Notre perspective

      • Printemps arabe : possibilités d’inclusion économique et politique

        08 juin 2011

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        Bâtir un développement inclusif en Egypte. Photo: PNUD Egypte

        Il y a des moments dans l’Histoire qui appellent des changements transformateurs. Les États arabes se trouvent maintenant à un tel moment. Durant ces derniers mois, des millions de personnes dans plusieurs États arabes sont descendues dans les rues pour demander des changements dans leurs conditions de vie. En Tunisie et en Égypte, ces manifestations ont entraîné la chute du régime en place. Ailleurs, de nombreuses personnes ont perdu la vie lorsque les représentants des régimes et leurs opposants se sont confrontés. Ces événements trouvent leur origine dans l’exclusion économique qui empêche beaucoup de personnes d’avoir un travail décent et de profiter des possibilités offertes, et dans l’exclusion politique qui les empêche d’exercer leur droit de participer aux processus de décision qui modèlent l’avenir de tout pays. Maintenant que des mouvements populaires à large base rendent le changement politique inévitable, il existe des possibilités de mettre en place des sociétés, des économies et des systèmes de gouvernance plus inclusifs. Pour assurer une transition paisible, il est essentiel de faire progresser tant l’inclusion économique que l’inclusion politique. Souvent par le passé, des taux remarquables de croissance économique n’ont pas abouti à une réduction appréciable de la pauvreté ou à la création adéquate  Voir

      • Un nouvel environnement pour répondre au changement climatique

        03 juin 2011

        Un fermier récolte du sorgho au Soudan (UN Photo/Fred Noy)
        Un fermier récolte du sorgho au Soudan (UN Photo/Fred Noy)

        Partout dans le  monde, ce sont les collectivités les plus vulnérables qui sont touchées de manière disproportionnée par le changement climatique. L’impact des événements climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles affecte particulièrement les pays pauvres, où les populations sont moins équipées pour intervenir et se protéger du fait du manque de ressources et des faibles infrastructures. Des changements, même progressifs, peuvent devenir un énorme fardeau pour ces pays, car ils augmentent les difficultés des populations pour se procurer des aliments, de l’eau ou des moyens de subsistance de base. Le Niger est un exemple de pays qui lutte pour s’adapter au changement climatique. Le désert du Sahara et la zone semi-aride du Sahel occupant 80 % de son territoire, le Niger souffre de sécheresses fréquentes avec une saison sèche qui dure 9 mois par an, ce qui compromet gravement les moyens de subsistance dans les zones rurales. Il y a trois ans, le PNUD a entamé un programme d’aide au Niger et à 19 autres pays africains pour mettre au point des stratégies visant à éviter certains des pires impacts d’un climat en évolution.  Le Programme d’adaptation de l’Afrique, d’un montant de 92,1 millions de dollars, financé par le Gouvernement japonais,  Voir

      • Sortir l’Amérique latine du « piège de l’inégalité »

        25 mai 2011

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        Habitat urbain au Mexique (Photo: UNHabitat)

        Lorsque nous parlons du développement en Amérique latine, il y a beaucoup de raisons de se réjouir. Alors que la récession mondiale a laissé beaucoup de pays en développement face à de grands problèmes pour réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’économie de l’Amérique latine et des Caraïbes s’est redressée plus rapidement que prévu, ce qui reflète la capacité d’adaptation économique de la région. Sur un autre plan, la région est à l’avant-garde du monde quant aux programmes sociaux qui octroient une aide financière à des pauvres, à condition qu’ils gardent leurs enfants à l’école et d’être à jour concernant les vaccinations et les examens médicaux – un énorme élan donné à la réduction de la pauvreté dans 18 pays de la région. Malgré une forte croissance économique et des progrès dans la lutte contre la pauvreté, il reste un problème persistant : de grandes inégalités. Si la région n’est pas la plus pauvre du monde, elle reste la plus inégale si elle est mesurée selon le coefficient de Gini. « Des 15 pays les plus inégaux du monde, dix se trouvent en Amérique latine », a déclaré Helen Clark, l’Administratrice du PNUD. « Nous devons en priorité  Voir

      • Changer notre attitude vis-à-vis de l’environnement

        16 mai 2011

        Une famille de Tarialan, provinc d'Uvs en Mongolie, utilise un panneau solaire pour sa consommation d'énergie. (UN Photo/Eskinder Debebe)
        Une famille de Tarialan, provinc d'Uvs en Mongolie, utilise un panneau solaire pour sa consommation d'énergie. (UN Photo/Eskinder Debebe)

        Les modèles classiques de développement ont fait subir d’énormes dégâts à notre planète, et continuent de le faire. Des sols productifs sont victimes d’érosion et de dégradation ; l’approvisionnement en eau se fait de plus en plus rare, et l’eau est de plus en plus contaminée ; le changement climatique est une réalité présente et demande une intervention urgente. On ne peut plus continuer comme si de rien n’était. Il faut des solutions transformatrices pour nous mettre sur une voie viable à terme, et cela signifie que pour y arriver il faudra un renversement complet des vieux modèles de développement. Pour commencer, le temps n’est plus où le défrichage des grandes forêts du monde était synonyme de développement. Près de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont le résultat pur et simple de la dégradation des forêts tropicales et du déboisement.  Des gouvernements clairvoyants, notamment les autorités indonésiennes et norvégiennes, s’efforcent d’aborder le changement climatique en appliquant le REDD+, le programme de collaboration des Nations Unies sur la réduction des émissions liées au déboisement et à la dégradation des forêts – qui allie les acquis du développement à la préservation des forêts. Mais les gouvernements tous  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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