Notre perspective

      • L'État de droit commence par la justice et la sécurité

        20 sept. 2013

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        Abdul Wasa Antazar, district adjoint en Afghanistan, parle en faveur des droits des femmes, lors d'une formation sur l'accès à la justice du PNUD. (Photo: Farzana Wahidy / PNUD)

        Dans des pays comme la République démocratique du Congo, où les femmes sont constamment exposées aux violences sexuelles, ou le Guatemala, où la non-réparation des injustices du passé menace la réconciliation, c'est la même histoire : l'absence de justice et de sécurité engendre une culture de l'impunité. À terme, cela peut déstabiliser des pays, multiplier les risques d'hostilités et entraver la réalisation des objectifs de développement.   Pour soutenir les pays en conflit et les aider à renforcer leur résilience, il me paraît indispensable d'améliorer les services de justice et de sécurité, de moderniser les mécanismes judiciaires, d'accroître le nombre d'avocats et de juges, tout en leur apprenant à prendre les décisions justes, de rendre la police plus responsable et digne de confiance et de protéger et soutenir les rescapés des violences sexuelles et sexistes. Et pour que ce travail ait un effet durable, les citoyens doivent comprendre le système judiciaire et la protection à attendre des forces de sécurité et pouvoir y accéder. Beaucoup a déjà été accompli grâce à l'appui du PNUD et de ses partenaires, même si l'on ne prend en compte que l'année écoulée : •    Au Guatemala, les taux d'homicide ont baissé pour la troisième année de  Voir

      • Sans diversité, point de démocratie

        19 sept. 2013

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        Des Libyennes montrent fièrement leurs doigts encrés après avoir voté aux élections générales du Congrès national le 7 Juillet 2012. Photo: Samia Mahgoub/PNUD

        L'histoire se répète, dit-on. En 2004, le PNUD a publié ce qui me semble être un de ses meilleurs Rapports sur le développement humain (RDH), La liberté culturelle dans un monde diversifié. La gestion de la diversité culturelle y est présentée comme un défi central de notre temps, et les choix politiques reconnaissant la diversité des ethnies, religions, langues et valeurs comme un aspect incontournable du paysage politique du 21e siècle. Mais les préconceptions subsistent toujours, comme le prédisposition supposée de certaines cultures au progrès en raison de leurs valeurs démocratiques inhérentes. En 2004 comme aujourd’hui le Rapport du PNUD a démontré que rien ne justifie l'alternative entre acceptation de certaines cultures telles qu'elles sont et promotion de la démocratie. Malheureusement, beaucoup continuent de la soutenir, citant l'exemple du « Printemps arabe » qui se fige en « Hiver islamique ». Au fil du temps, j'ai compris que la démocratie ne peut exister sans diversité. Mon travail au sein de la société civile et à l'ONU a fini par me convaincre que la prise en compte de la diversité au sens le plus large reste un des principaux défis de la démocratie et du développement. C'est une des leçons tirées de la vague de révolutions  Voir

      • Consolider les acquis démocratiques au Rwanda

        16 sept. 2013

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        Près de 75.000 bénévoles ont assisté les bureaux de vote lors des élections législatives au Rwanda. Photo @ Guillaume de Brier / ONUSIDA

        Le Rwanda est connu pour ses magnifiques paysages et une faune unique au monde. J’ai récemment vu le pays se distinguer par un fort taux de croissance et une baisse de la corruption, des centres-villes rénovés, et le taux de représentation le plus élevé des femmes au parlement (52 pour cent). Les prochaines élections parlementaires prévues du 16 au 18 septembre auront pour toile de fond les progrès en matière de gouvernance démocratique. Le gouvernement vient d’adopter une série de mesures permettant aux medias, à la société civile et aux partis politiques de jouer un rôle plus important dans le processus démocratique. Les candidats en lice, représentant les femmes, les jeunes et les handicapés vont se disputer 80 sièges. Près de 6 millions de personnes sont inscrites sur les listes électorales, soit une hausse une augmentation de 1,3 millions d’électeurs par rapport  au scrutin de 2008. Dans un souci d’efficacité et d’économie, la commission électorale nationale va recruter près de 75 000 volontaires pour s’assurer que le vote et le décompte des voies se déroule de manière libre, juste et transparente. Elle pourra ainsi faire baisser le prix du scrutin jusqu’à moins de 2 dollars par électeur, soit le coût le  Voir

      • Le visage humain de la transformation du Myanmar

        13 sept. 2013

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        Les femmes dans l'État de Chin au Myanmar deviennent autonomes grâce à des formations en finance à travers des ateliers du PNUD. (Photo: PNUD Myanmar)

        Si vous suivez l’actualité du Myanmar, vous savez certainement que le pays subit simultanément trois profondes transformations : Construction de la nation : Il est en train de tourner la page de la guerre civile et de passer à une union solide et harmonieuse  Évolution politique : Après des décennies d’un régime militaire répressif, il jette les bases une démocratie participative  Évolution économique : D’une économie dirigiste fondée sur l’autarcie, il est en train de se transformer en une économie de marché Des centaines de pages et des milliers de câbles ont été écrits au cours des dix-huit derniers mois sur cette évolution (et épluchés scrupuleusement de Beijing à Bruxelles ou Boston). Rares sont les rapports au ton mesuré, et cela se comprend, car ces réformes auxquelles méritent en effet des adjectifs tels que « historique », « spectaculaire » et « sidérant ». Les mots manquent d’ailleurs pour décrire ce que nous observons dans ce pays : plus de 60 millions d’histoires où la vie d’un être humain prend un nouveau tournant ici et maintenant. Quelques exemples : - Dans l’ancienne capitale, Yangoon, un père ancien travailleur journalier peut lancer son entreprise grâce aux nouvelles opportunités qu’offre l’économie.  - À Mandalay, capitale commerciale du pays, une ancienne victime de la violence domestique  Voir

      • Tuvalu s’adapte au changement climatique

        11 sept. 2013

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        Un projet luttant contre le changement climatique à Tuvalu aide les habitants de l'île à planter des plantes résistantes à la sécheresse et à cultiver des jardins potagers. (Photo: PNUD Fidji, Bureau multi-pays)

        À chaque fois que mon vol Air Pacific approche de Tuvalu, petite nation constituée d’un atoll de 9 îles habitées, et que je regarde cette étroite bande de terre par le hublot, mon esprit remonte au temps où les premiers polynésiens embarquèrent pour un long voyage il y a plus de 2000 ans. Je ne sais pas pourquoi ils ont enduré  le long et pénible voyage sur ce vaste océan, mais je sais pourquoi ils sont restés une fois arrivés sur ces îles connues sous le nom de Tuvalu : l’eau douce.   Mais, comme le changement climatique affecte les précipitations et que l’élévation du niveau des océans augmente la salinité de la nappe phréatique, l’eau est peut-être aussi la raison pour laquelle leurs descendants quittent maintenant leurs terres ancestrales. Les habitants de Tuvalu ne peuvent plus compter sur leurs eaux souterraines et dépendent entièrement de l’eau de pluie collectée et stockée dans des citernes.  En 2011, Tuvalu a connu l’une des plus grandes sécheresses de son histoire, ce qui a plongé le pays dans un état d’urgence nationale. Alors que la moyenne globale de consommation d’eau est de 100 litres d’eau par personne et par jour, les habitants de Tuvalu, eux,  Voir

      • 40 ans après, l’exemple du Chili prouve que la liberté politique est cruciale pour le développement

        11 sept. 2013

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        Un enfant dans le bidonville de Juan Pablo II à Santiago, au Chili. Photo: Nicolas Pinto Tironi / PNUD

        Quarante ans après que le coup d’état qui a renversé le président Salvador Allende élu démocratiquement, on me demande toujours si l’on ne devait pas le miracle économique chilien au général Augusto Pinochet ? Suite au récent coup d’état en Egypte, le Wall Street Journal prétendait que « les Égyptiens seraient chanceux si leurs nouveaux dirigeants, prenant exemple sur Augusto Pinochet, s’entouraient de réformateurs libéraux et pilotaient la transition démocratique ». Pinochet incarne une contradiction troublante. Le général est loué pour avoir fait de l’économie chilienne l’une des plus prospères d’Amérique Latine. Pour ses apologistes, la brutalité et la corruption de son régime constituent le principal revers de la médaille. Si seulement Pinochet avait modernisé l’économie chilienne sans faire assassiner, torturer et exiler des dizaines de milliers de dissidents et ne s’était pas fait prendre avec comptes cachés à l’étranger. Ce sont les prédécesseurs de Pinochet qui ont jeté les bases de la modernisation économique dans un contexte démocratique. La réforme agraire des années 1960 et du début des années 1970 a permis au régime militaire de promouvoir le secteur de l’agro-industrie et une économie d’exportation. En 1970 le taux d’illettrisme était inférieur à 10 pour cent, la malnutrition et la mortalité infantile étaient en baisse et  Voir

      • Ni producteur, ni utilisateur : la Zambie et les munitions à fragmentation

        09 sept. 2013

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        Un survivant de deux accidents à la bombe à fragmentation en Iraq. De nombreux pays à travers le monde ont souffert de la dévastation causée par les armes à fragmentation, dont la Zambie qui essaie d'y mettre fin. (Photo: Giovanni Diffidenti)

        La Zambie connaît bien les problèmes liés aux munitions à fragmentation, des armes qui peuvent être larguées depuis les airs ou lancées du sol et libèrent des milliers d'éclats en explosant. Plus connues sous le nom de bombes à fragmentation, elles sont créées pour tuer des personnes, détruire des véhicules ou des bâtiments et se propager sur de vastes étendues. Les bombes qui n’explosent pas peuvent rester dissimulées pendant des années et constituent un grave danger pour les habitants déboisant les forêts ou travaillant dans les champs bien après que le conflit soit terminé. Une étude nationale menée en Zambie entre 2006 et 2009 révèle que des mines terrestres et des restes de munitions à fragmentation existent encore dans les régions frontalières  du pays. Ce cruel héritage de conflits voisins à la Zambie est une entrave au développement, et la coûteuse localisation et destruction de ces armes doit être assumé par un pays qui ne les a jamais produit ni utilisé. C’est une histoire ancienne et la Zambie n’est pas le seul pays concerné, de nombreuses communautés dans le monde étant les victimes de la dévastation causée par les munitions à fragmentation au fil des générations. Mais le slogan « ni producteur,  Voir

      • L’emploi et la protection sociale au service d’une croissance inclusive

        30 août 2013

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        Un agriculteur et sa famille en Inde sont les bénéficiaires du Programme national de garantie d'emploi rural, qui a été outil efficace de protection sociale. (Photo: Samrat Mandal / PNUD Inde)

        Notre monde est monde secoué par des crises en tout genre qui peuvent freiner voire inverser les considérables acquis dans le domaine du développement humain. Il est même prouvé que certains indices de développement humain baissent dans des contextes de crise. Par exemple, après la crise asiatique de 1997, le taux de pauvreté de la République de Corée est passé de 2,6% à 7,3% en 1998. En Indonésie, le taux de pauvreté a presque doublé pour la même période. La protection sociale peut aider les populations, les familles et les économies à se remettre des crises économiques. Les pays disposant d’un système de protection sociale sont mieux armés pour y faire face et récupérer plus vite. Le Brésil, par exemple, fut l’une des dernières économies touchées par la crise et l’une des premières à remonter la pente. Une des principales raisons tient à l’augmentation des transferts d’argent liquide aux familles qui ont aidé à atténuer les effets négatifs de la crise. Mais, à moins de tenir compte d’autres facteurs économiques, toute protection sociale a ses limites. Le lien entre protection sociale et emploi est particulièrement important puisque les emplois, qui fournissent les aides de base, sont essentiels pour aider les  Voir

      • Arendalsuka : Changer de sujet sur l’environnement | Olav Kjørven

        23 août 2013

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        Les consultations nationales sur l'agenda de l'après-2015 avec les peuples indigènes guaraní à Panambizinho, dans l'état du Mato Grosso do Sul au Brésil. Photo: Julia Wenceslau/UNDP Brazil.

        Arendalsuka. Cela vous dit quelque chose ? À moins d’être norvégien, vous n’en avez probablement jamais entendu parler. Arendalsuka est une innovation norvégienne qui ne manque pas d’intérêt : il s’agit d’un débat public annuel à Arendal où divers intervenants dans les domaines de la politique et de l’industrie rencontrent le public pour débattre des politiques publiques et du développement de nouvelles politiques. J’ai eu le plaisir d’y participer et de présenter notre point de vue sur l'intégration de la durabilité environnementale dans le prochain agenda, qui fera suite aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Alors que la date cible de 2015 pour les OMD approche, les Nations Unies mènent une initiative de sensibilisation du public sans précédent. Jusqu'à présent, celle-ci a permis à près de 1,3 million de personnes dans 194 pays d'exprimer leurs attentes pour les prochains objectifs de développement. En permettant aux membres du public de se réunir, de discuter et de prendre des mesures concrètes pour développer des voies d'action menant à un avenir plus durable, cette nouvelle approche modifie le processus de prise de décision multilatérale. L’opinion du public est prise en compte par les États membres et est intégrée au processus qui servira à réaliser  Voir

      • Établir un lien entre la lutte contre le VIH et les droits des femmes

        22 août 2013

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        Le VIH demeure la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer, et est responsable d'au moins 20% des décès maternels (Photo: Marguerite Nowak / PNUD Iran)

        Les femmes séropositives sont souvent stigmatisées et font l’objet de discrimination, ainsi que de violations flagrantes, comme la stérilisation forcée. En même temps, la violence sexiste les expose à un risque accru de contracter le VIH.: une enquête réalisée en Afrique du Sud a montré que, chez les jeunes femmes, une nouvelle infection sur huit est causée par la violence sexiste. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes adoptée en 1979 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle prescrit certaines mesures spécifiques pour promouvoir l'égalité des sexes dans tous les domaines, y compris la discrimination sexiste dans le contexte du VIH. Les cas où l’inégalité entre les sexes exacerbe les risques de contracter le VIH varient grandement et sont légion. Ils comprennent les droits légaux et droits de propriété inadéquats ou inexistants, les mariages d'enfants, les taux d'échec scolaire plus élevés, le refus de dispenser des soins vitaux et la violence conjugale. Le VIH demeure la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer et il est attribuable à au moins 20 % des décès maternels. Selon l’ONUSIDA, chaque minute, une jeune femme est infectée par le VIH. La Convention sur l'élimination  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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