Notre perspective

      • Le monde doit s'unir pour donner une nouvelle orientation au développement | Anne-Isabelle Degryse-Blateau

        12 juin 2012

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        Une écolière à ADDIS ABéBA en ETHIOPIE où la Corée est en passe d'accroître l'aide publique au développement. PHOTO: ONU/ ESKINDER DEBEBE

        La montée de l'Asie, les difficultés économiques de l'Occident, et l'importance grandissante des fondations et du secteur privé dans le développement, rendent plus que jamais nécessaire d'élargir les partenariats mondiaux pour le développement, lesquels doivent aussi refléter les aspirations des populations pauvres et marginalisées, qui veulent faire entendre leur voix. À l'occasion du quatrième Forum sur l'efficacité de l'aide, qui s'est tenu en 2011 à Busan en République de Corée, le groupe des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et des pays émergents, des donateurs traditionnels, des pays en développement, ainsi que des membres du secteur privé, de la société civile et d'autres groupes, se sont réunis pour approuver un nouveau partenariat mondial pour une coopération efficace au service du développement. Le large consensus qui s'est dégagé à Busan ouvre la voie à une coopération mondiale pour donner une nouvelle orientation au développement après l'expiration des objectifs du Millénaire pour le développement en 2015. Des concertations sur le nouveau cadre de développement sont en cours. Pour tenter de renforcer le consensus, les Nations Unies procèdent actuellement dans les pays et les régions à un vaste processus de consultation internationale. C'est dans cette perspective que 13 pays d'Asie seVoir

      • L’Afrique et l’Amérique latine renforcent leur coopération autour du développement

        29 mai 2012

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        Des programmes de transfert monétaire, tels que le Bolsa Familia au Brésil, ciblent les ménages à faible revenu, aident à réduire les niveaux de pauvreté et à accroître l'accès aux services d'éducation et de santé.

        Plus de 40 ministres du Développement social d'Amérique latine et des Caraïbes et d'Afrique se retrouvent cette semaine à Brasilia pour y explorer les possibilités d'échange d'expériences et de renforcement de la coopération dans la lutte contre la pauvreté. Le PNUD est fier d'être le facilitateur de cette rencontre historique. Cette réunion intervient à moins d'un mois de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable Rio+20. Elle réunira des leaders mondiaux et des milliers de représentants de gouvernements, du secteur privé et d'organisations de la société civile autour des moyens de bâtir un avenir plus durable, un enjeu crucial pour les pays développés comme pour les pays en développement. De toute évidence, les pays ne peuvent plus se permettre de favoriser la seule croissance sans considérer l’environnement et l’équité. Une croissance qui ne prend pas en compte le progrès  en termes de développement humain et du respect de l'environnement ne saurait consolider de telles avancées et détruira les écosystèmes dont dépend la vie sur notre planète. Il y a deux semaines, le Rapport du PNUD sur le développement humain en Afrique, consacré à la sécurité alimentaire, était lancé à Nairobi par le Président du Kenya. Malgré les importants tauxVoir

      • Comment l’Afrique peut-elle parvenir à la sécurité alimentaire ?

        22 mai 2012

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        C'est un paradoxe difficile a comprendre que l'Afrique subsaharienne, un continent dote d'autant de richesses, fasse toujours face a la famine et a la malnutrition. Photo: PNUD

        Situation des plus paradoxales, sur un continent doté d’immenses ressources agricoles, l’Afrique subsaharienne fait toujours face à la faim et à la malnutrition. Le paradoxe est d’autant plus frappant que la région a connu ces dernières années des taux de croissance économique élevés, parmi les plus forts au monde, et des améliorations de l’espérance de vie et de la scolarisation. Rien de cela toutefois ne s’est accompagné de progrès en matière de sécurité alimentaire. Près de 218 millions d’Africains, soit plus d’un sur quatre, restent sous-alimentés et plus de 55 millions d’enfants de moins de 5 ans, soit plus de 40 %, souffrent de malnutrition. Le spectre de la famine, qui a pratiquement disparu en d’autres lieux, continue de hanter de vastes groupes de population de la région : il s’est manifesté en Somalie en 2011 et le Sahel est de nouveau à risque en 2012. L’insécurité alimentaire chronique de l’Afrique subsaharienne provient de décennies de sous-investissement dans les campagnes, où l’infrastructure se détériore, l’agriculture languit, les inégalités fondées sur le sexe et autres facteurs se creusent et les systèmes alimentaires stagnent. Les petits agriculteurs, ceux-là mêmes dont dépend le relèvement du secteur agricole, se trouvent de longue date pris entreVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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