Notre perspective

      • L'Amérique latine à l'heure du changement climatique et de l'énergie propre

        22 sept. 2014

        image
        En Amérique latine, la demande en électricité devrait doubler d'ici 2030 et la part d'énergie fossile a augmenté de façon considérable au cours des 10 dernières années. 

        Le Sommet sur le changement climatique de l'Assemblée générale de l'ONU constitue, pour les leaders mondiaux présents, l'occasion rêvée d'agir. En plus de mobiliser les volontés politiques et promouvoir des solutions au changement climatique, ils auront aussi à relever le défi de l'accès à l'énergie durable, essentiel pour sécuriser et renforcer les acquis sociaux, économiques et environnementaux. Pour l'Amérique latine et les Caraïbes, l'enjeu est des plus importants. Si sa part des émissions mondiales de gaz à effet de serre est relativement faible - 12 pour cent d'après les statistiques de l'ONU - la région n'en sera pas moins l’une des plus vulnérables aux pics de température .  Et de nouveaux défis attendent la région. La demande en électricité devrait doubler d'ici 2030 et, malgré une production d'énergie hydroélectrique de près de 60 pour cent, la part d'énergie fossile, essentiellement du gaz naturel, a augmenté de façon considérable au cours des 10 dernières années.  C'est le moment pour les gouvernements et le secteur privé d'investir dans les énergies durables alternatives, non seulement pour encourager la croissance tout en réduisant les émissions de carbone, mais aussi pour garantir l'accès à l'énergie propre à près de 24 millions de citoyens qui vivent encore  Voir

      • L’océan est en train d’emporter mon île

        22 sept. 2014

        image

        Je suis née dans les Îles Carteret, un groupe de six atolls au large de la côte nord-est de l’île de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Plus de deux mille sept cent personnes vivent sur ces atolls. Les femmes y sont les gardiennes traditionnelles des terres. Ma grand-mère a légué notre petite île à ma mère qui me l’a léguée à son tour. Je ne pourrai jamais la léguer à ma fille car son héritage aura disparu d’ici là.  Je ne connais pas grand-chose à la science. Mais je sais que nos côtes sont en train de disparaître et que rien ne peut prévenir cette érosion.  La chose la plus difficile que j’ai eu à faire dans ma vie a été de dire à ma famille et à mes amis que nous devions partir de chez nous. Nous sommes des réfugiés climatiques. Et nous sommes en train de lutter pour nos vies.   La meilleure solution pour nous est d’accepter les 71 hectares de terres sur l’île de Bougainville qui nous ont généreusement été donnés. Un lopin d’un hectare a été donné aux sept familles qui ont déjà été réimplantées.  Les enfants y jouent pieds nus au rugby. Les  adultes travaillent la terre.  Voir

      • Le Bhoutan vit toujours sous la menace du débordement d’un lac glaciaire

        19 sept. 2014

        image
        L'équipe de production du documentaire "La Fonte de l’Himalaya". ©PNUD Asie-Pacifique

        Au Bhoutan, à environ 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’eau de fonte dévale des glaciers pour former certains des plus grands fleuves du monde et fournir de l’eau douce et de l’électricité à près de 1,3 million d’habitants à travers l’Himalaya.  Mais la fonte des glaciers, qui s’accélère en raison du changement climatique, fragilise une économie fondée essentiellement sur la production d’hydro-électricité et menace aussi de nombreuses vies. L’eau peut s’accumuler sur les glaciers pour former des lacs instables qui rompent leurs barrières naturelles lorsque leur poids devient excessif. S’en échappe alors un énorme volume d’eau, de roches et de boue qui peut provoquer des dégâts considérables dans les vallées en contrebas. De 2008 à 2013, les pouvoirs publics, avec notre appui et l’assistance financière du Fonds pour les pays les moins avancés, du gouvernement autrichien et du World Wildlife Fund, ont réussi à faire baisser le niveau du lac glaciaire Thorthomi, considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Des Bhoutanais, hommes et femmes, ont entrepris de grimper jusqu’à 4 500 mètres d’altitude pour procéder à l’excavation de la moraine et des roches dans une eau glaciale, un travail pénible contrastant cruellement avec la beauté des  Voir

      • Des femmes sont encore stérilisées de force. Mettons fin à cette pratique !

        08 sept. 2014

        image
        Une maman et son bébé nouveau-né à l'Institut de formation en santé maternelle et infantile à Dhaka, Bangladesh. Photo: Kibae Parc / ONU

        Même si la stérilisation volontaire constitue une forme non négligeable de contraception dans de nombreuses régions du monde, la force ou la coercition ne devraient jamais entrer dans l’équation. Or, on continue de recenser des cas où des femmes, des personnes handicapées ou vivant avec le VIH, des membres de communautés autochtones ou de minorités ethniques, des transgenres ou des intersexes sont stérilisés sans avoir accordé leur consentement libre, entier et éclairé. Notre rapport, « Protéger les droits des femmes et filles affectées par le VIH en milieu sanitaire » met en lumière la persistance de cette pratique, de même que toute une série d’autres formes de maltraitance grave. Non seulement ces pratiques sont discriminatoires, mais elles constituent une violation des droits humains fondamentaux. Comme la Commission mondiale sur le VIH et le droit l’a rapporté en 2012, des pratiques coercitives et discriminatoires sévissent dans les milieux sanitaires, comme le dépistage obligatoire du VIH, la divulgation d’informations confidentielles et le refus de prester des services sanitaires, ainsi que les stérilisations ou avortements forcés. La stérilisation volontaire dépend d’un environnement juridique, social et sanitaire qui garantit à chacun le droit de donner son consentement entier, libre et éclairé. C’est pourquoi les pays doivent interdire  Voir

      • OMD : les petits États insulaires en développement s’impatientent | Gonzalo Pizarro

        26 août 2014

        image
        La République dominicaine s'employe à atténuer les risques de catastrophes. Photo: R. D. Emiliano Larizza pour le PNUD

        Les petits États insulaires en développement (PEID) continuent de faire face à des défis majeurs pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : croissance lente, chômage élevé, population vieillissante, fuite des cerveaux, dettes élevées, capacités de transport limitées et exposition extrême aux effets des changements climatiques. Prenons l’exemple de Saint Martin, une petite île dans les Antilles néerlandaises, qui reçoit chaque semaine plus de touristes débarquant de bateaux de croisière qu’elle n’a d’habitants. Saint Martin dépend beaucoup du tourisme pour la sauvegarde et la protection de son environnement naturel. L’industrie touristique, principalement centrée sur la plongée de récifs et la pêche, représente 80 % du PIB de l’île.   L’attention du monde en développement est actuellement tournée vers le programme pour l’après-2015 et la proposition en faveur des nouveaux objectifs mondiaux, les Objectifs de développement durables (ODD), qui seront présentés en septembre à l’Assemblée Générale de l’ONU.  Ce nouvel ordre du jour repose sur la conviction que le développement ne peut se réaliser que si les dimensions sociales, économiques et environnementales sont prises en compte. Mais pour Saint Martin, le développement durable ne peut pas attendre les négociations de l’ONU.  Les initiatives relatives à la réduction de la  Voir

      • Engageons les parlementaires à parler du VIH et des droits de l'homme

        21 août 2014

        image
        Dépistage du VIH/sida au Soudan du sud. PHOTO: MARGUERITE NOWAK / PNUD au Soudan du Sud

        Je travaille depuis plusieurs années avec des décideurs et des législateurs pour lutter contre le VIH en tenant compte des droits de l’homme et contribuer à enrayer l’épidémie. Cette tâche nécessite souvent d’aborder des sujets gênants tels que la classe sociale, la sexualité ou des comportements réprouvés tels que la toxicomanie. La démarche implique aussi des groupes sociaux marginalisés tels que les travailleurs du sexe, les transsexuels, les homosexuels et les toxicomanes. Souvent, les parlementaires ne sont pas au fait des facteurs complexes qui interviennent dans la propagation du VIH au sein de ces communautés vulnérables, en particulier les effets de la  la stigmatisation et de la discrimination. Mais j’ai vu des personnes influentes – avocats, juges, ou policiers – stimuler des avancées législatives pour protéger les personnes atteintes du VIH, qui bénéficient à la société dans son ensemble.   Sensibiliser les parlementaires à ces questions peut donc contribuer à changer  les choses, même si ce processus est souvent lent et onéreux. Au PNUD, nous jouons un rôle déterminant pour faire participer les gouvernements et renforcer leurs capacités à faire face à de nombreuses questions de développement, y compris le VIH et la nécessité d’adopter des approches fondées sur les droits  Voir

      • Donner un sens à notre monde : La contribution du développement | Helen Clark

        11 août 2014

        image
        Réfugiés sud-soudanais dans le nord de l'Ouganda. Photo: F. NOY / HCR

        Ces derniers temps, des crises successives se disputent les titres de l'actualité et des personnalités telles que le Secrétaire d'État John Kerry et le Secrétaire-général de l'ONU multiplient les navettes diplomatiques. Entre les conflits à Gaza et dans l'est de l'Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, au Mali et au Nigeria, le coût du secours humanitaire est devenu exorbitant. Fin juin, les appels coordonnés de l'ONU pour les crises humanitaires s'élevaient déjà à 16,4 milliards de dollars.  Aurait-on pu faire plus pour prévoir, prévenir ou tempérer ces traumatismes ? En un seul mot : Oui. Et il est urgent d'anticiper les crises et catastrophes futures, car le développement et la survie des communautés sont en jeu. D’après les estimations, chaque dollar dépensé pour la préparation aux catastrophes permet d'économiser en moyenne sept dollars pour le relèvement. Par contre, les dépenses consacrées aux États fragiles ou encore en conflit absorbent une part significative de l'aide publique au développement.  Une bonne partie de cette aide va au secours humanitaire, ne laissant qu’une faible marge de manœuvre pour les investissements à long terme susceptibles de promouvoir la gouvernance inclusive, désamorcer les tensions locales et éviter les conflits. Pour faire  Voir

      • Bâtir la grande entreprise du développement | Leisa Perch

        06 août 2014

        image
        En Inde, les femmes sont les plus durement affectées par les conditions climatiques extrêmes. Foto: Prashanth Vishwanathan/ PNUD en Inde

        De nos jours, les politiques de développement international parlent de développement « axé sur les gens ». Mais nos objectifs font encore toujours référence à la société, l’économie et l’environnement comme s’il s’agissait d’enjeux distincts. Mon récent travail avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) m’a montré que dissocier ces 3 aspects entrave les opportunités et la créativité, et peut aussi causer plus de tort que de bien. Afin de mieux comprendre la complexité et la nuance de ces différents domaines, le GIEC a étudié leurs relations de plus près. Il en ressort que notre méthode est malheureusement plus conservative que progressive. Il est primordial d’agir pour résoudre le problème de l’inégalité au niveau international et de comprendre qu’il ne s’adresse pas qu’aux pays ou aux personnes. Comme le GIEC le souligne, notre approche doit mettre en évidence l’inégalité des pays dans leur capacité à gérer le problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable sont plus qu’une simple alternative aux Objectifs du millénaire pour le développement. Les précédents accords, y compris le protocole de Kyoto, ne suffisent plus ; les prochaines négociations sur le changement climatique devront aller plus loin. Si nous avançons lentement, ce n’est pas la faute  Voir

      • Le développement de notre société, par et pour le peuple | Nadine Abou Elgheit

        01 août 2014

        image
        La conception de projet orientée par les utilisateurs permet d'autonomiser les jeunes au Monténégro en les aidant à trouver eux-même la solution aux problèmes auxquels ils sont confrontés. Photo: Christian Schwier / ONU au Monténégro

        On m’a récemment offert l’opportunité de visiter nos bureaux de pays au Monténégro et au Kosovo afin de comparer leurs approches du développement. Quatre semaines plus tard j’étais à Pristina, puis à Podgorica, et voici ce que j’ai retenu de mes conversations avec mes collègues : 1.       Ne pas céder face aux déceptions et aux échecs S’il n’est jamais évident d’imposer de nouvelles idées, ce sont souvent elles qui ouvrent la voie du succès. Au premier signe d’échec, la plupart d’entre nous courent se mettre à l’abri, mais nous ne devrions pas éviter les défis. Prenons l’exemple de Walt Disney, Sydney Poitier, Albert Einstein : leurs débuts de carrière étaient catastrophiques. La suite, tout le monde la connait. 2.       Innover pour innover : une erreur Nous avons un avantage par rapport au secteur privé. Grâce à la neutralité et l’impartialité de notre organisation, nous pouvons faire appel à nos experts et nos relations au sein des gouvernements partenaires à travers le monde, et faire de sérieuses économies. L’innovation vient après. 3.       Oser repousser les limites : innover ne se résume pas à créer une page Facebook pour nos projets. Récemment, dans une campagne pour l’inclusion sociale au Monténégro, le Ministre du travail et du bien  Voir

      • Protégeons le thon | Chérie Hart

        23 juil. 2014

        image

        Je ne regarderai plus jamais un sandwich au thon de la même façon. Notre projet de film l'an dernier, en partenariat avec Discovery Channel en Asie, m’a ouvert les yeux. Je ne savais pas, par exemple, que la moitié du thon dans le monde provient du Pacifique, et que la pêche dans cette partie du monde a plus que doublé dans les dix dernières années. Je ne savais pas qu'il y avait tant d’espèces de thon : le thon à nageoires jaunes, le thon obèse, à gros œil, l’albacore et le listao. Pour moi, le thon était du thon en boîte, soit en saumure ou à l'huile. J'ai aussi appris que l'industrie du thon est vitale, et détermine le mode de vie de la plupart des habitants des îles du Pacifique. Environ 80 pour cent des exportations et cinq pour cent des emplois rémunérés pour la moitié des insulaires proviennent de la pêche. L'industrie du thon utilise de nouvelles technologies innovantes pour augmenter la production. Divers « dispositifs de concentration » attirent les poissons en grandes quantités. Que ce soit au Pacifique ou ailleurs, agences nationales, internationales, et gouvernements travaillent de concert pour améliorer la technologie et les moyens de monitorer la pêche. Le  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

Pour en savoir plus