Notre perspective

      • Cap sur Rio: La croissance et l’emploi au cœur des programmes de développement post-2015 | Magdy Martinez-Soliman

        15 mai 2012

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        Participants du programme "de l'argent pour du travail" en Haiti. Photo: PNUD

        La croissance et l’emploi se trouveront au cœur d’un débat organisé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation internationale du Travail (OIT) et le Gouvernement du Japon, qui aura lieu cette semaine à Tokyo et qui portera sur « l’ordre du jour du développement post-2015 ». Les programmes d’ajustement structurel communs dans les années 80 et 90, qui visaient à résoudre des problèmes très complexes, ont eu en définitive pour effet de freiner le développement et la croissance, souvent de manière douloureuse et peu sensible, et d’aggraver la pauvreté et le sous-développement. Et ils ont donné mauvaise réputation à la croissance. Mais aujourd’hui, croissance et emploi ont repris résolument la place qui leur revient à l’ordre du jour du développement  et seront un sujet de premier plan lors de la Conférence Rio+20 le mois prochain. La seule cible des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) qui concerne un travail productif et décent ne sera selon toute vraisemblance pas atteinte d’ici 2015. La crise financière et économique mondiale a freiné la croissance et a débouché sur une crise de l’emploi : on prévoit actuellement que le nombre total de chômeurs de par le monde augmentera de 6  Voir

      • Cap sur Rio+20 : autonomie, responsabilité et État de droit | Magdy Martinez-Soliman

        07 mai 2012

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        Au Soudan du Sud, le PNUD soutient l'education et la recherche pour poser des fondations solides a une societe unie, en paix et prospere. Photo: UNDP

        Le développement durable passe par une intégration accrue des populations les plus pauvres pour leur permettre de devenir des citoyens autonomes et informés. Il implique également que les gouvernements puissent être tenus responsables de leurs décisions. Les trois axes du développement durable que sont l’autonomie, la responsabilité et l’État de droit doivent aller de pair avec des droits civils et politiques.   De notre point de vue, le développement durable doit conduire au développement humain et à la gouvernance démocratique. Il revêt une importance essentielle, dans la mesure où ce sont les populations les plus pauvres, celles qui dépendent le plus étroitement des ressources naturelles pour leur subsistance et leur bien-être, qui subiront de plein fouet les conséquences des pratiques non durables. Le développement durable implique avant tout de savoir si les personnes sont en mesure de connaître leurs droits et de les revendiquer, de faire entendre leurs préoccupations et d’influer sur leur avenir. Il suppose également d’évaluer la responsabilité des décideurs en matière de politiques qui ont un impact sur les communautés, leur environnement et leurs moyens d’existence.   Les politiques de développement reposant sur ces trois éléments gagnants peuvent permettre de préserver les ressources communes de l’humanité en combinant  Voir

      • Cap sur Rio: Par quoi remplacer les OMD ? | Rebeca Grynspan

        01 mai 2012

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        Un employe de la "cooperative cafe timor", le plus grand employeur du Timor-Leste, tend une poignee de graines de cafe. Photo: ONU/Martine Perret

        Les buts visés par les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) n’ont rien perdu de leur pertinence : libérer les individus de la faim et de la pauvreté partout dans le monde, veiller à ce qu’ils soient en bonne santé, aient accès à une éducation de base, à l’assainissement et à une eau potable et salubre, et faire en sorte qu’hommes et femmes jouissent de l’égalité des droits, tout cela en plaçant le développement humain  au centre des débats. De grands progrès ont été faits : réduction de moitié de l’extrême pauvreté, accès accru à des sources d’eau améliorées, réduction de la mortalité infantile (jusqu’à 12 000 décès en moins par jour), multiplication par 13 du nombre de personnes recevant une thérapie antirétrovirale. Et certains des pays les plus pauvres du monde ont avancé à grands pas sur la voie de l’éducation primaire universelle. Mais il nous reste une liste de tâches inachevées, qui devrait servir de base à l’après 2015. Nous sommes loin d’avoir atteint certains des objectifs et cibles que nous nous étions fixés, comme la réduction de la mortalité maternelle et l’autonomisation des femmes et des filles. L’extrême pauvreté aura été réduite de moitié par rapport aux  Voir

      • Haïti: La clé du relèvement

        25 avr. 2012

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        La capacite de Haiti a gere correctement les gens et les ressources, a etablir et a soutenir les normes et a superviser les progres, est fondamental a son developpement. Photo: PNUD

        La situation à Port-au-Prince est très différente aujourd'hui. Les progrès tangibles qui ont été accomplis témoignent de l'attachement que les Haïtiens vouent à la reconstruction de leur pays. Ces progrès sont aussi révélateurs du soutien sans précédent de la communauté internationale. L'effort humanitaire arrivant à son terme, il est important de réaliser qu'Haïti fera toujours face à des situations humanitaires, mais celles-ci devront être intégrées dans des stratégies de relèvement et de développement à moyen et à long terme.   La communauté internationale ne peut pas abandonner Haïti et doit renforcer et accroître son soutien.  En particulier, il faut veiller à ce que les Haïtiens soient bien placés au cœur du processus de reconstruction.  Pour leur part, les Haïtiens, et notamment les élites économiques et politiques, doivent raviver ce sens de l'unité et de solidarité qui nous a tellement impressionné après le tremblement de terre.  Il est nécessaire de statuer d'urgence sur des plans d'action réalistes, qui se fondent sur les ressources effectivement disponibles.  Pour pouvoir progresser, il est essentiel que des accords sur la division du travail et sur les questions de leadership soient conclus entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre les ministères. Améliorer la qualité de  Voir

      • Cap sur Rio: Mettre la résilience au cœur du développement | Helen Clark

        16 avr. 2012

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        Comment pouvons-nous soutenir ces pays a devenir plus resilients?

        Les menaces qui pèsent sur notre monde et sur le développement sont réelles et imminentes. L'érosion des sols, la réduction de la fertilité et la surexploitation des pâturages ont déjà dégradé près de quarante pour cent de la planète, et l'augmentation attendue de la population mondiale, qui devrait atteindre près de neufs milliards d'ici à 2020, provoquera sans aucun doute un surcroît de tension. Il est urgent d'intensifier nos outils politiques, sociaux, économiques et technologiques, ainsi que nos politiques pour faire face à ces défis, et le renforcement de la résilience  doit être au cœur même de notre action. Pour le PNUD, parvenir à cette résilience implique un processus de transformation qui repose sur la force naturelle des individus, de leurs communautés et de leurs institutions, de prévenir et d'atténuer les effets des chocs quel qu’en soit le type – interne ou externe, naturel ou causé par l'homme, économique, lié à la santé, politique, ou social – et de tirer les leçons de leur expérience. La question est de savoir comment nous pouvons aider les pays à mieux résister à ce genre de chocs? Le renforcement de la résilience repose sur une gouvernance active, efficace, juste, équitable, attentive et représentative. Lorsque  Voir

      • Cap sur Rio : Un partenariat en faveur de l’avenir durable que nous voulons | Sigrid Kaag

        10 avr. 2012

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        L'installation de moteurs au diesel au Mali provient d'un partenariat entre plusieurs gouvernements, la Fondation Bill et Melinda Gates, le PNUD et d'autres partenaires. Photo: PNUD

        Lorsque les dirigeants du monde, les ONG, le secteur privé et d'autres partenaires se réuniront à Rio en juin prochain pour discuter de la façon de construire l'avenir que nous souhaitons, le “développement durable” sera le maître mot. Mais qu'est-ce que cela signifie au juste et comment pouvons-nous réaliser le développement durable? Comme l'a déjà souligné l’Administrateur du PNUD, Helen Clark, pour être vraiment durable, le développement doit intégrer des aspects économiques, environnementaux et sociaux. Il est essentiel que la communauté internationale crée des partenariats solides avec tous les acteurs de la société pour construire un monde plus écologique et plus solidaire.   Mais comment la communauté internationale peut-elle établir une collaboration fructueuse entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile pour construire l’avenir durable que nous souhaitons tous ? Voici quelques solutions possibles : •    Nous devons mettre l'accent sur les collaborations susceptibles de présenter un véritable intérêt pour le secteur privé, tout en justifiant son engagement, qui ne doit pas seulement être philanthropique. •    Avec le soutien des Nations Unies, les gouvernements et les organismes publics devront définir des cadres d'action et encourager les entreprises à agir. •    Les Nations Unies peuvent également contribuer à dégager des  Voir

      • Passer au vert ne suffit pas | Olav Kjørven

        27 mars 2012

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        Seule une approche globale peut déboucher sur un développement durable. Photo: Photo ONU/Martine Perret

        L’eau salubre devient de plus en plus rare. Environ 30 pour cent des pêcheries du globe ont disparu et la désertification menace à présent les moyens de subsistance d’un tiers de la population mondiale. Des régions entières de notre planète sont en danger. Pour trouver une solution globale, il ne suffit pas de "passer au vert". Pour protéger notre habitat, nous devons rendre les populations plus autonomes. Le Printemps arabe et le mouvement Occupy sont des appels sans équivoques à l’égalité. Nous devons les écouter. Ce n’est qu’en œuvrant pour assurer aux prochaines générations des emplois, des services de base et des opportunités, ainsi qu’un environnement protégé, que nous pourrons nous assurer un avenir durable. Rio+20 présente une opportunité de résoudre ces questions de façon globale. En supprimant ses subsides pour les carburants fossiles, le Nigéria a adopté une mesure utile pour l’environnement et l’économie, mais a pourtant suscité des émeutes. La protection sociale était le chaînon manquant. La leçon à en tirer est claire : seule une approche globale, comprenant des mesures tant environnementales qu’économiques et sociales, peut déboucher sur un développement durable. Mais comment s’y prendre ? Pour commencer, il faut s’engager pour que les communautés pauvres aient davantage  Voir

      • Cap sur Rio : construire l’avenir durable que nous souhaitons tous | Rebeca Grynspan

        22 mars 2012

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        Le développement durable doit rassembler les dimensions environnementale, économique et sociale avec pour objectif une croissance verte et déterminée. Il doit etre centré sur les individus et promouvoir les droits, les opportunités, les choix et la dignité Photo: PNUD

        Tout comme le développement ne peut se limiter à une croissance économique, la durabilité ne signifie pas uniquement la protection de l’environnement. Le développement doit être centré sur la personne et défendre les droits, les chances, les choix et la dignité de chacun. Pour réussir, la croissance doit non seulement tenir compte de l’environnement, mais aussi assurer le progrès social et contribuer à l’élimination de la pauvreté ; essentiellement, elle doit aussi être inclusive. Les principes d’équité et d’inclusion doivent également s’étendre aux débats sur la responsabilité et la coopération mondiales. Le Rapport du Groupe de haut niveau sur la viabilité mondiale et le Rapport mondial sur le développement humain ont tous les deux insisté sur une meilleure intégration des dimensions économique, sociale et environnementale du développement. Ces trois mêmes piliers ont été pris en compte il ya 20 ans à Rio. Maintenant, nous devons nous poser la question: Quelles sont donc les priorités à aborder à Rio + 20 pour faire progresser le développement durable? 1)    Le dialogue doit inclure tous les secteurs: la communauté environnementale, humanitaire, le secteur privé et autres partenaires devraient être activement impliqués. 2)    Les trois piliers - environnemental, social et économique - ainsi  Voir

      • Lutter contre la hausse de la violence dans les Caraïbes | Heraldo Muñoz

        20 mars 2012

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        Douze des 20 pays les plus violents au monde se trouvent en Amerique Latine et dans les Caraibes, ou vit 8.5% de la population mondiale, mais qui represente 27% des homicides. Photo: UNDP

        Douze des vingt pays les plus violents au monde se trouvent en Amérique Latine ou dans les Caraïbes. Avec 8,5 pour cent de la population mondiale, ils comptent 27 pour cent des homicides commis dans le monde. Les conséquences sont dévastatrices, comme le montrent le premier Rapport du PNUD sur le développement humain aux Caraïbes et un rapport antérieur sur le développement humain en Amérique centrale. Le rapport intitulé Human Development and the Shift to Better Citizen Security (Développement humain et Transition à une sécurité accrue des citoyens) montre que le taux d'homicides a considérablement augmenté au cours des 12 dernières années dans l'ensemble des Caraïbes, à l'exception de la Barbade et de Suriname, alors qu'il a diminué ou s'est stabilisé partout ailleurs. L'étude portant sur Antigua-et-Barbuda, la Barbade, la Guyane, la Jamaïque, Sainte-Lucie, Suriname et Trinité-et-Tobago, montre qu'une très grande partie de cette violence provient de la criminalité transnationale organisée, très active aux Caraïbes. Bien qu'à la Jamaïque le taux d'homicides ait baissé après la conclusion du rapport, jusqu'à atteindre son niveau le plus bas en sept ans (1 124 en 2011), le pays enregistre le taux d'homicides le plus élevé des Caraïbes et se place à la troisième place  Voir

      • Développement humain : l’importance de l’équité et de la durabilité / Helen Clark

        17 mars 2012

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        Rivière assechée a Dhaka au Bengladesh. Photo: Mohammad Rakibul Hasan/UNDP

        Depuis 1990, année charnière pour la mesure des progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, des millions de personnes sont sorties de la pauvreté. La scolarisation de tous les enfants est à portée de main et bien moins de vies sont sacrifiées à la faim et la maladie. Partout les gens sont en meilleure santé, plus riches et mieux éduqués que jamais auparavant. Pourtant, l’ensemble des chiffres cache certaines vérités dérangeantes : on est loin d’avoir mis fin à la pauvreté, dont l’élimination est encore un vaste chantier inachevé ; l’inégalité augmente dans beaucoup de pays ; et de nombreuses contraintes pèsent sur les écosystèmes de notre planète. Nous  devons d’abord comprendre combien il importe que toutes les décisions portant sur les volets économique, social et environnemental du développement durable soient cohérentes et concertées. Un bon exemple pour faire avancer simultanément les trois volets du développement durable est d’élargir l’accès aux sources d’énergie renouvelables. Cela permettra d’améliorer les niveaux de vie, de poursuivre la croissance économique et de maintenir l’équilibre environnemental. Ainsi, les objectifs d’équité et de durabilité doivent progresser d’un même front. L’inclusion et l’équité sont les conditions indispensables du développement durable. Tout comme le développement  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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