Notre perspective

      • La tragédie au Bangladesh souligne l’urgence d’une mondialisation responsable

        28 mai 2013

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        Au Bangladesh, des comités de développement communautaires locaux supportés par le PNUD facilitent la création de petites entreprises comme le tissage traditionnel. (Photo: PNUD Bangladesh)

        À une époque où les investisseurs recherchent les coûts de production les plus bas, les images terrifiantes de l’effondrement d’une usine textile au Bangladesh témoignent de l’envers sinistre de la mondialisation. Dans la plupart des pays en développement, les ateliers de confection sont insuffisamment et mal réglementés. Les acheteurs de grandes marques prétendent ne rien savoir des conditions de travail des ouvriers fabriquant les produits qu’ils se sont procurés à moindre coût. L’accident tragique survenu au Bangladesh montre que fermer les yeux sur la sécurité et les conditions de travail de milliers d’ouvriers entassés dans des locaux inadaptés, pour minimiser les coûts et accroître les profits, a bel et bien un prix. Pour des milliers de femmes au Bangladesh, et dans de nombreux autres pays en développement, travailler dans un atelier de confection constitue un moyen d'échapper à la pauvreté. Ne pouvons-nous toutefois pas faire les choses autrement en leur assurant un niveau minimal de sécurité et des conditions de travail décentes ? Pour les victimes de cette tragédie et les millions d’ouvriers à travers le monde qui travaillent dans des usines similaires, ne pouvons-nous pas accepter de payer nos vêtements de marque quelques centimes de plus ? Les déversements de  Voir

      • L’après-2015 : Les hommes et les femmes voient-ils les futurs objectifs du développement de la même manière?

        27 mai 2013

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        Une femme se joint à ses deux collègues masculins pour transporter des briques dans le Bengale occidental, en Inde. (Photo: Joydeep Mukherjee / PNUD Photo Contest)

        Les femmes et les filles comptent pour la moitié environ des 700 000 personnes qui ont participé jusqu’à présent aux discussions mondiales sur le futur cadre de développement. Il y a une demande accrue à la fois pour que l’égalité des sexes soit un objectif à part entière, qui s’attaquerait aux discriminations sous-jacentes, et pour qu’on insiste davantage sur les questions de genre en général. C’est dû en partie au fait qu’hommes et femmes n’ont pas toujours les mêmes préoccupations, comme le montre l’enquête mondiale MyWorld. Les données révèlent que les membres des deux sexes s’accordent sur les priorités qui priment dans leur vie : une bonne éducation, de meilleurs soins de santé et des pouvoirs publics honnêtes et réactifs. Mais la grande différence, c’est que les femmes placent l’égalité des sexes en neuvième position alors que les hommes la mettent au quinzième rang, soit à l’avant-dernière place. On a aussi constaté des divergences lors des 88 consultations nationales qui ont eu lieu dans le monde entier. Ainsi, au Kosovo, les femmes se disent préoccupées par la discrimination et les attitudes sociales à leur égard, alors que les hommes s’inquiètent plus de leur statut et des questions de santé. En Egypte,  Voir

      • Renaissance africaine : ne pas relâcher les efforts | Helen Clark

        24 mai 2013

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        Des femmes au Burundi recyclent des déchets dans le cadre du programme de réinsertion des rapatriés et des anciens combattants dans la société. (Photo: PNUD Burundi)

        Il y a 50 ans, les dirigeants des pays d’Afrique indépendants réunis à Addis-Abeba signaient la charte fondatrice de l'Organisation de l'unité africaine (OUA). Celle-ci avait pour vocation de promouvoir la solidarité et l’unité au sein des États africains, de débarrasser le continent des derniers vestiges de la colonisation et de l'apartheid, et d’encourager la coopération pour favoriser le développement. Le continent africain compte quelques-unes des économies les plus dynamiques au monde, une tendance qui devrait se poursuivre. Nombreux sont les pays d’Afrique qui ont accompli d’importants progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement : de plus en plus d’enfants sont scolarisés, l’extrême pauvreté recule, la proportion des femmes élues est en hausse et la lutte contre le VIH enregistre des avancées significatives. Parallèlement, les échanges, les investissements et la coopération en matière de développement avec les économies émergentes sont en plein essor, ce qui a grandement contribué à faire reculer la pauvreté. Ce sont d’autres pays et des fonds régionaux de l’hémisphère Sud qui ont financé quasiment la moitié des infrastructures construites en Afrique subsaharienne ces dix dernières années. La croissance de l’Afrique a donc partie liée avec l’émergence de l’ensemble des pays du Sud. De  Voir

      • Des institutions honnêtes et réactives pour combattre les inégalités

        06 mai 2013

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        Une participante dépose son bulletin de vote à une simulation des élections au Kenya. (Photo: Ricardo Gangale / PNUD Kenya)

        Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont beaucoup contribué aux progrès effectués au cours de la dernière décennie, caractérisé dans le dernier Rapport sur le développement humain par l'« essor du Sud ». Toutefois, beaucoup reste à faire dans la mesure où le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'agrandir. Le respect de la promesse des OMD a été entravé par nombreux obstacles, dont les carences en matière de gouvernance et de responsabilité, une réalité reconnue par divers acteurs du développement. La Consultation thématique mondiale sur la gouvernance, un dialogue global grâce auquel tous les citoyens peuvent contribuer à façonner l’agenda de développement après-2015, a porté sur les questions clés suivantes :     - qui doit être chargé de veiller à la réalisation des objectifs de l'Après-2015,     - comment concilier les objectifs et cibles de la gouvernance mondiale avec les engagements internationaux,     - et comment les adapter au niveau national.Trop souvent, les populations tirent peu de profit  de l'exploitation des ressources naturelles locales. D'où les inégalités grandissantes, les sociétés divisées, l'instabilité et les conflits. Des institutions transparentes et responsables sont essentielles pour répondre aux besoins des citoyens et utiliser les ressources publiques de façon efficace et équitable. Il  Voir

      • L'énergie propre préserve l'environnement, et plus encore | Helen Clark

        03 mai 2013

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        L'Ethiopie compte investir 150 milliards de dollars au cours des deux prochaines décennies pour devenir un pays neutre en carbone d'ici 2025. Photo: PNUD en Ethiopie

        Les bienfaits de l'énergie durable vont au-delà de l'environnement, enpermettent aux enfants d'étudier la nuit et aux dispensaires de conserver leurs vaccins, mais aussi de soulager les femmes des tâches ménagères harassantes et de la fumée nocive du feu de bois. L’énergie durable crée un cadre propice à une vie meilleure et plus productive. L'Allemagne, par exemple, s'est développée avec une forte empreinte carbone, mais elle montre aujourd'hui la voie en doublant la part des énergies renouvelables dans son bouquet énergétique de 2006 à 2012. J'en conclus qu'avec des dirigeants courageux et des politiques clairvoyantes, la transition vers un modèle plus durable est possible. Il n'y a pas d'autre choix si nous voulons éviter une hausse irréversible de la température de la planète et ses conséquences prévisibles : les citoyens des pays développés seraient contraints de financer des systèmes de protection contre des inondations de plus en plus élaborés, d'indemniser les pertes de récoltes des fermiers et d'ajuster leurs thermostats pour résister aux vagues de chaleur. En Afrique subsaharienne, le changement de régimes météorologiques et  la multiplication de phénomènes climatiques extrêmes impacteront les récoltes et l’approvisionnement en eau.  En visite au Sahel l'année dernière, j'ai pu constater la souffrance humaine qu'imposent  Voir

      • La santé des femmes et des filles est au cœur des enjeux de développement mondial

        02 mai 2013

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        Une mère et sa fille dans un hôpital au Burundi. Le gouvernement fournit des soins de santé gratuits pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. (Photo: Maria Cerna / PNUD)

        Les femmes et les filles sont au cœur des enjeux de développement mondial et elles continuent pourtant de subir violence et discrimination, de souffrir de grossesses involontaires et de connaître des taux élevés de mortalité maternelle. Dernièrement, le Groupe de travail de haut niveau pour la Conférence internationale sur la population et le développement (ICPD) a soumis ses recommandations pour plaçer les droits fondamentaux de la femme, y compris la santé et les droits reproductifs, au cœur de l’agenda pour le développement durable. Ce groupe d’experts souhaite mobiliser la volonté politique en vue de faire progresser un agenda garantissant des droits pour tous. Il vise également à faire des droits en matière de santé des femmes et des jeunes les principaux enjeux de l’agenda pour le développement  pour l’après-2015. Le rapport du Groupe de travail indique que 800 femmes meurent chaque jour des suites de grossesses évitables et de complications liées à l’accouchement, tandis que 222 millions de femmes n’ont pas accès aux méthodes contraceptives modernes, ce qui se traduit chaque année par 80 millions de grossesses non planifiées et 20 millions d’avortements à risque. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, une fille sur trois de moins de 18  Voir

      • Mettre fin à la violence contre les femmes | Marta Vieira da Silva

        29 avr. 2013

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        La vie n’est pas facile pour les femmes – nulle part au monde. J’ai grandi à Dois Riachos – une ville pauvre et isolée du nord-est du Brésil. Notre famille n’avait pas beaucoup d’argent. Ma mère travaillait dur pour nous élever toute seule, moi, mes deux frères et ma sœur.  Nous ne pouvions même pas nous offrir un ballon de football – en acheter un nous aurait privés de nourriture. À l’âge de sept ans, je savais que je voulais jouer au football pour le restant de ma vie. Mais j’étais une fille, et ce n’était pas simple. Mes frères et les autres garçons, tout le monde sur le terrain essayait de m’empêcher de jouer. J’ai eu la chance d’avoir été aidée par des personnes inspirées qui m’ont aidée à réaliser mon rêve : devenir une footballeuse professionnelle. Tant de femmes n’ont pas les possibilités qui m’ont été offertes.  Chaque année, 2 millions de femmes et de filles sont contraintes de se livrer à la prostitution, sont réduites en esclavage et asservies. Près de 60 % des femmes sont victimes, au cours de leur vie de sévices physiques ou sexuels – et jusqu’à la moitié des agressions sexuelles sont commises contre des filles  Voir

      • Troquer la santé contre la richesse ? L'obésité dans le Pacifique Sud

        19 avr. 2013

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        La réduction de l'activité physique et un changement des systèmes de production traditionnels en faveur de l'importation ont contribué à la propagation de l'obésité dans les îles du Pacifique. (Photo: Ferdinand Strobel / PNUD)

        Les taux de prévalence de l'obésité et du diabète des îles du Pacifique Sud font partie des plus élevés du monde, culminant respectivement à 75 et 47 %. Aujourd'hui, ces pays insulaires élèvent la génération la plus obèse de l'histoire humaine. Un regard plus attentif aux échanges commerciaux internationaux de ces pays révèle que nombre d'entre eux ont, en effet, troqué la santé contre la richesse. La prévalence de maladies non transmissibles telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires et le cancer dans la région du Pacifique est étroitement liée au remplacement progressif des aliments traditionnels par des aliments importés bon marché, à forte teneur énergétique et pauvres en nutriments. Autrement dit, de la malbouffe. Divers accords commerciaux obligent ces pays à lever davantage les obstacles à l'importation, ce qui rend les aliments transformés tels que les viandes en conserve moins chers et plus accessibles et limite les interventions pour raison de santé publique. Les îles Kiribati en sont l'exemple typique  : d'après les estimations, le pays importe 72 % de ses produits alimentaires et possède le taux de consommation d'aliments malsains le plus élevé. À lui seul, le sucre représente plus de 30 % de la consommation quotidienne totale de  Voir

      • Programme de développement post-2015 : réinventer le processus décisionnel mondial

        17 avr. 2013

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        L'éducation et la santé sont les priorités des citoyens qui contribuent au processus d'élaboration du programme de développement de l'après 2015. (Photo: PNUD Bénin)

        Pour la première fois dans l'histoire, les Nations Unies (ONU) associent les citoyens du monde entier à l'élaboration d'un programme mondial : les nouveaux objectifs de développement. Nous innovons, grâce aux supports numériques, à la téléphonie mobile et à des enquêteurs à domicile, en associant le maximum de personnes au débat sur les futurs objectifs de lutte contre la pauvreté, qui s'appuieront sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). À ce jour, près d'un demi-million de personnes ont participé à la « Conversation mondiale » en cours. La discussion a lieu sur plusieurs plateformes : près de 100 États membres de l'ONU organisent des ateliers locaux regroupant des jeunes, des femmes vulnérables, des personnes handicapées et d'autres groupes défavorisés. Onze consultations thématiques mondiales sont en cours sur le site Web « Le monde que nous voulons ». Chacun peut s’y prononcer sur des questions telles que les inégalités, la sécurité alimentaire et l'accès à l'eau. Par ailleurs, l'enquête MY World, disponible en 10 langues, invite les participants à voter pour six des 16 priorités du futur programme pour le développement. J'ai présenté les avis issus de la conversation au Panel de Haut-Niveau sur le programme de développement pour l'après-2015  Voir

      • Est-il possible de fournir des soins de santé sans nuire à l'environnement?

        05 avr. 2013

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        Le centre médical de l'université King George à Lucknow, en Inde, a mis en place un programme pour stériliser, recycler ou jeter ses déchets de manière sécuritaire.

        Est-il possible de fournir des soins de santé sans nuire ce faisant à l’environnement ? La Journée mondiale de la Santé 2013 nous rappelle que 12 % de tous les décès survenant de par le monde sont dus à l’hypertension. La médecine ne disposait pas jadis de moyens fiables de surveiller la tension artérielle; il a fallu attendre pour cela l’introduction au début du XXe siècle des tensiomètres à mercure.  Ce progrès médical s’accompagne toutefois d’un grave inconvénient, car des tonnes de mercure toxique provenant de tensiomètres brisés sont rejetées dans l’environnement par les établissements hospitaliers, avec toutes les conséquences que cela comporte pour la santé humaine. Les déchets infectieux, sous-produit nécessaire des soins médicaux, présentent un problème analogue. Les seringues en plastique et autres produits jetables à usage unique préviennent la transmission des infections d’un patient à l’autre, mais ils viennent augmenter le volume de déchets produits. La mise au rebut de déchets non traités contribue à la propagation du VIH/sida et de l’hépatite, tandis que l’incinération de ces déchets dégage des polluants dangereux, notamment des dioxines hautement toxiques et persistantes. Est-il possible de fournir des soins de santé sans que cela comporte des effets nuisibles ? L’expérience de la King George’s Medical  Voir

L'Administrateur du PNUD

Helen Clark a pris ses fonctions d'Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement le 20 avril 2009. Elle est la première femme à assumer la direction de l’organisation et assure également la présidence du Groupe des Nations Unies pour le développement.

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