Notre perspective

      • Le développement en période d’incertitude économique

        17 oct. 2011

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        Des ouvriers de l'usine "Multiwear" sur machines à coudre - Parc Industriel Sonapi, Port-au-Prince, Haiti. Photo: Eskinder Debebe/ONU.

        L’économie mondiale est dans une situation plus volatile que jamais, ce qui met en danger les récents progrès des pays en développement. En se penchant sur les grands défis internationaux, l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000 a constitué un tournant historique. Ce fut un moment empreint d’optimisme où a prévalu la conviction que l’on pouvait réduire la précarité grâce à des efforts internationaux soutenus. Près de douze ans plus tard, de nombreux pays ont fait des progrès remarquables vers la réalisation des OMD. Mais nous vivons maintenant dans un monde plus accessible et plus intégré où les chocs économiques et financiers peuvent survenir à tout moment, et leur impact peut se révéler dévastateur à l’échelle internationale. Un tel environnement est porteur de défis multiples et profonds pour le développement humain. Plus clairement, la vulnérabilité aux chocs a un effet direct sur la satisfaction des besoins des ménages, le nombre de personnes vivant en situation de pauvreté, l’accès à l’éducation et la capacité des hommes et des femmes à trouver des emplois valorisants et productifs. La promotion du développement humain exige donc que nous étudiions les effets de telles crises sur les pays en développement et les populations  Voir

      • Investir dans un développement durable n'est plus un choix. C’est une nécessité.

        13 oct. 2011

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        Des panneaux solaires fournissent chaleur et électricité au Botswana. (Photo: PNUD)

        Au cours de ce mois où nous célébrons la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté, le nombre d'habitants de notre planète devrait atteindre 7 milliards. Pour que l’avenir de notre monde soit sûr et paisible, ils devront tous avoir accès à des ressources durables en eau et en nourriture, et disposer de moyens de vivre décemment. L’investissement dans un développement durable n'est plus une question de choix. C'est la seule option possible. C'est pourquoi il est capital que Rio+20, la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, qui se déroulera au Brésil en juin prochain, arrive à des résultats significatifs. Vingt ans après que le Sommet de la Terre de Rio ait défini en 1992 un agenda d'avenir pour le développement durable, Rio+20 est une occasion unique de passer en revue les progrès réalisés, d'examiner les écarts et les nouveaux besoins, et de convenir ensemble de la marche à suivre. Au PNUD, nous sommes convaincus qu'un développement réellement durable pour les générations présentes et futures doit sauvegarder les écosystèmes tout en permettant des progrès économiques et sociaux. Un développement durable renforcera également la résilience des pays aux chocs extérieurs et leur capacité à protéger les acquis du développement. Il  Voir

      • Investir dans la prévention des catastrophes sauve des vies

        13 oct. 2011

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        Des bénévoles locaux participent à un exercice de formation à la gestion de crises appuyé par le PNUD. Photo: PNUD Mozambique

        Journée internationale de la prévention des catastrophes, 13 octobre Le XXIe siècle a été marqué par l'impact grandissant des catastrophes naturelles et par les énormes pertes en vies humaines et destructions des moyens de subsistance et communautés qu'elles ont entraînées. En 2010, elles ont causé la mort de près de 400 000 personnes et en ont affecté plus de 200 millions dans le monde. Les dégâts économiques sont estimés à 110 milliards de dollars EU. Ces catastrophes sapent gravement, quand elles n’inversent pas, les progrès réalisés en direction des objectifs du Millénaire pour le développement. Le message est clair : investir dans la prévention des catastrophes naturelles sauve des vies et préserve les gains durement acquis en matière de développement. Ces dix dernières années, aux côtés des pouvoirs publics nationaux de plus de cinquante pays présentant un risque élevé de catastrophes naturelles, le PNUD a travaillé à renforcer les structures et institutions de gouvernance afin d’assurer une meilleure prévention, atténuation et gestion des risques de catastrophes ainsi qu’une réaction plus efficace à celles-ci. Avec l'appui de la communauté internationale, les pouvoirs publics doivent intégrer au développement le renforcement continu de la résilience, afin de s’attaquer à la réduction des risques de  Voir

      • Côte d’Ivoire : sur la voie du relèvement

        28 sept. 2011

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        Personnes déplacées en Côte d'Ivoire. Photo ONU/Eskinder Debebe

        Depuis la réouverture du bureau du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Côte d’Ivoire il y a quatre mois, nous sommes à pied d’œuvre avec des ONG le long de la frontière ouest avec le Libéria. Notre tâche consiste à porter assistance aux populations de retour après leur déplacement à l’intérieur du pays en raison de la crise politique engendrée par les élections contestées du mois de décembre 2010. Suite à la réhabilitation de pompes à eau et au traitement d’une centaine de puits, plus de 20 000 personnes bénéficient maintenant d’un meilleur accès à l’eau. Près de 5 000 jeunes s’investissent dans des activités génératrices de revenus soutenues par le PNUD, dans les secteurs de l’agro-industrie et du petit commerce entre autres. Cependant, la réinsertion de centaines de personnes déplacées n’est pas l’unique défi auquel les Ivoiriens doivent faire face : la reconstruction d’une relation de confiance parmi la population, la restauration de la sécurité et d’un état de droit sont aussi des impératifs urgents. L’économie du pays, qui a toujours été l’une des plus fortes de l’Afrique de l’ouest, a elle aussi été mise à mal. Le gouvernement, l’ONU, ainsi que leurs partenaires locaux, ne peuvent  Voir

      • La démocratie doit naître de la volonté du peuple

        15 sept. 2011

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        30 millions d'électeurs inscrits aux deuxièmes élections nationales de l'histoire du Congo tenues le 28 novembre prochain. Photo: PNUD

        En cette Journée internationale de la démocratie, nous faisons écho au désir de chaque être humain de vivre dans la dignité, sans exclusion et dans la liberté, comme les millions de personnes dans le monde arabe qui exigent le changement. Il y a eu et il y a encore beaucoup de pertes de vie humaines, résultant de régimes et d’opposants qui s’affrontent.  La Tunisie, l’Égypte et maintenant la Libye s’engagent dans une ère nouvelle et ont du mal à créer une société et une économie inclusives et des institutions de gouvernement plus représentatives. Il faudra pour cela renforcer le corps législatif et judiciaire, promouvoir la transparence et l’obligation de rendre des comptes à tous les niveaux, mettre en place de nouvelles institutions et entreprendre une refonte des systèmes politique et économique en général. Il faut du temps pour passer d’un système autoritaire à un système participatif et il y aura des obstacles sur la voie du changement. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui a été actif dans de nombreux pays en transition, est en mesure de mettre son expérience à contribution.  Le 23 octobre, les Tunisiens vont élire pour la première fois leurs représentants à l’Assemblée constituante  Voir

      • Ne tournons pas le dos à la région la plus violente du monde

        29 août 2011

        Même si l’époque des conflits civils est révolue en Amérique centrale, la région affiche toujours le taux d’homicides le plus élevé du monde : 44 pour 100 000 habitants, soit 11 fois la moyenne mondiale de 4 pour 100 000. Ceci veut dire plus de 18 000 meurtres en 2010 et 79 000 au cours des 6 dernières années. À la fin des années 1990, l’Amérique centrale a connu une consolidation démocratique accompagnée d’une croissance économique avec, il faut le reconnaître, des résultats mitigés. L’absence de guerre ouverte ne s’est pas pour autant traduite par un retour à la paix. Un effort international soutenu est aujourd’hui essentiel si nous voulons éviter une aggravation de la crise sécuritaire majeure dont souffre la région. Les citoyens ne se sentent pas en sécurité dans les rues, ni même dans leurs propres maisons. De leur côté, les pouvoirs publics sont confrontés au trafic de drogue, au kidnapping, au crime organisé, aux gangs, au trafic des armes et des êtres humains. Les coûts directs comprennent les pertes en vies humaines, l’invalidité, et le commerce illégal résultant des crimes contre la propriété. Les profondes inégalités sociales et le sous-emploi très élevé des jeunes forment la toile de  Voir

      • Sécheresse au Kenya: la crise actuelle requiert des solutions à long terme

        25 août 2011

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        Une somalienne porte un enfant sous-alimenté en attendant une aide médicale ONU Photo/Stuart Price

        Quelques minutes seulement après notre décollage de l'aéroport Wilson de Nairobi, le paysage commence à changer en dessous de nous, passant du vert luxuriant à un brun et jaune arides, et prend une apparence lunaire. Nous nous dirigeons vers les régions rurales sèches de Wajir et de Turkana, au nord du Kenya. Je suis accompagné de Josette Sheeran, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), et de Jacques Diouf, Directeur général de l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Nous sommes partis recueillir le témoignage direct des personnes les plus touchées par la sécheresse et la famine aigües qui affectent la région. Le Kenya a été particulièrement touché par la crise, plus de 3,5 millions de ses habitants souffrent d'insécurité alimentaire. Un fermier rapporte que dans son village, proche de la frontière avec l'Éthiopie et la Somalie, il n'a pas plu depuis près de deux ans,  et qu'il n'y a eu aucune récolte depuis 2009. La plupart des familles et communautés à Wajir dépendent des chèvres et des bovins pour leur survie, mais avec la gravité et la durée de la sécheresse, leurs moyens de subsistance sont menacés. Les gens que nous rencontrons lors de notre tournée sont tenaces, leur bétail l’est  Voir

      • Objectifs du Millénaire pour le développement: les raisons d’un succès

        23 août 2011

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        Pêcheurs ramenant leur prise dans le Sud-Est du Vietnam. Photo: Tran Vinh Nghia/PNUD

        Plus que 1 520 jours pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), ces huit objectifs fixés en 2000 dans le but de créer de meilleures conditions de vie pour tous.  Les OMD ont fait l’objet de critiques lors de leur adoption…et c’est toujours le cas. D’aucuns les accusent de manquer d’ambition, d’autres les trouvent irréalistes. Beaucoup leur reprochent de ne pas prendre convenablement en considération les termes défavorables du commerce, de l’investissement et de la dette. Et il y a encore ceux qui déplorent un trop faible intérêt accordé à l’environnement et aux questions climatiques, ou le fait qu’il s’agit d’indicateurs de pauvreté isolés les uns des autres. Malgré toutes ces critiques – et le fait que nous ignorons encore si les buts fixés seront atteints partout dans le monde – nous pouvons, à mon avis, déjà déclarer que les OMD ont été un succès phénoménal à deux égards. Ils ont tout d’abord conduit une majorité de pays en développement à accorder une priorité accrue aux politiques centrées sur les gens : élimination de la faim, éducation pour tous, soins de santé de base, accès à l’eau potable. Les objectifs ont guidé les décisions budgétaires et l’élaboration des  Voir

      • Hommage aux travailleurs humanitaires dans le monde entier

        19 août 2011

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        Un travailleur humanitaire du PNUD, aide a la reconstruction après le séisme de 2010 Photo: UNDP/Mariana Nissen

        En ce 19 août 2011, les Nations Unies célèbrent la troisième Journée mondiale de l’aide humanitaire afin de mettre à l’honneur les personnes qui ont consacré leur vie à ceux qui sont dans le besoin partout dans le monde.  Les travailleurs humanitaires viennent en aide à ceux qui ont perdu des êtres chers, leurs foyers et leurs sources de revenus à la suite de catastrophes et de conflits. Nombreux sont ceux qui bravent le danger, vivent dans des conditions difficiles, souvent loin de leurs familles et de leurs proches. Leur engagement et leur dévouement font avancer la cause de notre humanité commune et nous rendent fiers. Là où des gens sont dans le besoin, d'autres sont prêts à les aider – des personnes courageuses qui cherchent à soulager les souffrances et à redonner l’espoir aux moins favorisés. Beaucoup trop d’entre eux ont payé leur engagement du sacrifice ultime et y ont perdu la vie. C’est en leur mémoire que nous marquons cette journée. Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour aider les personnes victimes de catastrophes, de conflits violents et d’autres difficultés. Ne sous-estimons pas nos contributions individuelles pour améliorer le sort de ceux qui sont dans le besoin. La crise  Voir

      • L'épicentre d'une crise

        09 août 2011

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        Des réfugiés reçoivent de la nourriture en Somalie. Photo: OCHA/Abdi Noor Yussuf

        Près de deux millions de Somaliens ont abandonné leur villages pour se mettre en quête de nourriture et des milliers sont morts de faim. Et les chiffres continuent de grimper. J’ai visité Dollow du côté somalien de la frontière avec l'Éthiopie pour voir par moi-même ce qui se passait. Ce que j'ai vu et entendu était extrêmement inquiétant. Environ 150 familles arrivent ici tous les jours, et toutes racontent la même histoire. À bout de ressources, ils savaient qu'ils ne pourraient pas survivre beaucoup plus longtemps. Ils avaient marché pendant trois ou quatre semaines, abandonnant souvent au bord de la route des membres de leur famille, trop faibles pour continuer. Après mon voyage, nous avons commencé à rassembler des informations. Celles provenant des dernières enquêtes étaient terrifiantes. Dans certaines zones, plus de 50 % des enfants étaient répertoriés comme souffrant de malnutrition aiguë, un chiffre sans précédent dans le monde. Les statistiques de mortalité étaient tout aussi tragiques : entre quatre et cinq enfants de moins de cinq ans sur 10 000 mouraient chaque jour. La décision de déclarer l’état de famine n'a pas été prise à la légère, et démontre la gravité et l'urgence de la crise. Les Centres pour  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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