L'Administrateur du PNUD appelle à plus de droits et d’opportunités pour les femmes

27 févr. 2015

L’Administrateur du PNUD, Helen Clark, participe à la conférence ‘Femmes au pouvoir, pour un monde différent. Photo : PNUD

Santiago – L’Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Helen Clark, a souligné l’obligation qui incombe à tous les dirigeants, et tout particulièrement aux femmes occupant des postes de responsabilité, d’améliorer les conditions de vie des femmes et des filles.

« Celles d’entre nous qui sont parvenues à des postes de responsabilité doivent veiller à ce que les femmes et des filles des générations futures disposent de choix dans la vie et des mêmes droits et opportunités dans tous les domaines », a déclaré Helen Clark à l’ouverture de l’événement « Trucs du métier : leçons à retenir de 20 ans de leadership féminin », qui s’inscrivait dans le cadre de la réunion de haut niveau intitulé Les femmes au pouvoir et dans la prise de décision : construire un monde différent.

Forte de son expérience d’ancienne premier ministre et de parlementaire de la Nouvelle-Zélande et d’administrateur du PNUD, elle a évoqué trois « trucs du métier » sur les façons d’améliorer les politiques en faveur des femmes.

Elle a signalé l’impact que peuvent les femmes au pouvoir, en se faisant des exemples d’efficacité dans l’exercice de leurs fonctions.
« Ne sous-estimons pas cet aspect. Les femmes qui occupent des postes de responsabilité peuvent changer l’image qu’on a du potentiel des femmes ; elles peuvent inspirer à d’autres femmes et à des filles l’envie d’accéder à des postes de responsabilité. »

En second lieu, Helen Clark a noté que les femmes de pouvoir pouvaient jouer un rôle vital en mettant en place des politiques sensibles aux dimensions de genre et en contribuant à l’instauration d’environnements propices à l’égalité des sexes et favorables à la participation des femmes dans tous les domaines.

Elle a rappelé que lorsqu’elle dirigeait le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande, l’élaboration des politiques se faisait au travers d’un « prisme du genre », un facteur essentiel dans la mise œuvre un certain nombre de politiques pro-femmes, notamment celles qui instituant 24 heures hebdomadaires de programmes gratuits de garde d’enfants et d’éducation de la petite enfance ; des congés payés parentaux ; des congés payés étendus ; et une hausse des bourses d’études, ce qui s’était avéré particulièrement bénéfique pour les femmes à faibles revenus.

Enfin, elle a souligné qu’il était crucial de préserver tous ces acquis pour assurer le succès des politiques. Plus tôt dans la journée, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, avait appelé les dirigeants nationaux à accorder aux femmes un plus grand pouvoir de décision et avait rappelé que « dans trop de pays, les femmes souffrent de violence conjugale et de mutilations génitales, entre autres formes de violence ».

« De tels pratiques sont traumatiques sur le plan individuel et néfastes sur le plan société, a dit M. Ban. Nous ne pouvons pas défendre les droits fondamentaux de la personne ou faire progresser le développement si nous ne mettons pas fin à l’épidémie mondiale de violence à l’égard des femmes et des filles ».

En moyenne, les parlements nationaux ne comptent qu’une femme pour cinq hommes. Il y a aujourd’hui de par le monde 20 femmes chefs d’État, cinq pays où les femmes sont absentes du parlement, et huit pays où il n’y a pas des femmes ministres.

La Présidente du Chili, Michelle Bachelet, a également pris la parole aujourd’hui à la session d’ouverture de l’événement et a insisté sur le fait que « l’égalité des femmes et des hommes est essentielle si nous souhaitons la paix et le développement dans la société ».

La Directrice exécutive d’ONU Femmes Phumzile Mlambo-Ngcuka a rappelé, quant à elle, que lorsque les femmes sont absentes des assemblées parlementaires, les législations adoptées sont souvent peu équilibrées et défavorables à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des droits et des chances.

L’événement intitulé Les femmes au pouvoir et dans la prise de décision : construire un monde différent se déroulait les 27 et 28 février à Santiago du Chili. Il était organisé par le Gouvernement chilien et plus précisément par le ministère des Affaires étrangères et le Service national des femmes, en collaboration avec ONU Femmes.

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