Coopération régionale et réduction de la demande sont essentielles pour stopper le commerce illégal des espèces sauvages en Afrique

30 avr. 2015

Brazzaville Des services de renseignement et d’application des lois mieux coordonnés, l’engagement des communautés d’Afrique et la coopération avec les marchés destinataires hors du continent doivent être au cœur de la lutte contre le commerce illégal de la faune et de la flore sauvages, selon les pays d’Afrique présents à la Conférence internationale sur le commerce illégal de la faune et de la flore sauvages en Afrique.

Les pays doivent travailler ensemble de toute urgence pour coordonner les opérations anti-braconnage et les contrôles douaniers et policiers, et renforcer la mise en application des lois transfrontalières pour arrêter le massacre des animaux sauvages et aux traîner en justice les braconniers et leurs complices.

« La machine de la spoliation des ressources de l’Afrique continue hélas de tourner. J’appelle la communauté internationale à se mobiliser contre le crime environnemental, de la même manière qu’elle s’engage pour lutter contre le changement climatique et les autres défis, » a dit Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo.

Les participants ont ajouté que freiner la demande doit être une priorité absolue, en soulignant que les pays d’Afrique, parlant d'une seule voix, devraient engager les pays destinataires  afin d'éliminer les marchés illégaux et de mener un plaidoyer auprès des consommateurs sur les dangers de l’exploitation illicite.

« Ceci est un grand pas en avant», a déclaré Son Excellence Tumusiime Rhoda Peace, commissaire de l'Union africaine pour l'économie rurale et l'agriculture. « Aujourd'hui, l'Afrique est en train de s’unir pour prendre à bras le corps cet horrible commerce, qui les concerne tous. Nous nous engageons à soutenir cette feuille de route et sa mise en œuvre dans un avenir proche ».

« Le combat contre le bradage des richesses nationales ne peut se faire sans moderniser les cadres juridiques. Dans nombre de pays, il sera nécessaire d’engager les réformes du système judiciaire pour être à même de traquer la corruption et les complicités qui opèrent tant au niveau national qu’à l’extérieur des nations d’origine des produits illicites, » a dit Ibrahim Thiaw, Sous-directeur adjoint du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE).

L'Organisation des Nations Unies, à travers toutes les agences représentées dans cette conférence, y compris le PNUD, l'ONUDC, la FAO, la CEA, et le PNUE, a exprimé son engagement continu à soutenir les pays pour finaliser la stratégie africaine commune.

Le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait apporté son soutien à la conférence en insistant sur la nécessité d'effectuer tous les efforts pour mettre fin à la criminalité environnementale, en particulier le commerce illégal des espèces sauvages.

Chaque année, la valeur des biens qui résultent de l'exploitation forestière illicite et du braconnage d'espèces animales s’élève à plusieurs centaines de milliards de dollars américains, selon les estimations de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, le PNUE et INTERPOL.

Le trafic de la faune amenuise la biodiversité et les écosystèmes tout en détruisant les moyens de subsistance et perspectives de développement de millions de citoyens africains. Il favorise également l'insécurité, alimentant les conflits et la corruption, privant les pays de leurs biens publics et menaçant l'état de droit.

Les participants à la conférence ont également convenu que la lutte contre la pauvreté rurale, la création d'opportunités pour les moyens de subsistance durables, et la sensibilisation du public sont des éléments essentiels pour vaincre le braconnage.

« L'utilisation de produits et des habitats fauniques et le développement du tourisme durable et d'autres activités économiques promettent de préserver la biodiversité pour les générations présentes et futures, tout en favorisant la croissance économique et le bien-être de la population,» a déclaré Nik Sekhran, responsable du développement durable au PNUD.

« Le commerce illégal de la faune sauvage est un crime organisé transnational grave auquel aucun pays ne peut s’attaquer seul. Le projet de stratégie qui est proposé aujourd'hui à Brazzaville renforce la nécessité d'un effort mondial, régional et national pour contrer ces crimes si destructeurs, en travaillant avec les pays d’origine, de transit et destinataires, » a déclaré John E. Scanlon, Secrétaire général de la CITES.

Pour plus d'informations, veuillez contacter


M. Barthelemy Moussoki, Sous-comité communication, Congo, gmoussoki@yahoo.fr, +242 55707259

M. Molalet Tsedeke, Coordinateur du centre des médias, CUA, MolaletT@africa-union.org  

M. Mohamed Atani, Chargé de communication régional, PNUE, +254 727531253, mohamed.atani@unep.org

Nicolas Douillet, Spécialiste communication, PNUD, nicolas.douillet@undp.org +1 917 701 1520

Pour des images de diffusion et photos, contacter Nicholas Owen à Brazzaville, +242 064 630 302. nnowen@gmail.com

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