Les jeunes de 10 à 24 ans représentent plus de 30% de la population des pays de la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) et sont parmi les plus touchés par le VIH. Malgré cela, leur accès à des soins efficaces en termes de santé sexuelle et reproductive est inégal.

Selon un symposium qui a eu lieu lors de la dernière Conférence internationale sur le Sida à Amsterdam, les réformes juridiques et politiques pour assurer l’accès à la santé sexuelle et reproductive sont essentielles pour atteindre l'égalité sanitaire.

Intitulé « Comment atteindre l'équité en santé pour les jeunes populations clés ? » l’événement a réuni des experts de la santé publique et des représentants de groupes de populations vulnérables, de la société civile, des pouvoirs publics et des partenaires pour le développement.

« Malgré de remarquables progrès dans la lutte contre VIH et l’accès aux services de santé sexuelle et reproductive, de profondes inégalités subsistent quant à l’accès aux soins - en particulier pour les jeunes populations à risque », a déclaré le représentant de l’AMSHeR. « La réponse à l’épidémie a largement négligé les jeunes populations. Il faut renforcer les efforts et le financement pour la prévention, l’accès aux soins et la recherche en ciblant ces groupes ».

Les « populations clés » (travailleurs du sexe, personnes qui s'injectent des drogues, transgenres, prisonniers, homosexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et leurs partenaires sexuels) représentent un nombre conséquent de nouvelles infections par le VIH. Du fait de leur âge, les jeunes sont plus vulnérables.

En outre, les législations et politiques restrictives en matière d'âge limitent l'accès aux services tels que le dépistage du VIH et les tests de grossesse, la contraception les interruptions volontaires de grossesse, la prophylaxie pré et post-exposition, et rendent donc les jeunes vulnérables à des rapports sexuels précoces et forcés, à la violence sexuelle et aux mariages précoces.

Le consentement parental obligatoire et les exigences de notification leur empêchent également d'avoir accès aux informations pertinentes dont l’accès dans des lieux tels que les écoles, les centres de détention, les maisons de redressement et les prisons est souvent limité.

« Les lois punitives et les pratiques discriminatoires peuvent compromettre les progrès de la lutte contre le VIH, tandis que les lois fondées sur les faits et sur les droits de l'homme ont le pouvoir de les renforcer », a déclaré Mandeep Dhaliwal, Directrice de l’unité VIH, santé et développement du PNUD. « Le succès du Programme de développement durable à l'horizon 2030 dépend de solutions de santé fondées, qui ciblent les populations les plus pauvres et les plus marginalisées - et cela inclut les jeunes ».

Le symposium a été l'occasion de faire le point la phase initiale du projet ‘Linking Policy to Programming. Mis en œuvre par le PNUD, AMSHeR, HEARD, et financé par le ministère néerlandais des Affaires étrangères, cette initiative vise à réduire le risque de contamination par le VIH et à améliorer la santé sexuelle et reproductive des jeunes des populations clés de certains pays de la SADC -Angola, Madagascar, Mozambique, Zambie et Zimbabwe.

Elle porte principalement sur le renforcement de la capacité des gouvernements à mettre en place des politiques et des législations appropriées.

Le projet œuvre également à impliquer les jeunes et à générer des recherches probantes pour éclairer les politiques et les pratiques, et appliquer les indicateurs relatifs aux droits de l'homme, au VIH et à la santé sexuelle et procréative pour mettre en place des interventions visant les jeunes populations.

Le projet souligne surtout la nécessité d'une approche holistique avec une participation active de la communauté, des décideurs politiques ainsi que des chefs traditionnels et religieux pour conduire les réformes législatives et politiques.

Texte original disponible ici

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