Notre perspective

      • Mesurer le progrès humain au 21ème siècle

        17 juin 2014

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        Les travailleurs de la décharge Santo Nino à Tacloban, aux Philippines, six mois après le passage du typhon Haiyan. ©Lesley WRIGHT/PNUD PHILIPPINES

        De tous les instruments statistiques, le Produit intérieur brut (PIB) est sans aucun doute celui qui a le plus influencé le monde moderne. L’année 2014 marque son 80ème anniversaire. Développé dans le but de mieux comprendre l’économie américaine pendant la Grande dépression, le PIB représente, comme tous les économistes le savent, la totalité de l’activité économique. Simon Kuznets, l’économiste Russo-américain à l’origine de sa création, a rappelé que « le bien-être d'une nation peut difficilement se mesurer par le niveau du revenu national » lors du congrès américain de 1934. Malgré sa mise en garde, de nombreux pays, y compris les États-Unis, ont depuis érigé la course à la croissance économique comme mot d’ordre de leur politique nationale. Quatre-vingt ans plus tard ans plus tard, des voix se lèvent contre l’ordre établi et exigent de meilleures méthodes pour redéfinir l’idée-même du progrès et les décisions politiques qui en découlent. Ces voix, toujours plus nombreuses et influentes, affirment que les mesures actuelles affectent nos comportements et que notre approche doit se baser avant tout sur le quotidien des personnes, en considérant la croissance économique plus comme un moyen qu’une fin en soi. Le PNUD, à travers la publication et la promotion de rapports nationauxVoir

      • Le développement à la croisée des chemins : Réflexions émanant de la région arabe

        10 juin 2014

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        Des réfugiés syriens au camp de Zaatari, en Jordanie. ©PNUD

        Ces dernières années, les pays arabes ont connu de profondes mutations. Deux aspects revêtent une importance particulière pour la région en matière de financement du développement.  Premièrement, la région jour un rôle grandissant en tant que fournisseur d'aide publique au développement (APD). Les pays du Golfe arabe fournissent chaque année plus de 3 milliards de dollars aux pays du monde entier. À elle seule, l’Arabie saoudite fournit plus de 100 milliards de dollars à près de 90 pays depuis les années 70. Deuxièmement, lors des débats sur l’après-2015, l'accent a été mis sur la nécessité d'adapter l’aide aux moteurs de changement dans le monde, tels que la montée en puissance des pays à revenu moyen et le pouvoir grandissant des mouvements sociaux : deux questions pertinentes pour la région.   Le monde arabe enregistre des progrès très rapides en matière de santé et d'éducation, d’importants indicateurs de développement. Toutefois, des écarts sociaux et économiques croissants caractérisent ce processus. La questions de l’exclusion et celle des inégalités sociales ont nourri la vague de mouvements sociaux qui a vu le jour en 2011. Ces mouvements ont revitalisé le secteur du développement, et ont rendu nécessaire une remise en question fondamentale de nos approches. Même si, dans leVoir

      • Les mégapoles peuvent-elles limiter les embouteillages ?

        06 juin 2014

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        Les infrastructures ne suffisent pas face à l'augmentation ahurissante du nombre de voitures dans les rues de la capitale bangladaise. ©Mohammad Asad/PNUD

        Comment les 15 millions d'habitants de la capitale bangladaise vont-ils au travail ? Lentement.  Un court trajet à Dhaka (environ 7 kilomètres) dure généralement plus d'une heure dans des bouchons interminables. Les transports sont une source de préoccupation pour tous les habitants, riches ou pauvres, qui perdent beaucoup de temps et sont au quotidien exposés à des niveaux de pollution et de stress élevés. Les embouteillages tristement célèbres de Dhaka représentent une perte de productivité de 3,86 milliards de dollars par an. Cela  représente 3,3 % du PIB de 2012 ! Au PNUD, nous sommes de fervents partisans, des inconditionnels même, des transports publics et du vélo. Au cours des dernières années, le vélo est devenu massivement populaire parmi les jeunes de la capitale! La solution nous paraissait donc évidente : installer des voies de circulation de bus et des pistes cyclables. Facile? NON, pas du tout ! Si c'était tout ce qu'il fallait faire pour venir à bout des embouteillages, cela aurait été fait depuis longtemps. Bien que  des milliards de dollars - littéralement - soient injectés dans la rénovation des infrastructures des transports, nous avions quand même l'impression d'avoir oublié quelque chose.  Notre équipe de spécialistes a découvert uneVoir