Notre perspective

      • La gouvernance locale est le fondement du programme pour l’après 2015

        24 juin 2013

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        Un chef de la police du district de rencontre avec les chefs de village et les chefs religieux dans Farza, la province de Kaboul, en Afghanistan. Grâce à un programme soutenu par le PNUD, les citoyens en Afghanistan collaborent avec des policiers dans des initiatives communautaires de police. (Photo: Sayeed Farhad Zalmai/PNUD Afghanistan)

        La réalisation des principaux objectifs du programme de développement pour l'après-2015, tels que l'éradication de la pauvreté, la réduction des inégalités et la durabilité environnementale, dépend d'une action et d'un leadership coordonnés. Une gouvernance multi-niveaux est la clé d'un développement réussi. Lors d'une réunion sur la Décentralisation et la gouvernance locale (DeLoG), j'ai exhorté nos partenaires à dépasser le cadre du plaidoyer et à agir de façon plus concrète pour intégrer les collectivités locales aux processus décisionnels. Je les ai invités à simplifier leurs méthodes de travail, en particulier dans les pays en situation post-conflictuelle. Les collectivités locales sont des acteurs incontournables. Le PNUD et ses partenaires du réseau pour la décentralisation et la gouvernance locale reconnaissent qu'un développement local réussi passe non seulement par un processus multi-niveaux, mais aussi par une approche multisectorielle qui permet de résoudre les lacunes dans les politiques et le manque de capacités. Pendant trois jours, les Nations Unies (PNUD, FENU et ONU-Habitat) et les représentants de 27 organisations multilatérales et bilatérales ont examiné les moyens d'intégrer les collectivités locales au Cadre de développement pour l'après-2015, et les synergies entre le monde urbain et  rural. Nous devons exploiter le potentiel des collectivités locales et de réseaux mondiaux tels  Voir

      • Déployer les innovations locales pour réduire la pauvreté et les inégalités

        19 juin 2013

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        La devise « Penser global, agir local » est essentielle pour le développement. Et elle est, à mon avis, au cœur du déploiement de projets à plus grande échelle. Elargir les micro-projets performants à l'échelle nationale permet de garantir l'impact et la durabilité des programmes d'appui aux plus démunis. Il y a urgence. Si, en termes de lutte contre la pauvreté, nous avons fait de grands pas vers certains objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), les prévisions actuelles indiquent qu'en 2015 près d'un milliard de personnes vivront avec moins de 1,25 dollars par jour. Dans le cadre du Fonds d'affectation spéciale pour les OMD de la République de Corée et du PNUD, nous soutenons le déploiement à plus grande échelle de solutions de développement réussies dans neuf pays. À ce jour, ces projets ont permis d'améliorer la vie de centaines de milliers de personnes : - En Colombie, des centres d’emploi plus particulièrement dédiés aux communautés vulnérables offrent des services de conseil, de formation à l'entreprenariat et d’opportunités de carrière. . Plus de 21 000 personnes, dont 59 pour cent de femmes, ont déjà été formées et 7 000 entreprises créées, générant près de 3 000 emplois. - En Haïti, près de 1  Voir

      • Protection de l'environnement et lutte contre la pauvreté vont de pair pour un avenir durable

        12 juin 2013

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        Aborder les questions sur la relation pauvreté-environnement est essentiel pour atteindre un développement durable. Ci-dessus, des enfants au Rwanda. (Photo: PEI)

        À l'approche de 2015, une question domine le programme mondial pour le développement : par quoi remplacer les objectifs du Millénaire pour le développement ? Douze ans après la Déclaration du Millénaire, les indicateurs montrent que, sans protection des écosystèmes, les progrès réalisés en termes d'assistance aux plus démunis restent à la traîne. En Tanzanie, la production des petits agriculteurs baisse dramatiquement suite à la dégradation des sols. Au Bangladesh, les communautés sont confrontées à des conditions météorologiques de plus en plus imprévisibles à cause du changement climatique. Privés de leurs principales ressources économiques par la déforestation, les peuples indigènes d'Amérique latine et d'Asie du Sud-est cherchent d'autres moyens de subsistance. Il est désormais clair que le programme de développement pour l'après-2015 doit lier pauvreté et environnement s'il veut induire un changement durable. Les efforts d'intégration des trois volets du développement durable (social, environnemental et économique) en une seule approche remontent aux années 1980. Mais, en dépit des progrès effectués dans de nombreux domaines, ces plans n'ont pas réussi à induire un changement institutionnel à long terme. Souvent, les institutions internationales ont élaboré des plans nationaux exhaustifs pour la durabilité sans y associer les ministères des Finances ou du Plan des pays concernés.  Voir

      • Prêts à soutenir la transformation nationale au Myanmar | Toily Kurbanov

        07 juin 2013

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        La construction de cette école fait partie des micro-projets financés par le PNUD à Bangan, Myanmar. (Photo: Mark Garten / UN Photo)

        Après 20 ans de restrictions opérationnelles, le PNUD, avec ses partenaires et d’autres organisations internationales telles que la Banque mondiale, est fin prêt à aider le Myanmar à sortir de la pauvreté généralisée et de l’isolement, après 18 mois d’ouverture et de réformes sans précédent. Le chemin qui reste à parcourir est encore long et semé d’embûches, mais les promesses et le potentiel du Myanmar sont encourageants, compte tenu de la population nombreuse et jeune, des vastes ressources naturelles, de sa position stratégique à proximité des économies émergeantes de la Chine, de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est, ainsi que de son ferme engagement en faveur des réformes. Si le PNUD travaille au Myanmar depuis les années 1960, son mandat a été limité en 1993 à des interventions au niveau local, épargnant le régime. Nous avons directement aidé les communautés en soutenant leurs moyens de subsistance et les projets d’infrastructure, tels que la construction de logements anticycloniques. Aujourd’hui, nous engageons le gouvernement à contribuer à maintenir la dynamique engagée grâce à ses réformes politiques et socioéconomiques. Notre nouveau programme de pays (PDF, anglais) met fortement l’accent sur une gouvernance adaptative, transparente et démocratique – élément au cœur du travail réalisé par  Voir

      • Après 2015 : un seul calendrier du développement pour tous | Olav Kjørven

        30 mai 2013

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        Près de 750 000 habitants de 194 pays se sont exprimés à ce jour. (Photo: PNUD Vietnam)

        L’idée d’un « calendrier du développement unique et universel » est au cœur du rapport que le Président de l’Indonésie a remis le 30 mai au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon. Le Groupe de haut niveau sur le programme de développement pour l’après-2015, co-présidé par le Président Susilo Bambang Yudhoyono d’Indonésie, la Présidente Ellen Johnson Sirleaf du Liberia et le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron a été créé par le Secrétaire général pour contribuer au débat sur une vision audacieuse mais pragmatique du monde que nous voulons après 2015. Les 80 pages du rapport, résultat d’une année de délibération, donnent amplement matière à réfléchir. « On aurait tort de jeter les Objectifs du Millénaire pour le Développement au panier et de recommencer à zéro », note le groupe, reconnaissant l’utilité de huit objectifs simples, auxquels chacun peut souscrire. Les résultats obtenus forment une base solide pour un nouveau plan et permettent de poser les fondations d’un programme plus ambitieux. Le rapport propose cinq changements d’approche : éliminer l’extrême pauvreté, construire l’avenir autour d’un développement réellement durable, transformer les économies pour favoriser la création d’emplois et la croissance inclusive, forger un partenariat répondant à un nouvel esprit  et travailler  Voir

      • Nous devons repenser le rôle de l'aide dans une nouvelle ère | Jonathan Glennie

        29 mai 2013

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        La Colombie est un exemple de pays à revenu intermédiaire qui fait face à de nombreux défis pour assurer sa croissance continue. (Photo: PNUD)

        La nature de la coopération pour le développement international évolue rapidement. Il est temps de réfléchir à la place de l'« aide » classique, ou aide publique au développement, dans ce nouveau contexte. Les nouveaux pays à revenu intermédiaire occupent le devant de la scène, mettant en place une coopération « horizontale » ou « ‘Sud-Sud » avec d'autres pays en développement. Mais ils ont encore besoin d'aide, car la plupart des pauvres de la planète y vivent. Voilà donc une « connue connue », pour citer Donald Rumsfeld, parmi tant d'incertitudes. Les « inconnues connues », c'est ce que nous savons ne pas avoir encore bien compris, comme la géographie changeante du pouvoir et de la pauvreté. L'ascension des pays à revenu intermédiaire perdurera-t-elle ? Certains sont déjà retombés à un niveau inférieur de revenu suite aux chocs économiques. Y a-t-il un « piège du revenu intermédiaire », qui contraindrait les pays à baisser les salaires pour rester compétitifs, en compliquant davantage le passage à une production à forte valeur ajoutée ?   Dans sa célèbre citation, Rumsfeld a omis de mentionner les « connues inconnues ». J'entends par là « ce que nous croyons savoir et que nous ignorons  Voir

      • La tragédie au Bangladesh souligne l’urgence d’une mondialisation responsable

        28 mai 2013

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        Au Bangladesh, des comités de développement communautaires locaux supportés par le PNUD facilitent la création de petites entreprises comme le tissage traditionnel. (Photo: PNUD Bangladesh)

        À une époque où les investisseurs recherchent les coûts de production les plus bas, les images terrifiantes de l’effondrement d’une usine textile au Bangladesh témoignent de l’envers sinistre de la mondialisation. Dans la plupart des pays en développement, les ateliers de confection sont insuffisamment et mal réglementés. Les acheteurs de grandes marques prétendent ne rien savoir des conditions de travail des ouvriers fabriquant les produits qu’ils se sont procurés à moindre coût. L’accident tragique survenu au Bangladesh montre que fermer les yeux sur la sécurité et les conditions de travail de milliers d’ouvriers entassés dans des locaux inadaptés, pour minimiser les coûts et accroître les profits, a bel et bien un prix. Pour des milliers de femmes au Bangladesh, et dans de nombreux autres pays en développement, travailler dans un atelier de confection constitue un moyen d'échapper à la pauvreté. Ne pouvons-nous toutefois pas faire les choses autrement en leur assurant un niveau minimal de sécurité et des conditions de travail décentes ? Pour les victimes de cette tragédie et les millions d’ouvriers à travers le monde qui travaillent dans des usines similaires, ne pouvons-nous pas accepter de payer nos vêtements de marque quelques centimes de plus ? Les déversements de  Voir

      • L’après-2015 : Les hommes et les femmes voient-ils les futurs objectifs du développement de la même manière?

        27 mai 2013

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        Une femme se joint à ses deux collègues masculins pour transporter des briques dans le Bengale occidental, en Inde. (Photo: Joydeep Mukherjee / PNUD Photo Contest)

        Les femmes et les filles comptent pour la moitié environ des 700 000 personnes qui ont participé jusqu’à présent aux discussions mondiales sur le futur cadre de développement. Il y a une demande accrue à la fois pour que l’égalité des sexes soit un objectif à part entière, qui s’attaquerait aux discriminations sous-jacentes, et pour qu’on insiste davantage sur les questions de genre en général. C’est dû en partie au fait qu’hommes et femmes n’ont pas toujours les mêmes préoccupations, comme le montre l’enquête mondiale MyWorld. Les données révèlent que les membres des deux sexes s’accordent sur les priorités qui priment dans leur vie : une bonne éducation, de meilleurs soins de santé et des pouvoirs publics honnêtes et réactifs. Mais la grande différence, c’est que les femmes placent l’égalité des sexes en neuvième position alors que les hommes la mettent au quinzième rang, soit à l’avant-dernière place. On a aussi constaté des divergences lors des 88 consultations nationales qui ont eu lieu dans le monde entier. Ainsi, au Kosovo, les femmes se disent préoccupées par la discrimination et les attitudes sociales à leur égard, alors que les hommes s’inquiètent plus de leur statut et des questions de santé. En Egypte,  Voir

      • Renaissance africaine : ne pas relâcher les efforts | Helen Clark

        24 mai 2013

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        Des femmes au Burundi recyclent des déchets dans le cadre du programme de réinsertion des rapatriés et des anciens combattants dans la société. (Photo: PNUD Burundi)

        Il y a 50 ans, les dirigeants des pays d’Afrique indépendants réunis à Addis-Abeba signaient la charte fondatrice de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Celle-ci avait pour vocation de promouvoir la solidarité et l’unité au sein des États africains, de débarrasser le continent des derniers vestiges de la colonisation et de l'apartheid, et d’encourager la coopération pour favoriser le développement. Le continent africain compte quelques-unes des économies les plus dynamiques au monde, une tendance qui devrait se poursuivre. Nombreux sont les pays d’Afrique qui ont accompli d’importants progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement : de plus en plus d’enfants sont scolarisés, l’extrême pauvreté recule, la proportion des femmes élues est en hausse et la lutte contre le VIH enregistre des avancées significatives. Parallèlement, les échanges, les investissements et la coopération en matière de développement avec les économies émergentes sont en plein essor, ce qui a grandement contribué à faire reculer la pauvreté. Ce sont d’autres pays et des fonds régionaux de l’hémisphère Sud qui ont financé quasiment la moitié des infrastructures construites en Afrique subsaharienne ces dix dernières années. La croissance de l’Afrique a donc partie liée avec l’émergence de l’ensemble des pays du Sud. De  Voir

      • Des institutions honnêtes et réactives pour combattre les inégalités

        06 mai 2013

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        Une participante dépose son bulletin de vote à une simulation des élections au Kenya. (Photo: Ricardo Gangale / PNUD Kenya)

        Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont beaucoup contribué aux progrès effectués au cours de la dernière décennie, caractérisé dans le dernier Rapport sur le développement humain par l'« essor du Sud ». Toutefois, beaucoup reste à faire dans la mesure où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'agrandir. Le respect de la promesse des OMD a été entravé par nombreux obstacles, dont les carences en matière de gouvernance et de responsabilité, une réalité reconnue par divers acteurs du développement. La Consultation thématique mondiale sur la gouvernance, un dialogue global grâce auquel tous les citoyens peuvent contribuer à façonner l’agenda de développement après-2015, a porté sur les questions clés suivantes :     - qui doit être chargé de veiller à la réalisation des objectifs de l'Après-2015,     - comment concilier les objectifs et cibles de la gouvernance mondiale avec les engagements internationaux,     - et comment les adapter au niveau national.Trop souvent, les populations tirent peu de profit  de l'exploitation des ressources naturelles locales. D'où les inégalités grandissantes, les sociétés divisées, l'instabilité et les conflits. Des institutions transparentes et responsables sont essentielles pour répondre aux besoins des citoyens et utiliser les ressources publiques de façon efficace et équitable. Il  Voir

L'Administrateur du PNUD
Helen

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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