Notre perspective

      • Engageons les parlementaires à parler du VIH et des droits de l'homme

        21 août 2014

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        Dépistage du VIH/sida au Soudan du sud. PHOTO: MARGUERITE NOWAK / PNUD au Soudan du Sud

        Je travaille depuis plusieurs années avec des décideurs et des législateurs pour lutter contre le VIH en tenant compte des droits de l’homme et contribuer à enrayer l’épidémie. Cette tâche nécessite souvent d’aborder des sujets gênants tels que la classe sociale, la sexualité ou des comportements réprouvés tels que la toxicomanie. La démarche implique aussi des groupes sociaux marginalisés tels que les travailleurs du sexe, les transsexuels, les homosexuels et les toxicomanes. Souvent, les parlementaires ne sont pas au fait des facteurs complexes qui interviennent dans la propagation du VIH au sein de ces communautés vulnérables, en particulier les effets de la  la stigmatisation et de la discrimination. Mais j’ai vu des personnes influentes – avocats, juges, ou policiers – stimuler des avancées législatives pour protéger les personnes atteintes du VIH, qui bénéficient à la société dans son ensemble.   Sensibiliser les parlementaires à ces questions peut donc contribuer à changer  les choses, même si ce processus est souvent lent et onéreux. Au PNUD, nous jouons un rôle déterminant pour faire participer les gouvernements et renforcer leurs capacités à faire face à de nombreuses questions de développement, y compris le VIH et la nécessité d’adopter des approches fondées sur les droitsVoir

      • Donner un sens à notre monde : La contribution du développement | Helen Clark

        11 août 2014

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        Réfugiés sud-soudanais dans le nord de l'Ouganda. Photo: F. NOY / HCR

        Ces derniers temps, des crises successives se disputent les titres de l'actualité et des personnalités telles que le Secrétaire d'État John Kerry et le Secrétaire-général de l'ONU multiplient les navettes diplomatiques. Entre les conflits à Gaza et dans l'est de l'Ukraine, en Syrie, en Irak, en Libye, au Soudan du Sud, en République centrafricaine, au Mali et au Nigeria, le coût du secours humanitaire est devenu exorbitant. Fin juin, les appels coordonnés de l'ONU pour les crises humanitaires s'élevaient déjà à 16,4 milliards de dollars.  Aurait-on pu faire plus pour prévoir, prévenir ou tempérer ces traumatismes ? En un seul mot : Oui. Et il est urgent d'anticiper les crises et catastrophes futures, car le développement et la survie des communautés sont en jeu. D’après les estimations, chaque dollar dépensé pour la préparation aux catastrophes permet d'économiser en moyenne sept dollars pour le relèvement. Par contre, les dépenses consacrées aux États fragiles ou encore en conflit absorbent une part significative de l'aide publique au développement.  Une bonne partie de cette aide va au secours humanitaire, ne laissant qu’une faible marge de manœuvre pour les investissements à long terme susceptibles de promouvoir la gouvernance inclusive, désamorcer les tensions locales et éviter les conflits. Pour faireVoir

      • Bâtir la grande entreprise du développement | Leisa Perch

        06 août 2014

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        En Inde, les femmes sont les plus durement affectées par les conditions climatiques extrêmes. Foto: Prashanth Vishwanathan/ PNUD en Inde

        De nos jours, les politiques de développement international parlent de développement « axé sur les gens ». Mais nos objectifs font encore toujours référence à la société, l’économie et l’environnement comme s’il s’agissait d’enjeux distincts. Mon récent travail avec le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) m’a montré que dissocier ces 3 aspects entrave les opportunités et la créativité, et peut aussi causer plus de tort que de bien. Afin de mieux comprendre la complexité et la nuance de ces différents domaines, le GIEC a étudié leurs relations de plus près. Il en ressort que notre méthode est malheureusement plus conservative que progressive. Il est primordial d’agir pour résoudre le problème de l’inégalité au niveau international et de comprendre qu’il ne s’adresse pas qu’aux pays ou aux personnes. Comme le GIEC le souligne, notre approche doit mettre en évidence l’inégalité des pays dans leur capacité à gérer le problème du changement climatique. Les objectifs du développement durable sont plus qu’une simple alternative aux Objectifs du millénaire pour le développement. Les précédents accords, y compris le protocole de Kyoto, ne suffisent plus ; les prochaines négociations sur le changement climatique devront aller plus loin. Si nous avançons lentement, ce n’est pas la fauteVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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