Notre perspective

      • Comment mieux former les jeunes ?

        24 mars 2014

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        Le rapport sur le développement humain du Panama identifie des compétences clés « socio-émotionnelles » qui doivent être renforcés par les parents et les familles. ©PNUD Panama

        Le dernier rapport sur ​​le développement humain du Panama traite de la petite enfance, de la jeunesse et du renforcement des capacités. Il aborde donc des questions difficiles, telles que la formation, la famille, l'éducation et les perspectives professionnelles des jeunes. Bien que fondamentale, la formation constitue un problème à court terme. Beaucoup d’employeurs avouent préférer recruter des personnes créatives et faisant preuve d’initiative, car il s’agit d’atouts plus rares à trouver. Nous devons donc bien développer les compétences de base. Le rapport identifie également un certain nombre de compétences clés « socio-émotionnelles » qui ne sont pas prisées par le système éducatif ou dans d’autres espaces sociaux. Le rôle de la famille est également mis en exergue non pas en raison de sa structure ou de son idéal, mais en raison des fonctions qu’elle remplit en matière d'élargissement des choix susceptibles de s’offrir aux enfants. Les jeunes qui ont fait des  études poussées et qui aspirent à un autre type d'économie et de société, ont une autre conception du développement. La question n'est donc pas de savoir comment ils peuvent s’adapter, mais plutôt comment leurs aspirations et leurs idées peuvent enrichir notre monde. Beaucoup d’entre eux (les « ninis ») ne sont pas pris  Voir

      • Comment rendre les ONG plus innovantes? Des idées, s’il vous plaît!

        19 mars 2014

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        La responsable d'un centre de refroidissement du lait en Inde, construit grâce à un programme conjoint du PNUD en Inde et de la Fondation IKEA, lancé en 2009 pour promouvoir l'émancipation sociale, économique et politique des femmes. ©Graham Crouch/PNUD

        L’innovation ! Qui pourrait être contre ? Personne, pas même King Jong Un, semble-t-il. Les experts internationaux de l’aide et du développement en débattent de plus en plus souvent : c’est quoi, l’innovation ? Comment en faire plus ? Qui fait figure de modèle  ? L’innovation est résolument à la mode. Le débat se situe majoritairement au niveau de la programmation (activités de terrain) ou de la gestion interne (l’envie inextinguible de restructurer) et s’inspire de réflexions en la matière venues du secteur privé, au sein des instances gouvernementales ou dans le monde académique. Mais il existe un autre volet de notre action qui, en dépit de son importance croissante, semble rester en retrait du cirque de l’innovation : les activités de plaidoyer/de sensibilisation. Aussi m’a-t-on demandé de recourir au crowdsourcing pour glaner quelques idées. Peu-être que vous pourrez m’aidez… Des innovations, on en trouve plein dans nos activités de plaidoyer, avec l’introduction de nouveaux thèmes (notamment, une gamme entière de campagnes sur la fiscalité après la crise financière) et de nouveaux acteurs (des organes en ligne comme Avaaz et change.org).  Mais on constate aussi que beaucoup de choses n’ont pas changé : le cycle de notes d’orientation, de recommandations, de réunions des groupes de pression, d’interaction avec  Voir

      • Le Partenariat mondial est-il pertinent ?

        06 mars 2014

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        Un groupe de jeunes autochtones brésiliens réunis pour discuter de l'agenda pour le développement post-2015. ©Juliana Wenceslau

        À Washington, des agences et groupes de réflexion du gouvernement américain préparent la prochaine Réunion ministérielle du Partenariat mondial pour l'efficacité de la coopération au développement de Mexico.  Lors d'une récente réunion préparatoire, j'ai rencontré des enthousiastes et des sceptiques. Les optimistes ont souligné les progrès réalisés de Monterrey 2002 à Busan 2011 et l'option, prise depuis la Déclaration de Paris, d'aligner les programmes sur les priorités des pays en développement. Cela a permis de mieux harmoniser les actions entre pays donateurs et bénéficiaires et de promouvoir la responsabilité. Désormais, les acteurs intergouvernementaux, la société civile et le secteur privé sont associés au processus, qui prend en charge l'égalité des sexes, le financement du changement climatique et la lutte contre la corruption.  Pour les sceptiques, le « secteur de l'aide » a atteint un point critique, le soi-disant programme pour l'efficacité de l'aide ne mesure pas l'efficacité mais l'efficience, s'intéressant davantage aux procédures bureaucratiques qu'à l'impact réel de l'aide en termes de réduction de la pauvreté.  Pour l'érudit américain William Easterly, un de leurs porte-parole, l'échec de l'aide est dû en grande partie à l'absence de feedback et de responsabilité : « Les besoins des pauvres ne sont pas pris en charge parce qu'ils ont  Voir

      • Cap sur l'après-2015

        24 févr. 2014

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        Les enfants de l'école Sivile Primary, à Western Cape, Afrique du Sud, ont participé à l'enquête mondiale MYWorld à l'occasion de Mandela Day. ©Zenani Mandela campaign 2013

        Dans quinze ou vingt ans, il est possible que nous vivions dans un monde où chacun aura suffisamment de nourriture et bénéficiera de l’accès aux services de santé de base, aux études et à l’emploi. Ce monde est bien différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, mais je suis optimiste, car une nouvelle vision émergente mobilise le soutien des gouvernements, des entreprises et de la société civile. Mon optimisme est motivé par les travaux du Groupe de travail ouvert sur les objectifs de développement durable (« Open Working Group on Sustainable Development Goals », ou OWG). Les 70 gouvernements qui font partir de ce groupe ont discuté de façon approfondie sur la manière de transformer nos économies, nos sociétés et notre environnement en un système plus durable.  Tous sont d’accord pour que les cibles ambitieuses en matière  d’auto-suffisance alimentaire, d’éducation, d’emploi, de  santé, d’énergie, d’eau et d’assainissement soient incluses dans les prochains objectifs de développement. Il en va de même pour la nécessité d’adopter des cibles visant à inverser le processus de dégradation environnementale et à protéger les écosystèmes. Un engagement en faveur de l’édification de sociétés justes pour les femmes et les filles existe. Les gouvernements veulent également inverser la tendance à l’aggravation  Voir

      • Un million de voix pour l'éducation

        20 févr. 2014

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        De jeunes Scouts participent au sondage MY World à Kigali, au Rwanda. ©Stanislav Saling / PNUD

        Quelle est selon vous la priorité numéro un en matière d’amélioration des conditions de vie? Une bonne santé, une espérance de vie plus longue, la prospérité?  Ou tout cela à la fois? Car la réponse englobe tous ces aspects, et cette réponse, c’est l'éducation. C’est ce qu’indique l’enquête mondiale des Nations Unies MY World, l’un des plus vastes sondages d'opinion jamais réalisés, et susceptible de façonner la politique mondiale. Un million de personnes, sur près des 1,5 million interrogées, déclarent que l'éducation est l’une des six priorités pour assurer un monde meilleur. Partout dans le monde, les gens savent que c'est l'éducation qui fait vraiment la différence dans leur vie. Qu'il s’agisse de jeunes hommes en Afrique, de femmes instruites en Europe, ou d’adolescents en Asie, comme Malala au Pakistan, tous rêvent d’un monde où chacun a la chance d'apprendre, de se développer, et de réaliser son potentiel. L'éducation est la clé dans la lutte contre les discriminations, pour l'amélioration de la santé et l’accès à de meilleurs emplois, et les gens le savent. Ils n'ont pas besoin de lire les statistiques (par ailleurs très nombreuses) qui prouvent qu'une population mieux éduquée est également plus saine, plus prospère, et vit en  Voir

      • 100 jours après le passage d’Haiyan aux Philippines

        14 févr. 2014

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        Le PNUD aux Philippines soutient le relèvement des populations après les destructions engendrées par Haiyan. ©PNUD

        Le 16 février marque les 100 jours depuis que le typhon Haiyan a dévasté les Philippines. L'intervention d'urgence est presque terminée et le début de la reprise à long terme a commencé. Je me suis rendu aux Philippines à deux reprises depuis qu’Haiyan a frappé. Dans les premiers jours, je suis allé aider à coordonner la réponse à cette tragédie. Tout récemment, je suis retourné aux Philippines pour apporter des conseils sur la transition vers le rétablissement à long terme. Les progrès au cours de ces 100 jours ont été remarquables. Immédiatement après la tempête, le PNUD a commencé à aider le gouvernement à se préparer à la reprise. Quelques semaines seulement après Haiyan, nous avons ainsi facilité une visite du gouvernement indonésien aux Philippines et la venue de Kuntoro Mangkusubroto, qui a dirigé l'effort de reconstruction à Aceh et Nias après le tsunami de 2004. Il a assisté à une réunion du gouvernement des Philippines sur la reprise, et a partagé avec ses collègues les défis et les leçons tirés de l’exemple de l’Indonésie. Pour avoir été discrète, cette visite n’en a pas moins été très précieuse pour les autorités philippines, et a conduit les experts du PNUD à commencer  Voir

      • Visibilité des transgenres : l’initiative « Sida Tchê »

        13 févr. 2014

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        Des militants transgenres dans le centre ville de Porto Alègre, au Brésil. ©Daniel de Castro/UNDP Brazil.

        La Semaine de la visibilité des transgenres vient de s'achever à Porto Alegre, au Brésil, avec trois jours de manifestations et de projets appuyés par l’initiative Sida Tchê, dans le cadre du Plan intégré d’d'aide aux régions les plus pauvres et les plus reculées du pays de l’ONU. Porto Alegre est la ville brésilienne au taux de séroprévalence le plus élevé  : 99,8 pour 100 000, alors que la moyenne nationale est de 17,9. Une étude récente dans l’un des hôpitaux de la ville montre qu’il est particulièrement élevé chez les femmes transgenres. « Si l’on examine les données sur les transsexuelles habitant la zone métropolitaine de Porto Alegre, on s’aperçoit que leur risque d’infection au VIH est 14,5 fois plus élevé.  Ces chiffres placent les femmes transgenres parmi les groupes les plus exposés à l’épidémie », explique le chercheur Brandelli Angelo Costa. La stigmatisation et la discrimination à l’égard des transgenres sont considérées comme la raison principale de cette vulnérabilité accrue La violence qui accueille la simple expression quotidienne de leur identité les exclut du processus de développement, restreint leurs choix de vie et leur interdit de combler des besoins essentiels comme l'accès à une éducation formelle, à un emploi  Voir

      • Croissance et inclusion : Un plan en quatre points pour l’Afrique

        03 févr. 2014

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        Développer le secteur de l’agriculture peut être un moyen de réduire efficacement la pauvreté dans les zones rurales. ©PNUD Burundi

        Favoriser le développement inclusif en Afrique tout en prévenant les conflits et réduisant de la pauvreté requiert des efforts durables. Premièrement, le continent est confronté à la difficulté de bâtir des économies capables de créer des emplois et une meilleure égalité des chances pour tous. Pour beaucoup de pays, mieux gérer les revenus générés par les ressources minières sera la clé de la diversification économique, de même que le réinvestissement de ces revenus dans les communautés au travers d’infrastructures et de services sociaux de qualité. Développer le secteur de l’agriculture, qui emploie jusqu’à 60 % de la main-d’œuvre africaine et principalement des femmes, peut être un autre moyen efficace de réduire la pauvreté dans les zones rurales, là où vivent beaucoup de groupes marginalisés. Deuxièmement, les populations défavorisées doivent avoir un accès égalitaire à la représentation politique, pour pouvoir participer à la prise de décisions et bénéficier du même niveau de développement à l’échelle nationale et locale. Lorsque des élections sont organisées, la participation à la vie politique peut aussi prévenir les cas de fraude, et la violence électorale. Il est aussi particulièrement important de faire participer les jeunes pour éviter les conflits. Au Kenya par exemple, les principes d’égalité et  Voir

      • Un effort conjoint : réflexions sur la faisabilité politique de la réduction des inégalités

        31 janv. 2014

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        En Somalie, une femme récolte l'eau d'une marre creusée grâce à un programme de soutien du PNUD aux communautés affectées par la sécheresse. ©PNUD Somalie

        Les inégalités occupent désormais une place prépondérante dans de nombreuses discussions sur le développement en général, et le programme de développement pour l’après 2015.  Cela n’est pas surprenant.  Le dénuement au coeur de l’abondance demeure la réalité quotidienne de centaines de millions de ménages dans le monde. Dans le même temps, une myriade de facteurs économiques, sociaux et culturels perpétuent les désavantages dont souffrent les groupes victimes de discriminations – les femmes, les personnes handicapées, les minorités ethniques et les personnes vivant dans les communautés rurales, pour n’en citer que quelques-uns. Malgré des progrès économiques impressionnants, l’humanité demeure profondément divisée.    Pour faire avancer le débat sur les causes et effets des inégalités ainsi que les manières de réduire ces inégalités, le Bureau des bonnes pratiques en matière de réduction de la pauvreté du PNUD a présenté un rapport portant sur certaines de ces questions. Parmi elles figure la question de la faisabilité politique de la réduction des inégalités, sur laquelle je vais faire porter cet exposé.  Une enquête mondiale ciblant les 375 décideurs politiques de 15 pays réalisée dans le cadre du rapport montre que les décideurs du monde entier considèrent la réduction des inégalités comme une priorité politique essentielle.  Voir

      • Réduction des inégalités en Amérique latine : quelles leçons pour les États-Unis ?

        29 janv. 2014

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        Une femme utilise des produits locaux pour son travail artisanal, dans la région de Salta, en Argentine. ©PNUD Argentine

        Alors que le débat sur les inégalités s'intensifie aux États-Unis, quelles leçons tirer de l'exemple latino américain qui, malgré la persistance du problème, est la seule région à avoir réduit les disparités de revenus au cours de la dernière décennie ?  Première économie du monde, les États-Unis n'en sont pas moins le plus inégalitaire des pays industrialisés. En 1979, 20 pour cent des Américains les plus riches se partageaient 43 pour cent des revenus nationaux, et 9 pour cent de ces revenus étaient détenus par à 1 pour cent d'entre eux. Aujourd'hui, ces deux tranches se taillent respectivement plus de 50 pour cent et près de 15 pour cent des revenus bruts.  Depuis, l'Amérique latine est progressivement devenue une région à revenu intermédiaire et a su réduire la pauvreté. Ces 10 dernières années, 16 pays sur 17 ont réussi à réduire fortement les disparités de revenus. Comment s'y sont-ils pris ?  D'abord, la réduction des inégalités est très largement causée par l'amélioration des revenus liés au travail domestique. En effet, la forte demande en produits ménagers née de la croissance économique a favorisé l'emploi et la hausse des salaires. Cela a permis d'amoindrir les disparités de salaires entre diplômés et travailleurs non qualifiés. Mais,  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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