COP 20 : le PNUD appelle à collaborer dans la lutte contre le changement climatique

9 déc. 2014

Lima, Pérou – La lutte contre le changement climatique exige une étroite collaboration entre les secteurs public et privé, la participation de la société civile et des institutions solides et transparentes, a indiqué à Lima l’administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, à l’issue de trois jours de discussions de la Conférence des parties (COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

« Nous inaugurons une nouvelle ère dans la lutte contre le changement climatique ici, à Lima, et l’an prochain, à Paris, avec l’adoption d’un nouvel accord. De plus, un nouveau programme de développement durable pour l’après-2015 est imminent », a déclaré Helen Clark. « Nous pouvons atteindre nos objectifs en encourageant des partenariats qui promeuvent un monde résilient aux changements climatiques et à faible émission de carbone ».

Pour assurer la plus grande participation des peuples autochtones à la COP20, le PNUD et les Gouvernements de la Norvège et du Pérou ont invité plus de 300 femmes et hommes d’Afrique, de l’Asie-Pacifique et d’Amérique latine et Caraïbes. Ces derniers se sont réunis pour la première fois à Lima dans le Pavillon officiel des peuples autochtones à l’occasion d’un débat sur le changement climatique.

Cinq représentants des peuples autochtones des trois régions y ont présenté des propositions.

Candido Mezua, de l’Alliance méso-américaine des peuples autochtones, a proposé que les délégations des États incluent les peuples autochtones dans leurs négociations sur le changement climatique. Il a également demandé au PNUD et aux Gouvernements du Pérou et de la Norvège d’appuyer cette proposition.

« Les peuples autochtones sont les véritables gardiens des forêts et il faut tenir compte de leur position dans les négociations sur le climat », a indiqué Mme Tine Sundtoft, la Ministre norvégienne du Climat et de l’environnement. Elle a également remercié le PNUD et le Pérou d'avoir facilité la participation historique des peuples indigènes à cette conférence.

« Notre attachement à la participation des peuples autochtones est une étape importante pour traiter d’autres questions essentielles, notamment celle de la propriété foncière », a déclaré le Vice-ministre péruvien de l’Environnement, M. Gabriel Quijandria.

Helen Clark a souligné qu’il fallait donner les moyens aux dirigeants et aux organisations autochtones de jouer un rôle plus important dans le cadre des efforts pour combattre le changement climatique, étant donné leur rôle historique dans la protection des forêts et leur relation culturelle profonde avec le milieu naturel.

Elle s’est également rendue dans une foire organisée par le programme de microfinancement du Fonds pour l'environnement mondial gérée par le PNUD. Près 40 personnes, essentiellement des femmes  provenant des Andes, de la forêt amazonienne et des zones côtières y vendaient des produits respectueux de l’environnement, tels que des vêtements en laine d’alpaga, du quinoa, des haricots et du miel.

S’exprimant à la fin de la troisième journée de délibérations de la COP, Helen Clark a appelé de ses vœux une collaboration public-privé à grande échelle pour renforcer les progrès dans le domaine du développement durable.

« L’engagement pris l’an dernier par les grandes entreprises de supprimer la déforestation des chaînes d’approvisionnement en produits de base constitue un avancée très importante ». Dans le secteur de l’huile de palme, par exemple, des entreprises représentant plus de 75 pour cent du commerce mondial de ce produit de base ont adopté l’an dernier des politiques « zéro déforestation ». 

Lors du Sommet de l’ONU sur le climat accueilli par le Secrétaire général Ban Ki-moon en septembre 2014, le PNUD a également facilité le soutien de 170 gouvernements, entreprises, organisations de la société civile et représentants des peuples autochtones à la Déclaration de New York sur les forêts visant à réduire la perte de forêts naturelles d’ici à 2020, et à y mettre fin d’ici à 2030. Des multinationales de l’agroalimentaire, telles que Cargill et Wilmar, ont adopté des politiques « zéro déforestation », et le secteur des biens de consommation s’est engagé à éliminer la déforestation d’ici 2020.

Helen Clark a souligné qu’il était important que les contributions des pays à l’effort mondial d’atténuation soient déterminées au plan national. Elle a invité les pays développés à mettre en place des mesures d’incitation économique pour la protection et la restauration des forêts dans le cadre du nouvel accord sur le climat, notamment par l’intermédiaire de REDD+.

Elle a remercié le Gouvernement suisse qui s’est engagé à appuyer les Dispositifs nationaux pour les produits de base. Par exemple, le dispositif national pour les ananas mis en place au Costa Rica a donné lieu à une meilleure réglementation publique et a encouragé les grandes entreprises à aider les petits producteurs à adopter des pratiques durables. Le PNUD a lancé un dispositif pour l’huile de palme en Indonésie en septembre, et un autre dispositif sera mis en place au Pérou pour réduire les invasions de terres autochtones en Amazonie.

Le PNUD, qui gère le principal programme de lutte contre le changement climatique de tout le système des Nations Unies –  avec un budget de 1,3 milliard de dollars pour des mesures d’adaptation et d’atténuation – apporte un appui à plus de 140 pays, dont plus de 40 pays les moins avancés, et leur permet d’accéder à des financements et à des mécanismes de lutte contre le changement climatique. Cet appui leur permet notamment d’accéder aux mécanismes de la CCNUCC. Le PNUD fournit également une assistance aux pays dans le cadre des négociations sur le changement climatique et a appuyé le Gouvernement du Pérou dans l’organisation de la COP20.

Pour plus d’informations:

Au Pérou :
Carolina AzevedoCarolina.azevedo@undp.org; cel: +1 917 208 3732

Karim Capristankarim.capristan@undp.org; cel: +511 975763995

À New York:

Sangita Khadkasangita.khadka@undp.org : Tel: +1 212 906 5043 | Cell: +1 917 530 8980

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