Notre perspective

      • Mettre fin à la violence envers les femmes relève de la responsabilité des communautés dans leur ensemble

        02 juin 2014

        image
        Le PNUD en Serbie oeuvre à la construction d'un environnement social propice à la réduction des violences faites aux femmes. ©PNUD Serbie

        De plus en plus, la participation de la société tout entière apparaît comme nécessaire pour lutter contre les actes de violence sexiste et protéger les survivantes. Déceler la violence envers les femmes, la dénoncer et la condamner publiquement relève de la responsabilité de tous : voisins, amis et famille, et engage également le système scolaire et les professionnels de la communication. Pour reprendre le proverbe africain « Il faut tout un village pour élever un enfant », il faut aussi toute une communauté pour mettre fin à la violence envers les femmes.  En Serbie, les organisations de l’ONU ont soutenu l’introduction d’un modèle de prestation de services multisectoriel dans 21 villes, et ont sponsorisé des formations spécialisées afin que la police, le personnel médical et social, les autorités judiciaires et les groupes de la société civile puissent comprendre leur rôle et mieux collaborer pour venir en aide aux victimes d’actes de violence. « À plusieurs reprises, une femme battue s’est présentée à l’hôpital avec des blessures, » explique un participant lors de la formation. « Nous nous doutions qu’elle avait été maltraitée par son partenaire, mais elle n’a jamais voulu l’admettre. La police est intervenue trois fois pour mettre fin aux violences mais à chaque fois, elle  Voir

      • Un partenariat en faveur du développement durable

        28 mai 2014

        image
        DES FEMMES préparent du poisson à l'aide d'UN CUISEUR SOLAIRE grâce à un projet financé par le programme de micro-financements du Fonds pour l’environnement mondial et le PNUD. Photo: PNUD en Mauritanie

        L’assemblée du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), l’instance dirigeant le partenariat entre le FEM et le PNUD, est une manifestation historique qui se tient tous les quatre ans.  Cette semaine, au cours de la 5è assemblée ayant lieu à Mexico, notre administrateur, Helen Clark, a réaffirmé notre attachement à ce partenariat, et au fait d’œuvrer de concert en faveur de l’environnement mondial et du développement durable. Au cours des quatre dernières années seulement, en tant que l'une des agences d’exécution des projets du FEM, nous avons permis à plus de 120 pays de bénéficier de plus d’1,9 milliard de dollars émanant de fonds gérés par le FEM et d’accéder au partage de coûts associés pour affronter leurs  problèmes environnementaux. Le FEM a octroyé plus de 12,5 milliards de dollars de subventions en faveur de 3 690 projets élaborés dans 165 pays pour traiter des enjeux environnementaux à caractère mondial.  Grâce à son Programme de microfinancements mis en œuvre par le PNUD, le FEM a également accordé plus de 16 000 petites subventions directes aux organisations communautaires et de la société civile, ce qui représente une somme totale de 653,2 millions de dollars. Nous considèrons le FEM comme un instrument indispensable au  Voir

      • L’État de droit et les services publics : des outils clés du développement

        23 mai 2014

        image
        Un employé compte les camions à la déchetterie Santo Nino à Tacloban, aux Philippines. ©LESLEY WRIGHT/PNUD PHILIPPINES

        Il ne suffit pas de simplement distribuer les services publics. Il faut aussi veiller à leur qualité ainsi qu’à l’’efficacité de la communication entre prestataires et bénéficiaires. En coopération avec la Swedish Folke Bernadotte Academy, nous avons mis au point un outil d’auto-évaluation à l’intention des gouvernements afin de localiser, comprendre et corriger les faiblesses de l’État de droit au sein de l’administration publique. Cet outil utilise six principes clairement définis : la légalité, l’accessibilité, la responsabilité, la transparence, le droit à être entendu et le droit de faire appel. L’outil évalue « la gouvernance des prestations de services » d’un point de vue législatif afin d’analyser les lacunes entre l’offre (la définition des services et leurs conditions de prestation) et la prestation des services (leur distribution et leur réception). Ce projet est actuellement piloté aux Philippines, en Ukraine et en Sierra Leone. Il sélectionne les procédures et les services administratifs qui ont une action positive sur les droits, les libertés ou les intérêts des particuliers, notamment dans le secteur privé. Cette évaluation a pour but de garantir que des mesures soient prises pour améliorer les performances du secteur public. Les résultats révèlent que les fonctionnaires sont souvent peu au courant de la législation  Voir

      • Une réalité qui dépasse la fiction : un monde sans électricité | Bahareh Seyedi

        21 mai 2014

        image
        L'accès universel à des services énergétiques modernes est réalisable d'ici 2030. Il n'y a pas de barrières techniques fondamentales, et il existe des solutions éprouvées et innovantes.

        Cette semaine, le dernier épisode de Revolution, une série américaine de science-fiction, passera à la télévision. L’histoire se déroule 15 ans après qu’un cataclysme ait plongé la planète dans l’obscurité. Plutôt insolite comme entrée matière pour un blog du PNUD. Laissez-moi vous expliquer pourquoi. Loin d’Hollywood et du monde décrit dans cette série, 2, 6 milliards de personnes vivent sans outils de cuisson modernes et 1,3 milliard sans électricité. Notre alimentation, notre éducation, notre santé ou notre environnement, c’est notre vie quotidienne qui dépend de l’accès à l’énergie. En Afrique subsaharienne, près de 80 % de la population utilise encore du bois de chauffe, du charbon ou se sert de déchets animaux et d’autres carburants polluants. Rien qu’en 2012, la pollution atmosphérique a entraîné la mort de 4,3 millions de personnes, soit plus que la malaria et le VIH/sida réunis. En Inde, dont le quart de la population vit sans électricité, l’accès à l’énergie se traduit par un taux de scolarisation plus élevé. Les enfants peuvent étudier après le coucher du soleil, de même, des journées de travail plus longues permettent aux femmes de monter leur entreprise ou aux entrepreneurs de de créer de nouveaux emplois. Les Nations Unies, en collaboration  Voir

      • Pakistan : au parlement, les femmes œuvrent en faveur du changement

        19 mai 2014

        image
        RÉUNION D'UNE ORGANISATION COMMUNAUTAIRE DE FEMMES DANS LA COMMUNE DE Haripur, au Pakistan. ©PNUD AU PAKISTAN

        Au Pakistan, la réussite du processus d’édification nationale et la réalisation des objectifs de développement sont largement tributaires de la participation des femmes à la vie politique nationale. C’est pourquoi en 2002, le parlement pakistanais a mis en place un système de quotas permettant aux femmes d’occuper 17 % des sièges de l’ensemble des assemblées législatives. Même si elles représentent aujourd’hui 22 % des membres du parlement fédéral, de 2002 à 2007 les femmes n’ont pas pu accomplir grand chose, mise à part la Loi sur la protection des femmes. Elles ont toutefois accompli davantage au cours du mandat suivant (de 2008 à 2013), supervisant la mise en œuvre des politiques et soulevant des questions importantes au sein de chaque chambre. L’établissement de tels quotas ne peut pas, comme l’ont montré d’autres expériences à l’échelle mondiale, améliorer la qualité de la représentation des femmes. Ils ne fonctionneront pas tant qu’il ne leur sera pas permis de quitter leurs sièges et d’accéder aux fonctions plus importantes. Ces femmes ont remporté 13 sièges généraux en 2002, puis 16 en 2008. Elles n’ont cependant obtenu que 8 sièges à l’Assemblée nationale 2013.  Ces chiffres mettent en lumière la fragilité de la place des femmes dans  Voir

      • La violence envers les femmes : une réalité persistante en Amérique latine

        14 mai 2014

        image
        Beaucoup considèrent encore que les violences faites au femmes sont un sujet qui appartient au cercle privé. ©Revista Humanum/Tangi Bertin

        On ne peut qu’être sensible aux violences faites aux femmes quand on en est soi-même victime. Elles prennent des formes diverses et touchent un quart des femmes de la région selon l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS). Ces violences sont la cause première de décès chez les femmes de 15 à 49 ans, avant le cancer, le paludisme, les accidents de la route et la guerre. Cette année marque le 20ème anniversaire de la signature de la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l'élimination de la violence contre la femme, ou « Convention de Belém do Pará ». Où en sommes-nous aujourd’hui ? Moins d’un tiers des pays de la région (28 %) ont proposé des plans nationaux visant à répondre à ces questions et la plupart d’entre eux (78 %) les intègrent déjà dans leurs politiques de sécurité. Ces chiffres sont issus de l’analyse que nous avons menée dans 32 pays de la région et figurent dans l’étude Engagement des états : plans et politiques pour éradiquer la violence contre les femmes en Amérique Latine et aux Caraïbes. Cette étude met en lumière les principaux obstacles qui entravent l’action de l’État. Parmi eux, la fragmentation de la réponse institutionnelle, la déficience des coordinations et des  Voir

      • Six mois après le passage du typhon Haiyan : un départ prometteur pour la reconstruction aux Philippines

        08 mai 2014

        image
        Le typhon Haiyan a affecté plus de 142 000 pêcheurs qui, dans certaines régions, ont perdu 95% de leur équipement maritime et commercial lors de la tempête. ©PNUD Philippines

        Avec plus de 6 200 décès et plus de 4 millions de personnes déplacées, Haiyan est l’une des tempêtes tropicales les plus violentes jamais répertoriées. Six mois après son passage, on constate déjà les premiers signes du relèvement. Les routes ont été dégagées, plus de 120 000 habitations ont reçu de l’aide pour leur reconstruction, et pratiquement tous les hôpitaux et écoles endommagés ont rouvert. Même si on dispose aujourd’hui d’une meilleure idée des efforts à fournir, la population est malgré tout encore en grande difficulté. Ceux qui devaient déjà lutter contre l’extrême pauvreté avant le drame, dont un grand nombre issu de la région orientale de Visayas, doivent maintenant affronter un avenir incertain, sans opportunités d’emploi et dépourvu de perspectives économiques à long terme. La reconstruction de ces communautés pourrait prendre au moins dix ans. Face à l’urgence immédiate au lendemain de la tempête, la communauté internationale a fait preuve de générosité et d’efficacité. Cependant, le redressement des communautés après une catastrophe exige un engagement sur le long terme. Il ne suffit pas de reconstruire les habitations et les infrastructures vitales pour garantir la reprise des activités, il faut également assurer le renforcement de la résilience aux risques naturels. Les  Voir

      • Des Objectifs du Millénaire aux Objectifs de développement durable

        28 avr. 2014

        image
        L’ONU poursuit l'enquête mondiale MY World afin d’élaborer un nouveau programme de développement et d’apporter son soutien technique aux États Membres. ©PNUD Thailand

        Le monde a considérablement changé depuis la Déclaration du Millénaire, qui est parvenue à mobiliser les volontés politiques et à intégrer, dans huit objectifs, le programme de développement international. Il est temps d’évaluer les engagements politiques réels et de les renouveler. Dans ce contexte, l’ONU a lancé une réflexion et un débat afin d’élaborer le nouveau programme intitulé « L’Avenir que nous voulons » sur la base de deux principes :  • accélérer et réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD),  • intégrer les nouveaux défis inhérents à un monde qui a beaucoup évolué ces 14 dernière années. en tenant compte des enseignements tirés. Dans ce contexte, quel rôle la communauté internationale doit-elle jouer ? Remplir la mission qui lui a été assignée. Si l'on dresse le bilan de nos réalisations depuis l’an 2000, les progrès accomplis sont nombreux, en particulier concernant l'extrême pauvreté, l'accès universel à l'enseignement primaire, la lutte contre le paludisme et l'accès à l'eau potable.  Comme l'indiquent différents rapports de l'ONU, de nombreux pays ont progressé de façon spectaculaire dans la réalisation des OMD et certains des progrès les plus importants ont été accomplis dans les pays les plus pauvres.  Mais de nouveaux défis ont  Voir

      • Amérique latine : les jeunes et les femmes manifestent 
pour une meilleure gouvernance démocratique

        28 avr. 2014

        image
        En Amérique latine, plus de 26 % de la population est âgée de 15 à 29 ans. ©PNUD Pérou

        Récemment, nous avons invité trois jeunes élues parlementaires d'Amérique latine et des Caraïbes à participer à une discussion tenue à Salamanque, en Espagne, sur la participation politique des jeunes et des femmes dans la région.  Sur les 600 millions de personnes vivant en Amérique latine et dans les Caraïbes, plus de 26% sont âgés de 15 à 29 ans. Ces données démographiques représentent une opportunité unique pour le développement du pays et pour la gouvernance future. Même si les femmes bénéficient d'un taux de représentation parlementaire atteignant les 25% - c'est davantage que la moyenne mondiale - en y regardant de plus prêt, on constate qu'elles sont encore à la traîne.  Notre récente étude, portant sur 25 parlements d'Amérique latine et des Caraïbes, tend à montrer que les jeunes, particulièrement ceux issus de familles africaines et autochtones, sont très peu représentés au sein des parlements régionaux. Au Parlement, seuls 2,7 % des hommes et 1,3 % des femmes sont âgés de moins de 30 ans. Les rapports régionaux sur le développement humain du PNUD montrent que les jeunes ont un énorme potentiel en tant qu'agents du changement. Mais malgré de remarquables progrès accomplis dans la région en matière de réduction de la pauvreté  Voir

      • Pour une plus grande tolérance de la diversité sexuelle au sein des services publics

        25 avr. 2014

        image
        Les communautés LGBT aspirent à davantage d'égalité dans leur prise en charge par les services de santé, d'éducation ou d'emploi des États. ©PNUD Colombie

        Ces dernières années, la société argentine a sensiblement amélioré sa politique en termes de droits civiques. Pourtant, les communautés LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) souffrent encore de la discrimination et de l’incompréhension des services publics. Le bureau du PNUD en Argentine a récemment mis sur pied le projet « Cliniques accueillantes pour la diversité sexuelle (CADS) » afin de fournir des soins médicaux aux LGBT dans le cadre des services de santé publique. Des organisations sociales, des programmes de lutte contre le VIH locaux et les services hospitaliers officiels s’occupent conjointement de la supervision de ces espaces. Ce projet consiste à monter une équipe sanitaire constituée à la fois d’employés de l’hôpital public et de membres d’organisations de la société civile (OSC) spécialisées dans la lutte contre le VIH/sida et pour la défense des droits sexuels. Ces dernières ont pour rôle d’informer les communautés LGBT de l’existence des CADS, de les encourager à s’y rendre régulièrement et de les accompagner le long de leur traitement. L’équipe sanitaire s’engage à fournir des soins médicaux, à assurer des activités de dépistage du VIH et autres MST (maladies sexuellement transmissibles), le suivi psychosocial ainsi que la prise de rendez-vous des patients.  Avant de concrétiser  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

Pour en savoir plus