Notre perspective

      • L'accès à la technologie peut aider à prévenir les conflits

        07 août 2012

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        A Muhanga, en RD Congo, de jeunes garçons montrent fièrement leurs téléphones cellulaires. Photo: UNESCO/ Ian Redmond

        Cette dernière décennie a été marquée par des progrès technologiques qui nous permettent de mieux comprendre d'autres peuples et d'améliorer notre capacité à écouter les autres. Plus de cinq milliards de personnes à travers le monde —environ 77 pour cent de la population mondiale —possèdent ou ont accès à un téléphone portable et les dix principaux sites de réseau social dans le monde cumulent plus de 4,6 milliards d'utilisateurs.     Avec la baisse du prix des technologies, de plus en plus de personnes qui n'avaient pas accès à ne serait-ce qu' un téléphone il y a encore dix ans, peuvent désormais utiliser ces nouveaux outils pour améliorer leurs vies; gérer un commerce; demander une aide d'urgence; défendre leurs propres intérêts; et également participer à la prévention de conflits. Les artisans de la paix tirent maintenant parti de ces nouvelles possibilités de réduire les conflits à l'échelle locale et mondiale. Par exemple, lors du référendum constitutionnel de 2010 au Kénya, des observateurs du processus de paix ont été formés, avec le soutien du PNUD, à reccueillir des informations et répondre rapidement aux messages reçus par SMS, permettant ainsi aux comités de paix locaux d'intervenir et d'atténuer les conflits naissants. Plus de 16  Voir

      • Un pas en avant dans la lutte contre les violations des droits de l'homme liées au VIH

        02 août 2012

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        Une femme et son enfant à Epembe, Kaokoland, Namibie (UN Photo/Alon Reininger)

        Dans une décision historique mais passée quasiment inaperçue, un tribunal namibien a statué cette semaine que des hôpitaux publics avaient illégalement stérilisé trois femmes séropositives. Bien que le juge n'ait établi aucun lien direct entre la séropositivité de ces femmes et leur stérilisation, sa décision ouvre la voie à des actions judiciaires par d'autres femmes qui prétendent avoir été contraintes de subir une stérilisation du fait qu'elles étaient contaminées par le virus qui provoque le sida, dans le cadre d'un effort visant à ralentir la propagation de la maladie dans ce pays du sud de l'Afrique. Ces femmes ont indiqué qu'on leur avait remis des formulaires autorisant la procédure juste avant ou après avoir donné naissance à leur enfant par césarienne, qu'elles l’ont signé à leur insu, alors qu'elles souffraient de douleurs aiguës ou qu'elles étaient en travail. Cette décision importante réaffirme les droits fondamentaux de toutes les femmes à bénéficier du principe primordial de consentement éclairé et souligne la vulnérabilité spécifique aux femmes et aux filles vivant avec le VIH en ce qui concerne leurs droits reproductifs.   Un rapport qui vient d'être publié par la Commission mondiale sur le VIH et le droit, une commission indépendante convoquée par le  Voir

      • Myanmar : des problèmes humanitaires risquent de retarder le développement

        31 juil. 2012

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        Une fillette originaire du Myanmar fréquente l’école dans un camp de réfugiés à l’est du Bangladesh. Photo: Jared Katz, PNUD

        Le Myanmar est vulnérable aux catastrophes naturelles et aux crises humanitaires. Les Nations Unies et leurs partenaires, notamment les organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales travaillent avec la population pour l’aider à y faire face. La pire catastrophe naturelle, et la plus récente, est celle du cyclone Nargis, qui s’est abattu sur le Myanmar les  2 et 3 mai 2008. Il a fait environ 140 000 morts, en même temps que 2,4 millions de personnes gravement touchées par les suites du sinistre. Le 22 octobre 2010 dans l’État de Rakhine, sur la côte occidentale du pays, le cyclone Giri a fait 45 morts et affecté quelque 260 000 habitants. Le 24 mars 2011, un tremblement de terre d’une magnitude de 6,8 sur l’échelle de Richter a frappé le sud de l’État de Shan, près des frontières thaï et lao. Ces catastrophes naturelles et d’autres encore ont causé des souffrances humaines incalculables. Des milliers de personnes ont dû reconstruire leur vie à partir de rien, et les conflits communautaires ont jeté sur les routes un grand nombre de personnes. Les populations locales et les représentants de l’État ont été les premiers à intervenir. Les voisins se sont héroïquement aidés les uns  Voir

      • SIDA : 2012 offre des raisons d’espérer et de nouvelles réponses

        26 juil. 2012

        La science donne à penser que venir à bout du sida est enfin à notre portée. Il nous faut maintenant réfléchir aux leçons à tirer de ces 3 décades d’action contre le sida et de la lutte menée dans le domaine des droits l‘homme, si nous désirons faire mieux pour apporter, à ceux qui en ont le plus besoin, ce que les meilleures innovations scientifiques ont à offrir. Plus de 8 millions de personnes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont reçu un traitement l'an dernier, contre 6,6 millions en 2010. Près de 60 pour cent des 1,5 millions de femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays pauvres ont également été traitées en 2011, afin que leurs bébés soient moins susceptibles d'être infectés. Depuis le début de l’épidémie, nous avons constaté que ce sont les inégalités sociales et structurelles qui entretiennent le VIH. Les présentateurs à la Conférence internationale sur le sida cette semaine ont lancé un appel pour favoriser des conditions juridiques et une action urgente contre l’ostracisme, la marginalisation, la discrimination et l’incrimination dus au statut sérologique, à l’orientation sexuelle et à l’identité sexuelle. Des recommandations sur ‘les risques, le droit et la santé’ avancées  Voir

      • Les acquis des femmes à Rio+20 : obtenir l’avenir que nous voulons en assurant l’égalité

        23 juil. 2012

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        Le programme de développement mondial connaît de grandes mutations : comment veiller à ce que les questions de genre soient alors dûment examinées dans ce processus? ©PNUD au Soudan du Sud

        L’agenda mondial du développement est en train de subir des changements radicaux. Comment donc s’assurer que les questions d’égalité des sexes soient adéquatement prises en compte dans cette situation en évolution? Rio+20 a réaffirmé les objectifs en vue d’un monde viable sur le plan économique, social et environnemental. Les représentants de plus de 100 gouvernements ont volontairement pris plus de 690 engagements, notamment cinq qui concernent spécifiquement l’égalité des sexes. Mais des questions d’importance critique demeurent : Rio+20 a-t-il véritablement représenté tous les citoyens du monde? Va-t-il contribuer à améliorer la condition de la femme dans le monde? Le document final de la conférence mentionne l’égalité des sexes dans 44 paragraphes. Les dirigeants du monde ont affirmé que l’égalité des sexes et la participation des femmes “revêtent une grande importance pour mener une action efficace dans tous les domaines du développement durable”. Le document final encourage donateurs et organisations non gouvernementales à tenir pleinement compte des engagements pris et des questions concernant l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les programmes et politiques de développement. Le document recommande “de mettre en œuvre de manière intégrale et effective le Programme d’action de Beijing (et) le Programme d’action de la Conférence internationale  Voir

      • L’e-gouvernance, facteur de démocratisation dans les pays en développement

        18 juil. 2012

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        Le PNUD apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays.

        L’e-gouvernance (la gouvernance recourant aux technologies de l’information) se situe au cœur de l’exercice de deux droits essentiels à toutes les sociétés démocratiques: la liberté d’expression et l’accès à l’information. L’e-gouvernance, lorsqu’elle est efficace, constitue un moyen novateur et transparent d’offrir des services gouvernementaux et d’échanger l’information avec les citoyens de façon pratique, rapide et économique. La migration massive depuis les ordinateurs personnels vers les applications de téléphonie mobile est également porteuse de nouvelles opportunités. Plus de cinq milliards de personnes, soit quelque 77 % de la population du globe, possèdent un téléphone mobile ou y ont accès. Dans les régions sans électricité, ordinateurs ou accès à l’Internet, la téléphonie mobile contribue de plus en plus largement à répandre les services gouvernementaux, bancaires ou sanitaires. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) apporte son concours à 222 projets d’e-gouvernance et d’accès à l’information dans 92 pays. Plus de 20 % de ces projets se concentrent sur l’emploi des technologies de l’information pour faciliter l’accès de la population à l’information publique, et 18 % sur l’amélioration des prestations de services. En Corée, pays qui a remporté le prix des Nations Unies pour l’e-gouvernance mondiale en 2010 et 2011, les citoyens  Voir

      • Nelson Mandela : une vie consacrée à la liberté et la justice

        18 juil. 2012

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        Nelson Mandela s'adresse au Comité spécial contre l'apartheid à l'Assemblée générale. Photo ONU / P. Sudhakaran

        La journée internationale Nelson Mandela est l’occasion de saluer cet homme extraordinaire, son combat en faveur de la liberté, de la paix et de la justice, ses services à l’humanité, et sa foi en un avenir meilleur. Nombreux sont ceux de ma génération qui ont été inspirés par Nelson Mandela, et qui ont été horrifiés par le régime odieux de l’apartheid en Afrique en Sud. Mandela a consacré sa vie à lutter contre ce système et pour l’avènement d’une nouvelle Afrique du Sud libre et démocratique. Dans ma lointaine Nouvelle-Zélande, la lutte pour la liberté en Afrique du Sud fut longtemps un facteur de division. Nos deux pays avaient une passion commune pour le rugby, et nos équipes nationales étaient généralement considérées comme les meilleures du monde. Mais l’équipe d’Afrique du Sud avait un défaut fondamental – elle était ségréguée. En Nouvelle-Zélande, les Maoris ont de tout temps été au devant de la scène à tous les niveaux de ce sport. Pourtant, jusqu’à leur tournée de 1960, les joueurs maoris n’étaient jamais sélectionnés lorsque les All Black se produisaient dans ce pays. Un mouvement anti-apartheid vit le jour, qui par la suite a organisé des campagnes concertées contre cette injustice. Lorsque  Voir

      • Le Soudan du Sud : bilan après un an d’indépendance | Lise Grande

        11 juil. 2012

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        Formation informatique pour les femmes au Soudan du Sud. Photo : PNUD Soudan du Sud.

        Saluons tout d’abord les réalisations du pays. Pendant la période de six ans couverte par l’Accord de paix global, les Sud-Soudanais ont réalisé d’énormes progrès. Au total, 29 ministères, 21 commissions, dix gouvernements d’État, un parlement national et dix assemblées législatives d’État ont été mis en place. Plus de deux millions de personnes sont retournées au Soudan du Sud, la fréquentation des écoles primaires a triplé, la rougeole n’a plus atteint des niveaux épidémiques et un réseau routier de 6 000 kilomètres raccordant les grandes villes et agglomérations a été ouvert. En dépit de ces progrès, le processus de consolidation de l’État auquel le Soudan du Sud fait face représente l’un des défis les plus importants de notre génération actuelle. Les indicateurs de développement humain comptent parmi les pires au monde : 80 pour cent de la population vit avec l’équivalent de moins de 1 dollar américain par jour et on estime à 4,7 millions le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire cette année. Moins de la moitié des fonctionnaires ont les qualifications requises pour leurs postes. Il reste encore beaucoup à faire pour s’assurer que les mesures proposées en matière de reddition de comptes et de transparence empêchent toute  Voir

      • Réaffirmons notre engagement en faveur du développement durable en Afghanistan

        10 juil. 2012

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        Aujourd'hui, plus de 20% des fonctionnaires en Afghanistan sont des femmes, et les filles représentent 34% des sept millions d'enfants scolarisés. ©PNUD

        La communauté internationale et le gouvernement afghan ont convenu d’un engagement accru en Afghanistan. C’est l’un des résultats essentiels d’une conférence à laquelle j’ai participé et qui s’est tenue à Tokyo, le 8 juillet dernier, en présence de représentants de la société civile et d’organisations internationales de plus de 70 pays. Les participants ont décidé de renouveler et de contrôler le respect de leurs engagements mutuels en faveur du développement social et économique de l’Afghanistan sur le long terme, les uns, en promettant une aide de 16 milliards de dollars EU d’ici 2015 et le gouvernement afghan, en s’engageant à lutter avec détermination contre la corruption. Ces engagements marquent un tournant essentiel alors que l’Afghanistan poursuit ses efforts pour reprendre son avenir en main, sur le plan notamment de la sécurité, de la gouvernance et du développement. Des avancées considérables ont déjà été accomplies : jusqu’à récemment, les filles n’étaient pas scolarisées, peu de garçons dépassaient la troisième année de primaire, et le revenu par habitant arrivait tout en bas de l’échelle internationale. Mais au cours des dix dernières années, les prévisions du nombre d'années de scolarité par enfant a été multiplié par quatre et le revenu par habitant a triplé.  Voir

      • Se préparer aux catastrophes : une clé du développement

        03 juil. 2012

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        Ces dix dernières années, près d’un million de personnes ont péri dans des catastrophes et plus de mille milliards de dollars ont été perdus. Néanmoins, seul 1% de l’aide internationale est déployé pour réduire l’impact de ces catastrophes. Suivez-nous sur Twitter #AgisMaintenant et participez à notre campagne!

        Depuis l’an 2000, un million de personnes ont perdu la vie dans des catastrophes provoquées par les aléas naturels, et un autre milliard subit les conséquences de ces catastrophes. La vaste majorité des personnes touchées vivent dans des pays en développement. Des études révèlent que les populations pauvres du monde sont beaucoup plus exposées aux risques naturels. La réduction des risques de catastrophe doit être au cœur du développement. Chaque dollar investi dans la réduction des risques peut faire économiser jusqu’à sept dollars, en termes de pertes économiques dues aux catastrophes. L’investissement dans la réduction des risques de catastrophe reste faible à travers le monde. On estime qu’entre 2000 et 2009, les donateurs ont versé 363 milliards de dollars américains aux 40 pays les plus pauvres du monde au titre de l’aide au développement, et que seul un pour cent de cette somme a été alloué à la prévention des catastrophes. Outre l’investissement dans la réduction des risques, une attention particulière doit être accordée au renforcement de la résilience face aux catastrophes récurrentes. Les communautés qui investissent et réinvestissent sans cesse dans des projets mal planifiés se trouveront entraînées dans un cycle continu de redressement. L’objectif de « reconstruire en mieux  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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