Cadre d'accélération

 Une femme transporte des briques au Bengale, Inde.

Le Cadre d'accélération de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) est une approche novatrice conçue pour aider les pays à repérer et à surmonter les obstacles qui s’opposent à l’élimination de l’extrême pauvreté et à l’instauration d’un développement durable.

« Le Cadre d’accélération de la réalisation des OMD offre un moyen systématique de repérer les goulets d’étranglement et de formuler des solutions pour les éliminer, en aidant les pays à élaborer leurs propres plans d’action », a ajouté Helen Clark, Administrateur du PNUD, lors du lancement du rapport, le  22 septembre 2010. « Il existe une large gamme de politiques et d’interventions ayant fait leurs preuves qui peuvent assurer l’obtention de progrès si elles sont adaptées au contexte national et lorsque le gouvernement prend l’initiative des interventions avec une aide efficace de ses partenaires. »

Cette nouvelle approche répond aux appels lancés par les dirigeants mondiaux lors du Sommet, en faveur d’une intensification des efforts visant à réaliser les OMD d’ici l’échéance de 2015. Elle traite également les disparités et les inégalités, qui sont deux des principales causes de l’irrégularité des progrès entre les différents pays et au sein des pays eux-mêmes, en répondant aux besoins des plus vulnérables, à savoir les plus pauvres parmi les pauvres, les femmes et les minorités ethniques.

Dix pays ont déjà commencé, en 2010, à appliquer cette approche à titre pilote avec l’appui du PNUD et de l’ensemble du système des Nations Unies. Ces pays, appartenant à différentes régions, ont choisi chacun de concentrer leurs efforts sur des cibles particulières par rapport auxquelles ils accusaient du retard et ont déterminé les obstacles qui freinaient les progrès, des solutions pratiques pour y remédier et les partenaires voulus pour appliquer ces solutions.

Le Togo, l’un des pays pilotes, a identifié le manque d’accès aux fertilisants, aux semences améliorées et à l’aide aux producteurs agricoles comme le principal obstacle s’opposant à la réalisation de l’objectif de réduction de la pauvreté. Les pouvoirs publics ont réuni toute une gamme de partenaires du Togo ainsi que d’autres pays connaissant des difficultés analogues, pour formuler des solutions optimales. Au nombre des mesures mises en œuvre figurent les crédits renouvelables et des subventions, pour aider les petits agriculteurs à acheter des fertilisants et des semences améliorées, ainsi qu’un renforcement des appuis tels que la formation professionnelles des petits producteurs, et tout particulièrement des femmes.

« Au Togo, le Cadre d’accélération de la réalisation des OMD a aidé à analyser les obstacles à l’accroissement de la productivité agricole et a proposé des solutions d’accélération ayant fait leurs preuves », a dit le Premier ministre du Togo, Gilbert Fossoun Houngbo, le premier jour du Sommet.

Les autres pays pilotes ont appliqué des principes semblables. Le Ghana et l’Ouganda s’emploient à améliorer la santé maternelle. Le Belize se concentre sur l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement. Le gouvernement de la Jordanie et celui de la Tanzanie appliquent le Cadre d’accélération pour accroître la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition.

Au Tadjikistan, des travaux sont en cours pour faciliter l’accès des pauvres à l’énergie. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a recours au cadre pour obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de l’enseignement. La Colombie s’en sert pour lutter contre les inégalités profondément ancrées par le biais d’une planification et d’actions de niveau local, démontrant ainsi que les progrès dépendent autant de la gouvernance locale que des politiques nationales.