Besoins et défis en matière de financement du développement pour les petits États insulaires

15 juil. 2015

Ce rapport propose un programme orienté vers l’avenir pour faire face aux difficultés de financement et permettre aux petits Etats insulaires de concrétiser leurs aspirations au développement durable. Photo: PNUD à São Tomé

Addis-Abeba, Ethiopie - Les petits États insulaires en développement (PEID) partagent un certain nombre de difficultés communes — l’exposition à des risques de catastrophes naturelles et aux chocs économiques, un ralentissement de la croissance économique, des capacités limitées de mobilisation des ressources nationales et un niveau d’endettement élevé — et des besoins urgents d’accroître leurs sources de financement s’ils veulent atteindre les objectifs de développement pour l’après-2015, selon deux nouveaux rapports du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui viennent d’être lancés aujourd’hui, pendant la troisième Conférence internationale sur le financement du développement.

La Conférence est l'occasion de répondre à l’appel des PEID et de procéder, dans le cadre de leurs besoins en financement, à un réexamen des critères régissant actuellement les financements accordés à des conditions de faveur.

Si les difficultés actuelles ne sont pas surmontées, cela pourrait compromettre le développement durable des PEID », a indiqué Helen Clark, l’Administratrice du PNUD, lors du lancement. « Ces rapports permettent de faire progresser la réflexion sur la façon d’améliorer les approches existantes ».

Le premier rapport compile des données actualisées sur les flux de financement destinés aux PEID et examine leurs difficultés en matière de financement. Il représente une invitation faite à la communauté internationale de reconsidérer les besoins en financement des PEID, notamment le rôle que pourraient jouer des mécanismes de financement novateurs.

Ce rapport propose un programme orienté vers l’avenir pour faire face aux difficultés de financement et permettre aux PEID de concrétiser leurs aspirations au développement durable. Parmi les approches suggérées à même d’avoir des effets positifs sur les PEID, on notera le recours accru à des instruments de conversion de la dette au service de la lutte contre le changement climatique et davantage d’instruments de financement réduisant les risques.  

Le rapport appelle en particulier les donateurs et les bailleurs de fonds internationaux à prendre en compte des facteurs autres que les seuls revenus, et à avoir une approche plus « multidimensionnelle » des besoins en financement. Ces facteurs sont notamment la capacité des pays à mobiliser des ressources nationales ; leur capacité à lever des financements privés à un coût raisonnable, leur niveau d’endettement, leur vulnérabilité aux chocs, leurs indicateurs sociaux et le type de projet financé. Cela donnerait une image plus exacte des besoins en financement des pays.

Les difficultés particulières auxquelles font face les PEID des Caraïbes font l’objet d’un deuxième rapport, qui plaide pour un réexamen des critères définissant les conditions d’accès à des financements accordés à des conditions de faveur. Le rapport montre en quoi les pays des Caraïbes ne remplissent pas, pour la plupart, les conditions d’accès à ces financements, parce qu’ils sont devenus des pays à revenu intermédiaire, avec des niveaux nationaux moyens de revenus par habitant supérieurs au seuil fixé pour accéder aux financements internationaux. Or, leurs extrêmes vulnérabilités sur le plan économique et environnemental justifient que ces pays, au même titre que les autres PEID, bénéficient d’un traitement spécifique en matière de développement.

La sous-région a fait d’importants progrès en matière de développement dans des domaines tels que la santé et l’éducation, mais demeure confrontée à de nombreuses difficultés, telles que la criminalité et la violence, le chômage, la montée des inégalités et des besoins élevés d’investissements dans les infrastructures. Les PEID des Caraïbes sont également exposés de manière disproportionnée au changement climatique. Comme ils sont devenus des pays à revenu intermédiaire, le fait qu’ils aient des niveaux d’endettement élevés signifie que les donateurs ont réduit ou supprimé l’aide au développement dont ils ont besoin.

Les PEID font également connaître clairement leurs besoins et aspirations dans le cadre du programme de développement pour l’après-2015. La Déclaration de Praia a été adoptée en juin 2015, à Praia (Cabo Verde), à l’issue de la Conférence internationale de haut niveau sur les objectifs de développement durable dans les pays à revenu intermédiaire et les petits États insulaires en développement. Elle établit une vision et les besoins pour les PEID d’Afrique, notamment en ce qui concerne le financement du développement.

Contacts

À Addis-Abeba

Sandra Macharia, tél. : +251 929907934, email : sandra.macharia@undp.org

Martha Mogus, tél. : +251 11 5 44 43 18, email : martha.mogus@undp.org

 

À New York

Sangita Khadka, tél. : +1-212 906 5043, email : sangita.khadka@undp.org

Christina Pascual, tél. : +1-212 906 5698, email : christina.pascual@undp.org

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