Notre perspective

      • Les femmes sont les meilleurs agents de la paix - si nous les laissons faire !

        20 sept. 2013

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        Une femme gère un centre de refroidissement du lait en Inde. Un rôle accru des femmes dans l'entreprise contribue à promouvoir la paix et la stabilité à long terme. (Photo: Graham Crouch/PNUD)

        Ce 21 septembre 2013, la paix est sur toutes les lèvres. Mais, en parlant de paix, nous pensons souvent à des actes tels que déposer les armes, signer des traités et reconstruire des pays. En cette Journée internationale de la paix, nous devons aussi rappeler le rôle fondamental des femmes dans les pays en conflit. Non pas en tant que victimes impuissantes, mais comme des agents du changement qui investissent pour le bien de leur famille et de leur communauté et qui sont capables de bâtir des sociétés pacifiques et prospères. La communauté internationale peut améliorer l'accès des femmes à l'emploi, à la propriété, aux marchés et à de nouvelles compétences. Promouvoir l’indépendance financière des femmes, c'est contribuer à faire entendre leur voix et leur donner les moyens de se prononcer sur les décisions familiales et communautaires, y compris dans les coins les plus reculés et instables de la Terre. Améliorer l'accès des femmes à l'éducation, au capital, à l'emploi et aux marchés, c'est promouvoir une croissance équilibrée et inclusive. Chaque année, la région Asie-Pacifique perd 42 à 47 milliards de dollars en restreignant l'accès des femmes à l'emploi. Cette situation mine la cohésion sociale, la stabilité et la confiance dans lesVoir

      • L'État de droit commence par la justice et la sécurité

        20 sept. 2013

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        Abdul Wasa Antazar, district adjoint en Afghanistan, parle en faveur des droits des femmes, lors d'une formation sur l'accès à la justice du PNUD. (Photo: Farzana Wahidy / PNUD)

        Dans des pays comme la République démocratique du Congo, où les femmes sont constamment exposées aux violences sexuelles, ou le Guatemala, où la non-réparation des injustices du passé menace la réconciliation, c'est la même histoire : l'absence de justice et de sécurité engendre une culture de l'impunité. À terme, cela peut déstabiliser des pays, multiplier les risques d'hostilités et entraver la réalisation des objectifs de développement.   Pour soutenir les pays en conflit et les aider à renforcer leur résilience, il me paraît indispensable d'améliorer les services de justice et de sécurité, de moderniser les mécanismes judiciaires, d'accroître le nombre d'avocats et de juges, tout en leur apprenant à prendre les décisions justes, de rendre la police plus responsable et digne de confiance et de protéger et soutenir les rescapés des violences sexuelles et sexistes. Et pour que ce travail ait un effet durable, les citoyens doivent comprendre le système judiciaire et la protection à attendre des forces de sécurité et pouvoir y accéder. Beaucoup a déjà été accompli grâce à l'appui du PNUD et de ses partenaires, même si l'on ne prend en compte que l'année écoulée : •    Au Guatemala, les taux d'homicide ont baissé pour la troisième année deVoir

      • Sans diversité, point de démocratie

        19 sept. 2013

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        Des Libyennes montrent fièrement leurs doigts encrés après avoir voté aux élections générales du Congrès national le 7 Juillet 2012. Photo: Samia Mahgoub/PNUD

        L'histoire se répète, dit-on. En 2004, le PNUD a publié ce qui me semble être un de ses meilleurs Rapports sur le développement humain (RDH), La liberté culturelle dans un monde diversifié. La gestion de la diversité culturelle y est présentée comme un défi central de notre temps, et les choix politiques reconnaissant la diversité des ethnies, religions, langues et valeurs comme un aspect incontournable du paysage politique du 21e siècle. Mais les préconceptions subsistent toujours, comme le prédisposition supposée de certaines cultures au progrès en raison de leurs valeurs démocratiques inhérentes. En 2004 comme aujourd’hui le Rapport du PNUD a démontré que rien ne justifie l'alternative entre acceptation de certaines cultures telles qu'elles sont et promotion de la démocratie. Malheureusement, beaucoup continuent de la soutenir, citant l'exemple du « Printemps arabe » qui se fige en « Hiver islamique ». Au fil du temps, j'ai compris que la démocratie ne peut exister sans diversité. Mon travail au sein de la société civile et à l'ONU a fini par me convaincre que la prise en compte de la diversité au sens le plus large reste un des principaux défis de la démocratie et du développement. C'est une des leçons tirées de la vague de révolutionsVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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