus dangereux d’être une femme qu’un soldat en intervention. » Ces mots ne sont pas ceux d’une victime de conflits, mais ceux du Général de Division Patrick Cammaert, ancien commandant de division de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MINUSCO). Aujourd’hui, près de 90 % des victimes de conflits sont des civils, et les femmes constituent la catégorie la plus fragile. Victimes et témoins des conflits, elles sont pourtant mises à l’écart des processus de paix et de sécurité. Tout comme la question des armes, celle de l'argent ou du pouvoir, la thématique des dialogues de paix est en effet admise comme étant l'apanage des hommes. On ignore trop souvent les connaissances des femmes dans ce domaine ainsi que leur potentiel à agir pour la paix. Pourtant, qu’elles soient survivantes ou témoins de violences, médiatrices ou gardiennes des mœurs ou qu’elles subviennent aux besoins de leur communauté, les femmes ont toutes un rôle majeur à jouer pour rompre le cycle vicieux du conflit. Elles bénéficient d'un recul plus important et peuvent apporter des solutions innovantes afin de mener les conflits à terme. Aux Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),  Voir

      • L’égalité des sexes est-elle une condition du développement durable ?

        30 juin 2014

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        De jeunes mères obtiennent un enseignement sur les soins de santé dans une clinique parrainée par le PNUD, à Hakha, dans l'État de Chin, au Myanmar. ©TOM CHEATHAM/PNUD

        Chaque fois que nous développons une nouvelle stratégie de développement, nous nous trouvons inévitablement confrontés à la même question : par quel angle devons-nous envisager l’égalité des sexes afin de « libérer le potentiel des femmes en tant que moteurs du développement durable » ? À l’aube de la mise en place du nouvel agenda pour le développement post-2015, l'histoire rappelle qu’il est nécessaire d’établir à la fois des objectifs précis et des politiques de genre prenant en compte la totalité de la population en termes d'éducation, de politiques économiques, d'accès à la propriété terrestre, à l'énergie, à la politique, à la santé, etc. Pour mieux comprendre ces enjeux, penchons-nous sur les résultats des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) en matière d’égalité des sexes. À ce jour : • malgré les progrès effectués dans l'enseignement primaire, seuls 2 pays sur 130 ont atteint cet objectif dans l’ensemble des niveaux d'enseignement. • À l’échelle mondiale, 40 % des emplois salariés dans les secteurs autres que le secteur agricole sont occupés par des femmes. • Les espaces publics sont plus accessibles, mais au 31 janvier 2013, le nombre de parlementaires femmes dans le monde dépassait à peine les 20 %. Les  Voir

      • Consommation et bien-être : avons-nous bien compris le problème ?

        27 juin 2014

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        Le boom de la consommation s’effectue dans les couches supérieures de la société latino-américaine. Photo : Mauricio Martínez @ PNUD Salvador

        Le philosophe slovène Slovo Zizek évoque souvent une blague bien connue dans l’Europe de l‘est des années 60. Un homme rentre dans un supermarché et interpelle le gérant. « J’imagine que vous n’avez pas de savon ? » Ce dernier lui répond : « Non monsieur, nous n’avons pas de papier toilette. Le magasin qui n’a pas de savon se trouve plus loin dans la rue. » Une frustration similaire se retrouve dans nos conversations sur le progrès et le développement en Amérique latine: nous avons l’impression d’être une  société incomplète, où ‘il manque quelque chose’. Nous avons besoin de données plus exhaustives pour mieux visualiser les modèles de consommation non viables, et mieux définir et étudier les différentes formes de la pauvreté. Il y a quelques semaines, la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes, publiait de nouvelles données sur la consommation, les dépenses et les prêts bancaires. Les premières conclusions sont les suivantes. Le boom de la consommation s’effectue au niveau des échelons supérieurs de la société latino-américaine. Les 20 % les plus riches représentent approximativement 50 % de l’ensemble des dépenses des ménages contre 7 % pour les 20 % les plus pauvres. Les résultats montrent également une transition dans la nature des dépenses. Les ménages qui  Voir

      • Mesurer le progrès humain au 21ème siècle

        17 juin 2014

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        Les travailleurs de la décharge Santo Nino à Tacloban, aux Philippines, six mois après le passage du typhon Haiyan. ©Lesley WRIGHT/PNUD PHILIPPINES

        De tous les instruments statistiques, le Produit intérieur brut (PIB) est sans aucun doute celui qui a le plus influencé le monde moderne. L’année 2014 marque son 80ème anniversaire. Développé dans le but de mieux comprendre l’économie américaine pendant la Grande dépression, le PIB représente, comme tous les économistes le savent, la totalité de l’activité économique. Simon Kuznets, l’économiste Russo-américain à l’origine de sa création, a rappelé que « le bien-être d'une nation peut difficilement se mesurer par le niveau du revenu national » lors du congrès américain de 1934. Malgré sa mise en garde, de nombreux pays, y compris les États-Unis, ont depuis érigé la course à la croissance économique comme mot d’ordre de leur politique nationale. Quatre-vingt ans plus tard ans plus tard, des voix se lèvent contre l’ordre établi et exigent de meilleures méthodes pour redéfinir l’idée-même du progrès et les décisions politiques qui en découlent. Ces voix, toujours plus nombreuses et influentes, affirment que les mesures actuelles affectent nos comportements et que notre approche doit se baser avant tout sur le quotidien des personnes, en considérant la croissance économique plus comme un moyen qu’une fin en soi. Le PNUD, à travers la publication et la promotion de rapports nationaux  Voir

      • Le développement à la croisée des chemins : Réflexions émanant de la région arabe

        10 juin 2014

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        Des réfugiés syriens au camp de Zaatari, en Jordanie. ©PNUD

        Ces dernières années, les pays arabes ont connu de profondes mutations. Deux aspects revêtent une importance particulière pour la région en matière de financement du développement.  Premièrement, la région jour un rôle grandissant en tant que fournisseur d'aide publique au développement (APD). Les pays du Golfe arabe fournissent chaque année plus de 3 milliards de dollars aux pays du monde entier. À elle seule, l’Arabie saoudite fournit plus de 100 milliards de dollars à près de 90 pays depuis les années 70. Deuxièmement, lors des débats sur l’après-2015, l'accent a été mis sur la nécessité d'adapter l’aide aux moteurs de changement dans le monde, tels que la montée en puissance des pays à revenu moyen et le pouvoir grandissant des mouvements sociaux : deux questions pertinentes pour la région.   Le monde arabe enregistre des progrès très rapides en matière de santé et d'éducation, d’importants indicateurs de développement. Toutefois, des écarts sociaux et économiques croissants caractérisent ce processus. La questions de l’exclusion et celle des inégalités sociales ont nourri la vague de mouvements sociaux qui a vu le jour en 2011. Ces mouvements ont revitalisé le secteur du développement, et ont rendu nécessaire une remise en question fondamentale de nos approches. Même si, dans le  Voir

      • Les mégapoles peuvent-elles limiter les embouteillages ?

        06 juin 2014

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        Les infrastructures ne suffisent pas face à l'augmentation ahurissante du nombre de voitures dans les rues de la capitale bangladaise. ©Mohammad Asad/PNUD

        Comment les 15 millions d'habitants de la capitale bangladaise vont-ils au travail ? Lentement.  Un court trajet à Dhaka (environ 7 kilomètres) dure généralement plus d'une heure dans des bouchons interminables. Les transports sont une source de préoccupation pour tous les habitants, riches ou pauvres, qui perdent beaucoup de temps et sont au quotidien exposés à des niveaux de pollution et de stress élevés. Les embouteillages tristement célèbres de Dhaka représentent une perte de productivité de 3,86 milliards de dollars par an. Cela  représente 3,3 % du PIB de 2012 ! Au PNUD, nous sommes de fervents partisans, des inconditionnels même, des transports publics et du vélo. Au cours des dernières années, le vélo est devenu massivement populaire parmi les jeunes de la capitale! La solution nous paraissait donc évidente : installer des voies de circulation de bus et des pistes cyclables. Facile? NON, pas du tout ! Si c'était tout ce qu'il fallait faire pour venir à bout des embouteillages, cela aurait été fait depuis longtemps. Bien que  des milliards de dollars - littéralement - soient injectés dans la rénovation des infrastructures des transports, nous avions quand même l'impression d'avoir oublié quelque chose.  Notre équipe de spécialistes a découvert une  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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