Notre perspective

      • Les OMD en 2015 : L’Amérique latine a besoin d’égalité et d’un environnement viable à terme

        05 avr. 2013

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        En Uruguay, un programme a permis d'améliorer la santé maternelle et des jeunes enfants avec des services de santé et nutritionnels. (Photo: PNUD Uruguay)

        À mille jours de la date butoir de 2015, l’Amérique latine et les Caraïbes sont tout près de réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). La pauvreté a été réduite à son plus bas niveau depuis 30 ans. La mortalité infantile a baissé et nous luttons contre les maladies, certains pays étant à la pointe de l’innovation dans l’accès universel à la prévention de l’infection par le VIH et du sida, aux traitements et aux soins nécessaires. Les engagements pris il y a 13 ans ont amené la région à affiner certaines politiques sociales novatrices. Accompagnées d’une croissance économique rapide et d’efforts de création d’emplois, ces politiques ont permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté tout en réduisant les inégalités. Mais la région de l’Amérique latine et des Caraïbes demeure la plus inégale au monde – et la plus touchée par la violence. En outre, trop de femmes continuent de mourir en couches, et les pays doivent s’efforcer de promouvoir la parité des sexes dans l’emploi et dans les élections parlementaires, ainsi que dans l’accès à l’éducation et aux soins de santé de la procréation. Il faut aussi améliorer l’assainissement et redoubler d’efforts pour inverser  Voir

      • Il est urgent de réglementer le commerce international des armes

        25 mars 2013

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        L'installation d'une armurerie à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, a complété le processus de numérotation et de sécurisation des armes des policiers travaillant dans deux prisons. (Photo: Joseph Moura/ PNUD RDC)

        Grâce aux efforts déployés par des organisations telles que les Nations Unies, les guerres sont aujourd'hui plus rares qu'à tout autre moment dans l'histoire. Les tensions comme celles qui existent entre le Pakistan et l'Inde, la Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours d’actualité, mais les conflits intenses, c'est à dire ceux qui font plus de 1 000 morts par an, ont diminué de moitié entre 1980 et 2000, et continuent de baisser. Mais il est un peu trop tôt pour sabler le champagne. Au moment où les participants à la Conférence finale des Nations Unies à New York tentent d'élaborer le texte définitif du Traité sur le commerce des armes, la disponibilité généralisée des armes à feu est devenue un facteur favorisant la perpétration d'ignobles sévices et d'horribles souffrances à des millions de personnes. Plus d'un demi-million de personnes succombent à la violence meurtrière chaque année. Les guerres classiques se font plus rares et laissent la place à de nouvelles formes de violence. Ainsi, pour chaque décès survenu au cours d'événements liés à une guerre reconnue comme telle, on compte désormais neuf morts du fait de gangs ou de crimes organisés ; et ce type de conflit  Voir

      • Journée internationale du bonheur : de nouvelles raisons de se réjouir

        20 mars 2013

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        Le Bhoutan, qui a lancé l'idée du bonheur national brut, a appuyé une résolution de l'Assemblée générale déclarant le 20 mars la Journée du bonheur. (Photo: Gill Fickling/UN Photo)

        Nous célébrons aujourd'hui la première Journée internationale du bonheur,  en vertu d’une résolution de l’ONU de 2012 déclarant que le bien-être est un objectif universel et appelant à envisager une croissance économique plus large et plus équitable, qui favorise le bien-être et le bonheur de tous les peuples. Selon le nouveau Rapport sur le développement humain du PNUD, le bien-être est en pleine progression et témoigne d’une croissance économique dans les pays en développement, faisant sortir des centaines de millions de personnes de la pauvreté et en propulsant beaucoup d'autres dans une nouvelle classe moyenne mondiale. Plus de 40 pays en développement ont réalisé des progrès plus importants que prévus dans le développement humain, parce qu’ils ont investi dans l'éducation, les soins de santé et les programmes sociaux, et se sont ouverts à un monde que les technologies de l'information et de la communication, ainsi que la mondialisation, ont rendu plus accessible. Le Mexique, pays hôte du lancement du Rapport sur le développement humain, est l’un de ceux-là.  Il est  considéré comme le premier pays à avoir élaboré des politiques proactives de développement, grâce auxquelles il a pénétré davantage les marchés mondiaux et pris des mesures sociales novatrices. Les résultats sans  Voir

      • Objectifs de développement durable et l'après-2015 : l’importance de participer

        18 mars 2013

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        Des représentantes élues en Inde utilisent les ressources disponibles localement pour travailler avec la population. (Photo: Sephi Bergerson / PNUD Inde)

        Les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ont été un outil efficace pour placer le développement humain au cœur des programmes de politiques. Au cours des 1 000 jours qui nous séparent de l'échéance finale, nous nous attèlerons à aider les pays à accélérer la réalisation de leurs OMD. Dans le but d'aider à identifier les obstacles et à obtenir plus vite des résultats, le PNUD a lancé en 2010 un cadre d'accélération de la réalisation des OMD,  mis en œuvre avec beaucoup de succès dans 46 pays. Alors que l'échéance de 2015 pour les OMD approche, l'ONU entame une consultation mondiale générale sans précédent. Le processus de l'après-2015 est un véritable dialogue mondial, qui implique à la fois les pays en développement et les pays développés, la société civile, la jeunesse, le secteur privé, les collectivités locales, les parlementaires, les pauvres et les groupes marginalisés. Le prochain cadre de développement doit s'inspirer des leçons tirées des OMD pour assurer une bonne appropriation des futurs Objectifs de développement durable (ODD) par les institutions nationales, la société civile, le secteur privé et le monde universitaire. Les consultations en cours ont permis d'identifier un certain nombre d'aspirations importantes pour les ODD. Premièrement, un message  Voir

      • Après 2015 : négliger les risques de catastrophes n'est pas une option

        13 mars 2013

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        Les risques de catastrophes tels que le séisme de 2010 en Haïti devraient être pris en considération lorsque les objectifs de développement sont créés et mis en œuvre. (Photo: PNUD en Haïti)

        Cette semaine, à Helsinki, la communauté internationale continue de débattre de ce qui va remplacer les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) après la date butoir de 2015. Alors que nous nous tournons vers l’avenir, une chose est sûre : nous ne pouvons plus nous permettre d’ignorer les risques de catastrophe ou les liens entre catastrophes et développement. Les catastrophes font reculer les gains du développement. Cela paraît évident lorsqu’un ouragan emporte une école. Mais les décisions relatives au développement peuvent, elles, influer sur les catastrophes, par exemple lorsqu’on bâtit des habitations qui ne sont pas aux normes antisismiques. Parfois, la relation est plus difficile à saisir : même si elle résiste aux séismes, une grand-route ne vaut rien si elle encourage les populations pauvres à s’installer dans une plaine inondable. Le nouveau cadre de développement doit intégrer les catastrophes, car ce sont les populations pauvres et marginalisées qui sont les plus vulnérables face à celles-ci. Les inondations de 2010 au Pakistan et le séisme en Haïti ou l’inondation de 2011 en Thaïlande en sont des exemples récents : les pauvres se voient privés de leurs récoltes, de leurs maisons, de leurs écoles et de leurs cliniques, et la lutte  Voir

      • Le service public pour une nouvelle ère

        12 mars 2013

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        Un exemple de services publics efficaces: un projet conjoint PNUD-FEM en Mongolie fournit des motocyclettes aux gardes-forestiers pour les aider à récolter des données sur la faune et la flore. (Photo: Eskender Debebe/PNUD)

        Lorsqu’en 1965 elle s’est séparée de la Fédération de Malaisie, Singapour est devenue une nouvelle nation-État sans autres ressources naturelles que sa population. Avec l’appui au départ du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), elle a bâti une société de plus en plus prospère, grâce à des politiques économiques prévoyantes, des institutions stables et capables et une fonction publique réputée partout pour son excellence. Aujourd’hui, la ville-État de Singapour figure au rang des nations les plus riches, avec l’un des secteurs publics les plus disciplinés et les plus performants au monde. Le Printemps arabe a mis en évidence les insuffisances des administrations qui ont perdu le contact avec leurs administrés. Les médias sociaux et les technologies de l’information ont changé la manière dont on vit, travaille ou se contacte. Les citoyens veulent avoir plus à dire dans les questions qui les concernent, que ce soit au travers d’un scrutin populaire ou par le biais de débats et d’un dialogue publics qui couvrent tous les sujets, en allant de la qualité des services existants à la pertinence des valeurs religieuses lorsqu’on définit les priorités du pays. Dans l’enquête My World, qu’appuie le PNUD dans le cadre d’une consultation globale sur  Voir

      • Les femmes sous-représentées dans les négociations de paix

        06 mars 2013

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        Des femmes du Timor-Leste montrent leur carte d'électeur en attendant de voter aux élections législatives de 2012. (Photo: Louise Stoddard/PNUD Timor Leste)

        Les femmes sont souvent les premières touchées par les conflits et la violence. Le temps est venu de leur donner un rôle plus important dans la consolidation de la paix et la résolution de conflits. Je me suis récemment rendue à Washington pour assister à l’inauguration du Georgetown Institute for Women, Peace, & Security, une initiative qui met l’accent sur l’intégration des femmes dans la consolidation de la paix et le règlement des conflits, plutôt que sur leur condition de victimes. Pour moi qui travaille depuis une vingtaine d’année sur ces questions, nous traversons une période riche en promesses. La résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies, adoptée en octobre 2000, a marqué un tournant par rapport aux négociations de paix, longtemps accaparées par des hommes armés pardonnant à d’autres hommes armés des crimes commis contre des femmes. En décembre 2011, le Président des États-Unis Barack Obama a lancé un Plan d’action national en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité (US National Action Plan on Women, Peace, and Security) mobilisant à la fois le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif en vue d’accélérer et d’institutionnaliser les efforts en faveur des femmes, de la paix et de  Voir

      • Vers la paix, l’unité et la croissance au Kenya

        28 févr. 2013

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        David Ngige, coordinateur de projet du forum social de Nyeri, donne une formation électorale à l'école de Gatitu qui se transformera lundi en bureau de vote. (Photo: Ricardo Gangale/PNUD Kenya)

        Lundi, dans ce qui constituera un test crucial pour le nouveau système politique kenyan, des millions d’électeurs se rendront aux urnes afin d’élire un nouveau président ainsi que des parlementaires et représentants locaux. Chacun garde en tête les violences post-électorales de 2007-2008 et il est facile d'oublier les progrès accomplis au cours des cinq dernières années.  L’année 2008 a pourtant vu l’installation d’une nouvelle coalition gouvernementale et la signature d’un accord de paix qui ont ouvert la voie à l’adoption en 2010 d’une Constitution qui allait transformer le paysage politique du pays. Cette nouvelle Constitution a permis la mise en place d’un vaste ensemble de réformes conçues pour briser le cycle de la corruption et de la violence tribale, avec notamment un système de gouvernement décentralisé, des tribunaux indépendants, une nouvelle Déclaration des droits du citoyen et la nomination d’un nombre croissant de femmes dans la fonction publique. Le PNUD a accompagné ce processus de réforme dès le début, il a appuyé l’organisation d’un référendum pacifique sur la Constitution et a aidé le gouvernement a créer une plateforme nationale pour que les communautés puissent dénoncer la violence et y répondre. Les Kenyans ont raison de placer un haut degré de confiance  Voir

      • En Serbie, la corruption recule et l’optimisme renaît

        22 févr. 2013

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        Photo: Kenny Miller / Creative Commons

        En Serbie, le soutien du public à la lutte contre la corruption a fortement progressé en 2012 et la confiance de la population dans les institutions est en hausse. Une nouvelle enquête comparative du PNUD sur la corruption fait ressortir les chiffres suivants : - Deux fois plus de citoyens estiment que leur pays est « sur la bonne voie » et 25% considèrent que la corruption a reculé pendant le second semestre de 2012. - 41% pensent que la corruption va reculer au cours des 12 prochains mois. - La proportion de personnes déclarant avoir versé des pots-de-vin a fortement baissé, et ne représente plus que 8 % de la population. Dans la grande majorité des cas, ces pots-de-vin n’ont pas été sollicités et ont été versés en échange d’un service ou dans le cadre d’une infraction, par exemple pour éviter de payer une contravention. - 40 % des Serbes déclarent qu’ils « refuseraient » de payer un pot-de-vin si on le leur demandait et 33 % indiquent qu’ils chercheraient de l’aide ailleurs. - 71 % sont favorables à des « sanctions sévères » et 79 %, à des « sanctions pénales très lourdes » contre les abus et la  Voir

      • Le relèvement du Pakistan en images

        15 févr. 2013

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        Le PNUD a contribué à la reconstruction d'une école détruite par les inondations. (Photo: Satomi Kato/UNDP)

        Cette semaine, j’ai eu le très grand plaisir de m’exprimer à Washington devant le National Press Club, qui a organisé une exposition de photos prises au Pakistan entre 2010 et 2011 par la journaliste japonaise Satomi Kato. Des partenaires clés des États-Unis, du Japon, du Pakistan et d’autres États, des représentants de la Banque mondiale et des organisations de la société civile figuraient parmi les visiteurs venus voir ces images remarquables, illustrant les efforts de relèvement entrepris par le PNUD après les inondations qui ont dévasté le pays. Le PNUD a pour vocation de tout mettre en œuvre pour parvenir à des résultats concrets et mesurables. Il s’agit là d’un aspect essentiel de nos efforts pour optimiser l’impact de nos activités, tout en garantissant à nos partenaires la transparence et la redevabilité qu’ils attendent légitimement de nous. Ces photos sont autant de preuves des résultats tangibles et de l’importance de notre action à long terme en faveur du développement. Au-delà des tableaux, des indices et des taux de croissance, l’action du PNUD se reflète également dans les visages ainsi que les témoignages des personnes et des communautés auxquelles il est venu en aide. Les inondations au Pakistan ont causé des dégâts  Voir

L'Administrateur du PNUD

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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