Notre perspective

      • Le moment est propice pour promouvoir la gouvernance et la lutte anti-corruption

        30 sept. 2013

        image
        Des étudiants de l'Est du Soudan participent à une compétition artistique à l'occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption en 2012. (Photo: PNUD Soudan)

        Il y a treize ans, les objectifs du Millénaire pour le développement  étaient formulés en passant la gouvernance sous silence, pour des raisons principalement politiques. . Cette expérience nous a appris que la mal-gouvernance – telle que l'accaparement des ressources clés par les élites et la faiblesse des capacités des institutions publiques –en favorise le gaspillage de ressources cruciales pour le développement et freine la croissance. J'ai été agréablement surprise d'apprendre que, dans le cadre de l'enquête mondiale MYWorld, plus d'un million de votants se sont exprimés en faveur d'un cadre de développement pour l'après-2015 incluant « une gouvernance honnête et réceptive » parmi ses grandes priorités. Il est réconfortant que le rapport du Groupe de haut niveau et celui du Secrétaire général à l'Assemblée générale corroborent largement cette exigence citoyenne de transparence, de responsabilité et de réceptivité de la part des gouvernants. D'après les données de la Banque mondiale, les pots-de-vin engloutissent 1 000 milliards de dollars par an tandis que la corruption peut coûter à un pays jusqu'à 17 pour cent de son PIB. Imaginez l'impact si cette tendance était inversée ! Une étude récente du PNUD a révélé que 76 % des femmes interrogées estiment que la corruptionVoir

      • Réduire les risques de catastrophe, une priorité pour le développement | Jo Scheuer

        23 sept. 2013

        image
        Au Bangladesh, les paysans ont maintenant les ressources et les capacités de reconstruire en mieux leurs maisons après une tempête tropicale. Photo: PNUD Bangladesh

        Un rapport (anglais) de l'Institut pour le développement international (ODI) et du Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement souligne ce que beaucoup savent déjà ou pensent depuis longtemps : le financement de la réduction des risques de catastrophe est généralement insuffisant, mal utilisé et, en conséquence, inadapté. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Ces deux dernières décennies, l'aide au développement a englouti des sommes astronomiques – plus de 3 000 milliards de dollars. Pourtant, seulement une part infime de ce montant faramineux, 13,5 milliards de dollars (soit 0,4 pour cent) a été consacrée à la prévention des catastrophes. Cette somme peut sembler conséquente, mais l'investissement annuel réel par habitant est très faible si l'on sait que de nombreux pays doivent se la partager sur une période de 20 ans. Qui plus est, le bilan mondial 2013 de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes naturelles chiffre à près de 2 500 milliards de dollars le coût des dommages, de la perte de productivité et de la reconstruction résultant des catastrophes survenues depuis le début du millénaire. Compte de l'ampleur de l'impact, il est consternant de constater que si peu ait été fait pour sécuriser les acquis de développement. «Voir

      • Crise de l'emploi : le monde se prononce pour une action immédiate

        23 sept. 2013

        image
        Bénéficiaires du Bolsa Familia au Brésil, le plus important programme de transferts d'espèces au monde. (Photo: Bruno Spada / Ministère du Développement social au Brésil)

        Pour qu’il y ait un développement durable, il faut une croissance économique accompagnée de création d'emplois décents. L'Organisation internationale du Travail nous prévient qu’ entre 2016 et 2030 470 millions d'emplois devront être créés pour les nouveaux arrivants sur le marché du travail, en plus des 202 millions de chômeurs actuels. Résoudre la crise mondiale de l'emploi n'est pas chose facile. Il faut à la fois des politiques nationales hardies, un secteur privé dynamique et un environnement mondial propice. Le thème Croissance et emploi faisait partie des 11 thèmes de nos consultations sur le programme de développement pour l'après-2015 avec près de 1 million de personnes. Ce dialogue mondial nous a permis de mieux comprendre les préoccupations des peuples concernant l'emploi et a permis de regrouper et de présenter leurs principales recommandations aux États membres de l'ONU et au Groupe de travail chargés de la planification pour l'après-2015. Quelles sont ces recommandations? Le tout nouveau rapport sur la croissance et l'emploi lance les six messages suivants : • Adopter, dans le programme de développement pour l'après-2015, un objectif distinct relatif à la création d'emplois, avec des indicateurs clairs et mesurables. • Réorienter les politiques et le discours public de la quantitéVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

Pour en savoir plus