En Sierra Leone des méthodes écologiques pour détruire les déchets médicaux d’Ebola

22 déc. 2014

New York – Avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM), la Sierra Leone a commencé à utiliser de nouveaux matériels de stérilisation respectueux de l’environnement pour aider à la destruction d’importantes quantités de matériel de protection contaminé et de déchets infectieux générés par le traitement des patients contaminés par Ebola.

Le matériel de stérilisation, un autoclave, décontamine le matériel médical usagé et les déchets médicaux tels que les seringues, les tenues de protection personnelle et les gants, avec plusieurs cycles de vapeur à haute pression et d’aspiration, ce qui permet leur destruction en toute sécurité.

Cet autoclave, le premier du genre utilisé dans l’un des pays affectés par Ebola, fonctionne désormais dans les centres de traitement soins d’Ebola, dans le centre de traitement n° 2 de Hastings (école de formation de la police) et n° 34 (hôpital militaire de Freetown).

« Ce n’est pas seulement un énorme pas en avant pour aider les équipes médicales à traiter le virus Ebola et à mettre fin à la maladie. Cela devrait être aussi une bonne pratique pour la destruction des déchets médicaux en général », a indiqué Magdy Martínez — Solimán, Directeur du Bureau des politiques et de l’appui aux programmes du PNUD. « C’est un investissement dans l’avenir, qui profitera aux pays touchés par Ebola bien après la fin de la crise », a-t-il ajouté.

Étant donné la nature hautement infectieuse du virus Ebola, les tenues de protection spéciales qui couvrent l’ensemble du corps et sont utilisées par les agents de santé, les équipes chargées des enterrements et tous les autres intervenants doivent être stérilisées ou détruites après un usage unique.

Les autoclaves permettent de ne pas avoir à brûler les déchets dans des fosses à ciel ouvert, des récipients ou des incinérateurs bon marché qui ne sont pas équipés de système antipollution et produisent des fumées dangereuses auxquelles sont exposés les intervenants.

« Il est de notre responsabilité d’aider les équipes médicales à gérer les risques pour la santé publique et pour l’environnement de façon responsable », a indiqué David McLachlan-Karr, le Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD en Sierra Leone. « Nous avons vu fonctionner les autoclaves et il est certain qu’elles vont améliorer la qualité de vie des communautés qui vivent dans les environs ».

Avec les autoclaves, les déchets médicaux sont traités dans des récipients sécurisés conçus pour minimiser les contacts et ressortent sous forme d’une masse de plastique sèche et stérile de la moitié du volume initial. Les autoclaves ont besoin d’eau et d’électricité pour faire fonctionner le générateur de vapeur interne, et d’un petit tuyau d’écoulement pour évacuer les liquides stérilisés et la vapeur.

« C’est très facile à utiliser », a fait remarquer Private Kargbo Kanbeh, fonctionnaire de santé publique à l’hôpital militaire no 34. Je sais qu’il n’y a que deux choses à surveiller : la température et la pression. Tout est manuel, C’est très bon pour l’Afrique. C’est très rapide ».

Cet autoclave a été conçu dans le cadre d’un projet géré par le PNUD/FEM et fabriqué par une entreprise sud-africaine, Mediclave, en vue de prévenir la propagation du VIH/sida, des hépatites B et C, de la tuberculose et d’autres maladies qui peuvent être transmises par des déchets infectieux.

Le PNUD s’emploie à mettre en œuvre cette technologie dans 11 centres de traitement en Sierra Leone et envisage d’envoyer plusieurs unités en Guinée et au Libéria, les deux autres pays les plus touchés. Le coût de cette initiative, d’un montant de 4 millions de dollars des États-Unis, est partiellement pris en charge par le Gouvernement de la Corée du Sud.   

Contacts

Nicolas Douillet, Chargé de la communication, PNUD Afrique,
Tel: +1.917.701.1520, nicolas.douillet@undp.org

Lesley Wright, Chargée de la communication, PNUD Sierra Leone, Tel: +232 (0)78 950 001 lesley.wright@undp.org

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