Notre perspective

      • Tuvalu s’adapte au changement climatique

        11 sept. 2013

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        Un projet luttant contre le changement climatique à Tuvalu aide les habitants de l'île à planter des plantes résistantes à la sécheresse et à cultiver des jardins potagers. (Photo: PNUD Fidji, Bureau multi-pays)

        À chaque fois que mon vol Air Pacific approche de Tuvalu, petite nation constituée d’un atoll de 9 îles habitées, et que je regarde cette étroite bande de terre par le hublot, mon esprit remonte au temps où les premiers polynésiens embarquèrent pour un long voyage il y a plus de 2000 ans. Je ne sais pas pourquoi ils ont enduré  le long et pénible voyage sur ce vaste océan, mais je sais pourquoi ils sont restés une fois arrivés sur ces îles connues sous le nom de Tuvalu : l’eau douce.   Mais, comme le changement climatique affecte les précipitations et que l’élévation du niveau des océans augmente la salinité de la nappe phréatique, l’eau est peut-être aussi la raison pour laquelle leurs descendants quittent maintenant leurs terres ancestrales. Les habitants de Tuvalu ne peuvent plus compter sur leurs eaux souterraines et dépendent entièrement de l’eau de pluie collectée et stockée dans des citernes.  En 2011, Tuvalu a connu l’une des plus grandes sécheresses de son histoire, ce qui a plongé le pays dans un état d’urgence nationale. Alors que la moyenne globale de consommation d’eau est de 100 litres d’eau par personne et par jour, les habitants de Tuvalu, eux,Voir

      • Ni producteur, ni utilisateur : la Zambie et les munitions à fragmentation

        09 sept. 2013

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        Un survivant de deux accidents à la bombe à fragmentation en Iraq. De nombreux pays à travers le monde ont souffert de la dévastation causée par les armes à fragmentation, dont la Zambie qui essaie d'y mettre fin. (Photo: Giovanni Diffidenti)

        La Zambie connaît bien les problèmes liés aux munitions à fragmentation, des armes qui peuvent être larguées depuis les airs ou lancées du sol et libèrent des milliers d'éclats en explosant. Plus connues sous le nom de bombes à fragmentation, elles sont créées pour tuer des personnes, détruire des véhicules ou des bâtiments et se propager sur de vastes étendues. Les bombes qui n’explosent pas peuvent rester dissimulées pendant des années et constituent un grave danger pour les habitants déboisant les forêts ou travaillant dans les champs bien après que le conflit soit terminé. Une étude nationale menée en Zambie entre 2006 et 2009 révèle que des mines terrestres et des restes de munitions à fragmentation existent encore dans les régions frontalières  du pays. Ce cruel héritage de conflits voisins à la Zambie est une entrave au développement, et la coûteuse localisation et destruction de ces armes doit être assumé par un pays qui ne les a jamais produit ni utilisé. C’est une histoire ancienne et la Zambie n’est pas le seul pays concerné, de nombreuses communautés dans le monde étant les victimes de la dévastation causée par les munitions à fragmentation au fil des générations. Mais le slogan « ni producteur,Voir

      • L’emploi et la protection sociale au service d’une croissance inclusive

        30 août 2013

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        Un agriculteur et sa famille en Inde sont les bénéficiaires du Programme national de garantie d'emploi rural, qui a été outil efficace de protection sociale. (Photo: Samrat Mandal / PNUD Inde)

        Notre monde est monde secoué par des crises en tout genre qui peuvent freiner voire inverser les considérables acquis dans le domaine du développement humain. Il est même prouvé que certains indices de développement humain baissent dans des contextes de crise. Par exemple, après la crise asiatique de 1997, le taux de pauvreté de la République de Corée est passé de 2,6% à 7,3% en 1998. En Indonésie, le taux de pauvreté a presque doublé pour la même période. La protection sociale peut aider les populations, les familles et les économies à se remettre des crises économiques. Les pays disposant d’un système de protection sociale sont mieux armés pour y faire face et récupérer plus vite. Le Brésil, par exemple, fut l’une des dernières économies touchées par la crise et l’une des premières à remonter la pente. Une des principales raisons tient à l’augmentation des transferts d’argent liquide aux familles qui ont aidé à atténuer les effets négatifs de la crise. Mais, à moins de tenir compte d’autres facteurs économiques, toute protection sociale a ses limites. Le lien entre protection sociale et emploi est particulièrement important puisque les emplois, qui fournissent les aides de base, sont essentiels pour aider lesVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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