Notre perspective

      • Nous devons repenser le rôle de l'aide dans une nouvelle ère | Jonathan Glennie

        29 mai 2013

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        La Colombie est un exemple de pays à revenu intermédiaire qui fait face à de nombreux défis pour assurer sa croissance continue. (Photo: PNUD)

        La nature de la coopération pour le développement international évolue rapidement. Il est temps de réfléchir à la place de l'« aide » classique, ou aide publique au développement, dans ce nouveau contexte. Les nouveaux pays à revenu intermédiaire occupent le devant de la scène, mettant en place une coopération « horizontale » ou « ‘Sud-Sud » avec d'autres pays en développement. Mais ils ont encore besoin d'aide, car la plupart des pauvres de la planète y vivent. Voilà donc une « connue connue », pour citer Donald Rumsfeld, parmi tant d'incertitudes. Les « inconnues connues », c'est ce que nous savons ne pas avoir encore bien compris, comme la géographie changeante du pouvoir et de la pauvreté. L'ascension des pays à revenu intermédiaire perdurera-t-elle ? Certains sont déjà retombés à un niveau inférieur de revenu suite aux chocs économiques. Y a-t-il un « piège du revenu intermédiaire », qui contraindrait les pays à baisser les salaires pour rester compétitifs, en compliquant davantage le passage à une production à forte valeur ajoutée ?   Dans sa célèbre citation, Rumsfeld a omis de mentionner les « connues inconnues ». J'entends par là « ce que nous croyons savoir et que nous ignoronsVoir

      • La tragédie au Bangladesh souligne l’urgence d’une mondialisation responsable

        28 mai 2013

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        Au Bangladesh, des comités de développement communautaires locaux supportés par le PNUD facilitent la création de petites entreprises comme le tissage traditionnel. (Photo: PNUD Bangladesh)

        À une époque où les investisseurs recherchent les coûts de production les plus bas, les images terrifiantes de l’effondrement d’une usine textile au Bangladesh témoignent de l’envers sinistre de la mondialisation. Dans la plupart des pays en développement, les ateliers de confection sont insuffisamment et mal réglementés. Les acheteurs de grandes marques prétendent ne rien savoir des conditions de travail des ouvriers fabriquant les produits qu’ils se sont procurés à moindre coût. L’accident tragique survenu au Bangladesh montre que fermer les yeux sur la sécurité et les conditions de travail de milliers d’ouvriers entassés dans des locaux inadaptés, pour minimiser les coûts et accroître les profits, a bel et bien un prix. Pour des milliers de femmes au Bangladesh, et dans de nombreux autres pays en développement, travailler dans un atelier de confection constitue un moyen d'échapper à la pauvreté. Ne pouvons-nous toutefois pas faire les choses autrement en leur assurant un niveau minimal de sécurité et des conditions de travail décentes ? Pour les victimes de cette tragédie et les millions d’ouvriers à travers le monde qui travaillent dans des usines similaires, ne pouvons-nous pas accepter de payer nos vêtements de marque quelques centimes de plus ? Les déversements deVoir

      • L’après-2015 : Les hommes et les femmes voient-ils les futurs objectifs du développement de la même manière?

        27 mai 2013

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        Une femme se joint à ses deux collègues masculins pour transporter des briques dans le Bengale occidental, en Inde. (Photo: Joydeep Mukherjee / PNUD Photo Contest)

        Les femmes et les filles comptent pour la moitié environ des 700 000 personnes qui ont participé jusqu’à présent aux discussions mondiales sur le futur cadre de développement. Il y a une demande accrue à la fois pour que l’égalité des sexes soit un objectif à part entière, qui s’attaquerait aux discriminations sous-jacentes, et pour qu’on insiste davantage sur les questions de genre en général. C’est dû en partie au fait qu’hommes et femmes n’ont pas toujours les mêmes préoccupations, comme le montre l’enquête mondiale MyWorld. Les données révèlent que les membres des deux sexes s’accordent sur les priorités qui priment dans leur vie : une bonne éducation, de meilleurs soins de santé et des pouvoirs publics honnêtes et réactifs. Mais la grande différence, c’est que les femmes placent l’égalité des sexes en neuvième position alors que les hommes la mettent au quinzième rang, soit à l’avant-dernière place. On a aussi constaté des divergences lors des 88 consultations nationales qui ont eu lieu dans le monde entier. Ainsi, au Kosovo, les femmes se disent préoccupées par la discrimination et les attitudes sociales à leur égard, alors que les hommes s’inquiètent plus de leur statut et des questions de santé. En Egypte,Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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