Notre perspective

      • L’océan est en train d’emporter mon île

        22 sept. 2014

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        Je suis née dans les Îles Carteret, un groupe de six atolls au large de la côte nord-est de l’île de Bougainville, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Plus de deux mille sept cent personnes vivent sur ces atolls. Les femmes y sont les gardiennes traditionnelles des terres. Ma grand-mère a légué notre petite île à ma mère qui me l’a léguée à son tour. Je ne pourrai jamais la léguer à ma fille car son héritage aura disparu d’ici là.  Je ne connais pas grand-chose à la science. Mais je sais que nos côtes sont en train de disparaître et que rien ne peut prévenir cette érosion.  La chose la plus difficile que j’ai eu à faire dans ma vie a été de dire à ma famille et à mes amis que nous devions partir de chez nous. Nous sommes des réfugiés climatiques. Et nous sommes en train de lutter pour nos vies.   La meilleure solution pour nous est d’accepter les 71 hectares de terres sur l’île de Bougainville qui nous ont généreusement été donnés. Un lopin d’un hectare a été donné aux sept familles qui ont déjà été réimplantées.  Les enfants y jouent pieds nus au rugby. Les  adultes travaillent la terre.Voir

      • Le Bhoutan vit toujours sous la menace du débordement d’un lac glaciaire

        19 sept. 2014

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        L'équipe de production du documentaire "La Fonte de l’Himalaya". ©PNUD Asie-Pacifique

        Au Bhoutan, à environ 5 000 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’eau de fonte dévale des glaciers pour former certains des plus grands fleuves du monde et fournir de l’eau douce et de l’électricité à près de 1,3 million d’habitants à travers l’Himalaya.  Mais la fonte des glaciers, qui s’accélère en raison du changement climatique, fragilise une économie fondée essentiellement sur la production d’hydro-électricité et menace aussi de nombreuses vies. L’eau peut s’accumuler sur les glaciers pour former des lacs instables qui rompent leurs barrières naturelles lorsque leur poids devient excessif. S’en échappe alors un énorme volume d’eau, de roches et de boue qui peut provoquer des dégâts considérables dans les vallées en contrebas. De 2008 à 2013, les pouvoirs publics, avec notre appui et l’assistance financière du Fonds pour les pays les moins avancés, du gouvernement autrichien et du World Wildlife Fund, ont réussi à faire baisser le niveau du lac glaciaire Thorthomi, considéré comme l’un des plus dangereux du pays. Des Bhoutanais, hommes et femmes, ont entrepris de grimper jusqu’à 4 500 mètres d’altitude pour procéder à l’excavation de la moraine et des roches dans une eau glaciale, un travail pénible contrastant cruellement avec la beauté desVoir

      • Des femmes sont encore stérilisées de force. Mettons fin à cette pratique !

        08 sept. 2014

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        Une maman et son bébé nouveau-né à l'Institut de formation en santé maternelle et infantile à Dhaka, Bangladesh. Photo: Kibae Parc / ONU

        Même si la stérilisation volontaire constitue une forme non négligeable de contraception dans de nombreuses régions du monde, la force ou la coercition ne devraient jamais entrer dans l’équation. Or, on continue de recenser des cas où des femmes, des personnes handicapées ou vivant avec le VIH, des membres de communautés autochtones ou de minorités ethniques, des transgenres ou des intersexes sont stérilisés sans avoir accordé leur consentement libre, entier et éclairé. Notre rapport, « Protéger les droits des femmes et filles affectées par le VIH en milieu sanitaire » met en lumière la persistance de cette pratique, de même que toute une série d’autres formes de maltraitance grave. Non seulement ces pratiques sont discriminatoires, mais elles constituent une violation des droits humains fondamentaux. Comme la Commission mondiale sur le VIH et le droit l’a rapporté en 2012, des pratiques coercitives et discriminatoires sévissent dans les milieux sanitaires, comme le dépistage obligatoire du VIH, la divulgation d’informations confidentielles et le refus de prester des services sanitaires, ainsi que les stérilisations ou avortements forcés. La stérilisation volontaire dépend d’un environnement juridique, social et sanitaire qui garantit à chacun le droit de donner son consentement entier, libre et éclairé. C’est pourquoi les pays doivent interdireVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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