Notre perspective

      • Rien ne menace plus l’avenir que la dette du passé

        15 juil. 2013

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        La formation de la police et de l'Unité de développement de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) consiste en une formation de 2 semaines dans les enquêtes criminelles l'Académie générale de police de Kaahiye. (Photo: Tobin Jones / ONU)

        Le principe de « complémentarité » inscrit dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale donne priorité aux systèmes de justice nationaux la quant à l’engagement de poursuites pour crimes internationaux graves. Chaque fois que possible, les crimes internationaux doivent être jugés par des tribunaux nationaux, puisque cela renforce l’appropriation nationale, la légitimité et la confiance dans le système de justice. La justice transitionnelle n’est pas un type « particulier » de justice, mais une approche pour obtenir justice en périodes de transition après un conflit et/ou une répression de la part de l’État. A l’occasion de la Réunion annuelle du PNUD sur le renforcement de l’état de droit dans les contextes touchés par la crise et fragilisés, j’ai récemment parlé de la complémentarité et du défi auquel sont confrontés les acteurs du développement pour ce qui est d’inscrire efficacement ces initiatives dans le cadre des processus de justice transitionnelle. Faire en sorte que les auteurs soient tenus pour responsables des graves violations perpétrées est une question complexe et sensible, qui, pour trouver une issue satisfaisante, doit être pilotée par la société nationale. En travaillant avec des partenaires tels que le Danemark, l’Afrique du Sud et le Centre international pour la justiceVoir

      • Afghanistan : l’avenir du pays passe par le développement

        11 juil. 2013

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        Construit avec l'appui du PNUD Afghanistan, 1 400 kilomètres de routes relient 4 600 villages pour aider les 4 millions de personnes à accéder aux marchés. (Photo: PNUD Afghanistan)

        La récente annonce de négociations avec les Talibans et la réaction du président Karzai ont mis l’Afghanistan sur le devant de la scène. La sécurité fait l’objet de débats intenses. L’amélioration des moyens de subsistance et la fourniture de services de base tel que l’eau, l’entretien de la voirie, l’électricité, l’accès à la justice et à l’état de droit sont d’égale importance.  Ces questions détermineront la réaction du peuple afghan face à l’évolution de la situation politique et sécuritaire. Malgré tout, il faut noter des points positifs. Plus de 2 millions d’enfants, dont des jeunes filles, vont à l’école quotidiennement. Le pays compte maintenant  plus de 14 millions d’utilisateurs de téléphone portable. Les systèmes budgétaires sont en constante amélioration, aussi bien au niveau local que national et permettent d’assurer une plus grande transparence et de meilleures prestations de services publics. Mais il reste beaucoup à faire. La baisse  probable de l’aide financière après 2014 est dans tous les esprits. Un accord signé à Tokyo promettait une assistance annuelle de 4 milliards de dollars à l’Afghanistan dont à peine moins de la moitié a été versée jusqu’ici. Ceci s’explique en partie par le manque d’expertise au niveau local pour utiliser ces fonds deVoir

      • Utiliser la loi comme recours contre le VIH/SIDA

        09 juil. 2013

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        En 2005, une nouvelle loi nationale sur le sida élaborée avec l'appui du PNUD a été approuvée par le gouvernement au Kirghizistan. (Photo: PNUD Kirghizistan)

        Des lois qui protègent la dignité, la santé et la justice sont essentielles pour une  riposte efficace au VIH. C’est l’un des principaux messages de la Commission mondiale sur le VIH et le droit, un panel indépendant  composé de juristes, politiciens et spécialistes de la santé publique convoqués par le PNUD au nom du programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA. Le rapport de la Commission, lancé par les Nations Unies le 9 juillet 2012,  fournit une base de données et de recommandations sur la façon dont la loi peut être utilisée pour protéger les individus porteurs du VIH ou les plus susceptibles d’être atteints. Un an plus tard, le rapport est devenu un outil important d’un point de vue juridique et politique et l’idée que des lois fondées sur des données probantes et les principes de droits de l’homme représentent un moyen peu coûteux de contrôler le VIH et éviter la stigmatisation, prend forme. Dans vingt pays, des personnes séropositives ou atteintes du sida ont dialogué au niveau national avec ceux chargés de façonner, d’interpréter et d’appliquer les lois sur des questions liées au VIH, et les droits de l’homme. Des débats sur le VIH tenus dans la ChambreVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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