Notre perspective

      • Une vie digne pour tous | Mandeep Dhaliwal

        10 déc. 2013

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        Le service d'assistance juridique pour les patients atteints du VIH au Centre Daytop de désintoxication et de traitement des toxicomanies à Yunnan, en Chine. ©PNUD

        La réponse au sida a indubitablement fait de grands progrès. Les chiffres nous montrent que le taux global de nouvelles infections est en baisse. Ce n’est pas le cas, cependant, des populations généralement exclues comme les homosexuels, les hommes et les femmes qui consomment des drogues injectables, les travailleurs du sexe et les transgenres. Dans ces groupes, le VIH est en hausse, et ceci de façon préoccupante. Ainsi, à Bangkok, la prévalence du VIH chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes est passée de 11 pour cent en 2003 à 29 pour cent en 2011, et une étude des données disponibles dans quinze pays a révélé que plus de 19 pour cent des femmes transgenres vivent avec le VIH. En outre, les investissements dans les services de santé publique destinés à ces populations sont à l’évidence insuffisants, alors qu’elles sont touchées de façon disproportionnée par le VIH.  Marginalisation sociale, stigmatisation et violations des droits de l'homme, telle est la réalité que vivent les groupes exclus partout dans le monde, et ces phénomènes aggravent leur vulnérabilité face au virus. De plus, chez les personnes vivant avec le VIH, les membres des groupes typiquement marginalisés se heurtent davantage à laVoir

      • Les quotas de femmes en politique : mythes et réalités

        09 déc. 2013

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        Femmes parlementaires au Salvador

        Au plan mondial, les parlements ne comptent encore que 21,4 pour cent de membres de sexe féminin. Et même si l’Amérique latine a plus de 24 pour cent de femmes parlementaires (l’un des pourcentages les plus élevés au monde), la région a encore bien du chemin à faire pour arriver à la parité des sexes. Le fait d’imposer des quotas est une idée née en Europe qui s’est rapidement propagée sur d’autres continents. Cette mesure temporaire a permis de renforcer la participation politique des femmes lorsqu’elle a été adoptée pour encourager les partis politiques à nommer un pourcentage minimum de femmes. Il peut s’agir d’une décision des partis eux-mêmes ou d’une mesure légale qui impose à ceux-ci d’inscrire un certain nombre de candidates sur leurs listes. Certains mythes persistent, cependant :   Mythe 1 : « Les quotas sont en contradiction avec le principe de l’égalité devant la loi. » Cet argument se fonde sur l’hypothèse qu’hommes et femmes bénéficient réellement des mêmes opportunités pour se présenter aux élections. Mais il est loin de refléter la réalité. Dans de nombreux pays, les femmes peuvent voter mais ne peuvent se faire élire. Il est prouvé dans les faits qu’hommes et femmes n’ontVoir

      • L'égalité des sexes au travail, une priorité absolue pour le développement

        02 déc. 2013

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        Au Togo, où seuls les hommes peuvent hériter, une femme laboure la terre. ©PNUD Togo

        « L'avenir est sombre pour nous, petites exploitantes agricoles », a indiqué une organisation togolaise lors de l'enquête Le monde que nous voulons, relative aux prochains objectifs de développement. Comme le veut la coutume locale, disent-elles, « Seuls les hommes héritent de la terre, même si les femmes font l'essentiel des travaux champêtres. Ainsi, nous restons dépendantes des hommes, sous le joug de la pauvreté. » Les lois discriminatoires font partie des nombreux obstacles à la participation économique des femmes. Normes sociales, absence d'autonomie et accès limité aux ressources constituent autant de facteurs bloquants, et le coût est colossal, surtout dans les pays pauvres et émergents. Les inégalités entre les sexes n'épargnent aucun continent ou secteur. Productivité plus faible, parcelles plus petites et cultures moins rentables sont généralement le lot des cultivatrices. Pour les femmes salariées, ce sont les emplois temporaires ou à temps partiel et les faibles chances d'avancement. Au Mexique et au Honduras, les femmes représentaient 70 pour cent des licenciements liés à la crise économique mondiale. Dans les économies avancées, les femmes gagnent 16 pour cent de moins que les hommes, y compris à poste égal, et sont moins présentes aux postes de responsabilité et dans l’entreprenariat. L'élimination de ces inégalitésVoir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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