Notre perspective

      • Analyse de la parentalité en Amérique Latine et aux Caraïbes

        21 avr. 2014

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        Les femmes continuent à assumer principalement les tâches ménagères et familiales. ©Mauricio Martínez pour le PNUD au Salvador

        Au cours des dix dernières années, 22,8 millions de femmes ont rejoint le marché du travail en Amérique latine et aux Caraïbes. Elles représentent aujourd’hui plus de 100 millions de travailleurs au sein de la population active. Leur contribution à la main-d’œuvre dans les zones urbaines (52,6 %) reste malgré tout inférieure à celle des hommes (79,6 %) et se restreint à des emplois médiocres. Cette situation a des conséquences négatives sur leurs revenus ainsi que sur leur potentiel rôle en faveur du développement, elle s’explique par le fait que la majorité des femmes actives continue de se charger des tâches domestiques et familiales. La répartition du travail rémunéré et domestique entre hommes et femmes met en lumière deux points essentiels.  • Premièrement, les hommes sont fortement associés au travail rémunéré et les femmes aux rôles reproductifs.  • Deuxièmement, l’organisation traditionnelle du travail productif empêche une implication plus importante des hommes dans les tâches domestiques.  En analysant le droit du travail dans les pays d’Amérique Latine et des Caraïbes, on observe que les lois ont été créées afin de profiter aux travailleurs masculins du secteur industriel qui travaillent à plein temps et qui sont chargés de faire vivre le foyer. Elles ne comportent  Voir

      • Trouvons ensemble des solutions à l'insécurité


        17 avr. 2014

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        Face aux inquiétudes concernant l’insécurité en Amérique latine, les pouvoirs publics ont souvent opté pour des solutions rapides à fort pouvoir médiatique en augmentant la présence militaire et en précipitant les réformes pénales. Malheureusement, ces initiatives n’ont pas produit les résultats escomptés.  Forts de ce constat, certains pays comme la Bolivie, le Brésil, le Costa Rica ou la République dominicaine ont cherché à développer des solutions plus exhaustives visant à développer le pouvoir coercitif de l'État et les efforts de prévention de la violence. Ils ont réussi à mettre en œuvre des politiques de sécurité globales à court, moyen et long terme.  Au cours des dernières années, le soutien des États dans le développement et l’évaluation de ces initiatives est devenue l’une des priorités du PNUD, qui privilégie tout particulièrement au respect des droits de l’homme et à la lutte contre les violences sexistes. Au Brésil, la 1ère Conférence nationale sur la sécurité publique (CONSEG) a marqué une étape historique en réunissant au total 1,5 millions de Brésiliens représentant les municipalités, les États, les professionnels de la sécurité, les organisations sociales et les fonctionnaires publics chargés des questions de sécurité. L'objectif de cette conférence était de définir les principes et les lignes  Voir

      • Sierra Leone : des « diamants du sang » au développement à long terme

        11 avr. 2014

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        Depuis la guerre civile, le drapeau de l'ONU représente un symbole d'espoir pour la population en Sierra Leone. Partout, les enfants accourent et agitent les mains au passage des voitures marquées du sigle des Nations Unies. ©Silke v. Brockhausen/PNUD

        Nous avançons prudemment sur la route accidentée qui mène de Kenema à Koindu, en Sierra Leone. À bord de nos véhicules, nous voyons défiler des dizaines d’habitations incendiées et criblées de balles. Ces ruines sont tout ce qui reste des solides maisons de briques et de pierre qui existaient jadis, avant qu’une violente guerre civile ne touche le pays. C’est ici qu’environ 1 200 rebelles aux ordres de l’ancien chef de guerre Charles Taylor ont lancé la campagne dévastatrice qui a marqué le début d’années de combats. Pendant cette guerre, des dizaines de milliers de personnes ont trouvé la mort et plus de deux millions d’habitants (environ un tiers de la population) ont dû fuir, perturbant le fonctionnement de quasi toutes les institutions nationales. Après plus de 15 années d’opérations de maintien de la paix, le Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone (BINUCSIL), la dernière Mission des Nations Unies dans cette région, a quitté les lieux fin mars. Depuis le début de la guerre civile, le drapeau de l’ONU était un symbole d’espoir pour cette population en difficulté. Une bonne partie des 17 000 Casques bleus débarqués avec la Mission des Nations Unies  Voir

      • Œuvrer pour la dignité et les droits de l'homme

        07 avr. 2014

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        Photo: PNUD Rwanda

        Aujourd’hui, le monde entier se joint au Rwanda, un pays désormais prospère, pour commémorer le vingtième anniversaire du génocide des Tutsi. Malheureusement, le système des Nations Unies et la communauté internationale n’ont pas pu arrêter les événements tragiques qui se sont déroulés dans le pays. De plus, l'Organisation des Nations unies n’a pas été en mesure de protéger la plupart des membres de son personnel au Rwanda. Les conséquences de la négligence des signes avant-coureurs du génocide resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Aujourd’hui, l'ONU et la communauté internationale sont mieux préparées pour anticiper et prévenir les crises, à y faire face et à protéger leur personnel. De plus, d'importants mécanismes, comme le Tribunal pénal international pour le Rwanda et la Cour pénale internationale (CPI) ont été créés pour mettre fin à l'impunité.
 Toutefois, des tragédies humaines continuent d'être perpétrées à grande échelle. En ce moment, des millions de personnes sont affectées par la crise en République centrafricaine et au Soudan du Sud, pour ne citer que ces exemples. C'est pourquoi le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a lancé le Plan d’action « Les droits avant tout ». Cette initiative vise à renforcer la capacité de l’ONU à prévenir les  Voir

      • Donnons des ressources à la jeune génération

        31 mars 2014

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        Des jeunes bénévoles, en Syrie. ©PNUD

        Notre planète compte 1,8 milliards de jeunes. Un tiers d’entre eux vit dans des pays qui ont connu des conflits violents et 75 millions sont sans emploi. Cette situation ne peut s’éterniser. Alors que le PNUD lance sa première Stratégie mondiale pour la jeunesse, « Des jeunes autonomes pour un avenir durable »  à Tunis, il devient indispensable de collaborer avec les membres de ce groupe d’âge, en particulier ceux qui sont dans le besoin, si nous voulons atteindre un développement humain durable. Au cours des consultations sur le développement post-2015, les jeunes ont fait entendre leur voix pour réclamer une éducation, des emplois, un gouvernement honnête et réactif et le droit de participer aux prises de décision. Ils ont des idées innovantes et sont prêts à s’impliquer dans les causes auxquelles ils croient,  voire même à prendre des risques. Non seulement ils méritent d’être entendus, mais il est également nécessaire de les écouter et de prendre leur point de vue en considération. Il est temps d’ouvrir des portes.  Le PNUD est prêt à faire ce qu’il faut pour renforcer sa coopération avec les jeunes eux-mêmes, hommes et femmes, ainsi qu’avec leurs organisations, d’autres partenaires onusiens, les pouvoirs publics, les organisations de  Voir

      • PNUD-UE : un partenariat modèle

        31 mars 2014

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        Des pisciculteurs au Cambodge s'adaptent au changement climatique avec l'appui d'un projet financé par la Comission Européenne. (Photo: Alejandro Boza/PNUD Cambodge)

        Cette année nous fêtons le 10ème anniversaire du partenariat entre le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Union européenne (UE). Cette relation s’est à l’origine forgée autour du même constat : pour avancer résolument dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités, il faut un multilatéralisme coordonné. L’expérience a porté ses fruits. Dans la dernière décennie, l’Union européenne a financé les activités du PNUD dans 115 pays à hauteur de 3,3 milliards d’euros. Les résultats sont concrets : • Le partenariat a permis d’organiser des élections dans 53 pays. • Au Pakistan, le partenariat PNUD-UE a aidé 5,5 millions de personnes en remettant en état 4 000 villages après le séisme de 2005 et les inondations de 2010. Les programmes d’emplois temporaires ont bénéficié à 1,3 million de personnes, dont 40 % de femmes. • 28 pays ont reçu une assistance pour mieux se prémunir contre les catastrophes naturelles. • Dans le cadre de l’Initiative Pauvreté-Environnement, qui soutient 24 pays dans plusieurs régions du monde, le partenariat a permis de prendre compte les liens entre pauvreté et environnement dans les plans de développement nationaux. • Dans le domaine du changement climatique, le partenariat aide 25 pays à mettre en œuvre des  Voir

      • État de droit : comment innover ?

        25 mars 2014

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        La campagne 'My World, My Georgia' a eu recours à une méthode originale de collecte et d'analyse de données : les micro-récits. ©PNUD Géorgie

        Des étudiants et des chercheurs en droit de l'Université d'Oxford m'ont récemment demandé s'il était possible d'innover en matière d'État de droit. À mon avis, une transformation radicale de notre approche de cette question et de celle de la gouvernance s'impose, à tous les niveaux.  De nombreux obstacles s'opposent à la justice et à l'État de droit, surtout lorsque la pauvreté, l'exclusion, la marginalisation et l'insécurité sont élevées. Les lois et les institutions judiciaires - formelles et informelles – peuvent être biaisées ou discriminatoires. Les systèmes judiciaires et juridiques peuvent s’avérer inefficaces, lents et peu fiables. La population peut ignorer ses droits et il peut y avoir une culture de l'impunité des infractions.  Il faut soutenir nos efforts pour que l'État de droit, l'autonomisation juridique et l'accès à la justice intègrent le quotidien des groupes les plus vulnérables et défavorisés et que ceux-ci puissent accéder à davantage d'opportunités. Le défi, c'est de faire plus avec moins. Nos structures, systèmes et processus classiques se révèlent inadaptés face aux nouveaux défis du développement. Notre système judiciaire n'est pas des plus transparents, recouvrir et révéler les informations peut s’avérer difficile. Il nous faut compléter les enquêtes classiques par de nouvelles idées, des ressources et  Voir

      • Comment mieux former les jeunes ?

        24 mars 2014

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        Le rapport sur le développement humain du Panama identifie des compétences clés « socio-émotionnelles » qui doivent être renforcés par les parents et les familles. ©PNUD Panama

        Le dernier rapport sur ​​le développement humain du Panama traite de la petite enfance, de la jeunesse et du renforcement des capacités. Il aborde donc des questions difficiles, telles que la formation, la famille, l'éducation et les perspectives professionnelles des jeunes. Bien que fondamentale, la formation constitue un problème à court terme. Beaucoup d’employeurs avouent préférer recruter des personnes créatives et faisant preuve d’initiative, car il s’agit d’atouts plus rares à trouver. Nous devons donc bien développer les compétences de base. Le rapport identifie également un certain nombre de compétences clés « socio-émotionnelles » qui ne sont pas prisées par le système éducatif ou dans d’autres espaces sociaux. Le rôle de la famille est également mis en exergue non pas en raison de sa structure ou de son idéal, mais en raison des fonctions qu’elle remplit en matière d'élargissement des choix susceptibles de s’offrir aux enfants. Les jeunes qui ont fait des  études poussées et qui aspirent à un autre type d'économie et de société, ont une autre conception du développement. La question n'est donc pas de savoir comment ils peuvent s’adapter, mais plutôt comment leurs aspirations et leurs idées peuvent enrichir notre monde. Beaucoup d’entre eux (les « ninis ») ne sont pas pris  Voir

      • Comment rendre les ONG plus innovantes? Des idées, s’il vous plaît!

        19 mars 2014

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        La responsable d'un centre de refroidissement du lait en Inde, construit grâce à un programme conjoint du PNUD en Inde et de la Fondation IKEA, lancé en 2009 pour promouvoir l'émancipation sociale, économique et politique des femmes. ©Graham Crouch/PNUD

        L’innovation ! Qui pourrait être contre ? Personne, pas même King Jong Un, semble-t-il. Les experts internationaux de l’aide et du développement en débattent de plus en plus souvent : c’est quoi, l’innovation ? Comment en faire plus ? Qui fait figure de modèle  ? L’innovation est résolument à la mode. Le débat se situe majoritairement au niveau de la programmation (activités de terrain) ou de la gestion interne (l’envie inextinguible de restructurer) et s’inspire de réflexions en la matière venues du secteur privé, au sein des instances gouvernementales ou dans le monde académique. Mais il existe un autre volet de notre action qui, en dépit de son importance croissante, semble rester en retrait du cirque de l’innovation : les activités de plaidoyer/de sensibilisation. Aussi m’a-t-on demandé de recourir au crowdsourcing pour glaner quelques idées. Peu-être que vous pourrez m’aidez… Des innovations, on en trouve plein dans nos activités de plaidoyer, avec l’introduction de nouveaux thèmes (notamment, une gamme entière de campagnes sur la fiscalité après la crise financière) et de nouveaux acteurs (des organes en ligne comme Avaaz et change.org).  Mais on constate aussi que beaucoup de choses n’ont pas changé : le cycle de notes d’orientation, de recommandations, de réunions des groupes de pression, d’interaction avec  Voir

      • Le Partenariat mondial est-il pertinent ?

        06 mars 2014

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        Un groupe de jeunes autochtones brésiliens réunis pour discuter de l'agenda pour le développement post-2015. ©Juliana Wenceslau

        À Washington, des agences et groupes de réflexion du gouvernement américain préparent la prochaine Réunion ministérielle du Partenariat mondial pour l'efficacité de la coopération au développement de Mexico.  Lors d'une récente réunion préparatoire, j'ai rencontré des enthousiastes et des sceptiques. Les optimistes ont souligné les progrès réalisés de Monterrey 2002 à Busan 2011 et l'option, prise depuis la Déclaration de Paris, d'aligner les programmes sur les priorités des pays en développement. Cela a permis de mieux harmoniser les actions entre pays donateurs et bénéficiaires et de promouvoir la responsabilité. Désormais, les acteurs intergouvernementaux, la société civile et le secteur privé sont associés au processus, qui prend en charge l'égalité des sexes, le financement du changement climatique et la lutte contre la corruption.  Pour les sceptiques, le « secteur de l'aide » a atteint un point critique, le soi-disant programme pour l'efficacité de l'aide ne mesure pas l'efficacité mais l'efficience, s'intéressant davantage aux procédures bureaucratiques qu'à l'impact réel de l'aide en termes de réduction de la pauvreté.  Pour l'érudit américain William Easterly, un de leurs porte-parole, l'échec de l'aide est dû en grande partie à l'absence de feedback et de responsabilité : « Les besoins des pauvres ne sont pas pris en charge parce qu'ils ont  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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