En finir avec le VIH : il en faudra plus que l’aveu de « Mon Oncle Charlie »

01 déc. 2015 par Ludo Bok, Spécialiste des politiques VIH, santé et développement, PNUD

Hommes allumant des bougies en UkraineLe réseau ukrainien de personnes vivant avec le VIH allume des bougies pour la journée internationale de lutte contre le VIH. Photo: PNUD
The media has gone crazy over the disclosure of the La révélation de la séropositivité de Charlie Sheen, l’une des stars américaines les plus controversées, a suscité un regain d’intérêt à l’égard d’une maladie qui laissait de nombreuses personnes indifférentes. La nouvelle a également suscité des débats sur la confidentialité, le chantage et les répercussions juridiques de la non-divulgation de son statut sérologique à d’anciens partenaires. S’il y a un message à retenir, c’est que la stigmatisation continue de favoriser l’épidémie du VIH, tant aux États-Unis que dans le monde. Cela fait trente ans que nous connaissons l’existence de cette maladie, mais les médias ne parviennent toujours pas à l’évoquer sans préjugés et idées fausses. … Voir

Et si les Afro-Brésiliennes occupaient les sièges parlementaires plutôt que les rues ?

27 nov. 2015 par Carolina Azevedo, Spécialiste en Communications pour l'Amérique latine et les Caraïbes

Marche des femmes noires au BrésilPlus de 20 000 femmes d’ascendance africaine sont descendues dans les rues de Brasilia en Novembre 2015. Photo: Vinícius Carvalho/Marcha das Mulheres Negras
Les personnes d’ascendance africaine, qui représentent environ 30 % de la population d’Amérique latine et des Caraïbes, sont souvent victimes de discriminations multiples, de race mais aussi de genre, religion ou handicap. Au Brésil, les femmes noires représentent 62 % de la population d’employés de maison. Plus de 70 % d’entre elles ne disposent pas d’un contrat de travail officiel. En outre, 60 % des femmes qui meurent en couches sont noires. Et au cours des dix dernières années, le nombre de fémicides a augmenté de 54 % parmi ces communautés, selon les chiffres officiels. … Voir

Croissance sans développement en Afrique : comment corriger l’anomalie ?

16 nov. 2015 par Jean-Luc Stalon, Directeur Pays Adjoint/Directeur du Programme du PNUD au Mali

UNDP-bi-demgov-localdev-OAA-craft-8851-aude-rossignol-2014En 2014, 26% des Africains ont créé des entreprises, comparé à 7,4% en Europe et 13,4% aux États-Unis. Photo : Aude Rossignol / PNUD au Burundi
En Afrique, où plusieurs pays jouissent d’une croissance soutenue, 5% en moyenne continuent de présenter des niveaux extrêmes d’inégalité et de pauvreté. L’accès à l’enseignement supérieur y est estimé à 7%, le taux le plus bas au monde. Cette situation laisse de nombreux jeunes Africains sans meilleure alternative que de s’aventurer sur les routes périlleuses de l’émigration, notamment vers l’Europe. D’autres se tournent vers la radicalisation, qui se nourrit du désespoir et du désœuvrement. Il nous faut corriger cette trajectoire. … Voir

L’enclavement, un risque pour l’avenir du développement ?

10 nov. 2015 par Patrick Keuleers, Directeur du groupe Gouvernance et consolidation de la paix

deux enfants dans une habitation de fortuneIl semble difficile de bâtir une société inclusive lorsque les pauvres des bidonvilles souffrant du manque de nourriture, d’eau et d’électricité, sont témoins de l’abondance de richesses avoisinantes. Photo: Mohammad Asad/PNUD Bangladesh
Dans le secteur de l’industrie extractive, il n’est pas rare de trouver des entreprises s’isolant dans des zones protégées par des sociétés de sécurité privées, littéralement coupées des communautés locales. Approvisionnées de l’extérieur pour ce qui est des vivres, du matériel et même de la main d’œuvre, elles exportent les ressources extraites vers d’autres pays pour être transformées. Résultats : les opérations menées n’ont que peu de retombées pour l’environnement local, et l’importation de main d’œuvre n’encourage pas l’emploi dans le pays hôte. … Voir

Les flux migratoires, bons ou mauvais pour le développement ?

21 oct. 2015 par Ben Slay, Economiste principal et Mihail Peleah, Spécialiste des programmes en économie verte, Bureau régional pour l’Europe et la CEI, PNUD

Un travailleur au TajikistanLe montant des transferts de fonds au Tadjikistan est, par rapport au PIB par pays, parmi les plus élevés au monde. Photo: Mashid Mohadjerin
Face à l’afflux de réfugiés et de migrants qui fait actuellement les titres en Europe, et aux dirigeants politiques qui débattent des mérites de l’immigration, il est important de prendre du recul et d’examiner l’impact sur le développement, aussi bien pour les pays d’émigration que pour les pays d’accueil. Une analyse centrée sur les personnes peut aider les gouvernements à mieux gérer les avantages et les coûts des migrations. Les nouveaux Objectifs de développement durable soulignent l’importance de meilleures politiques de migration, notamment pour atteindre l’Objectif 10, relatif à la réduction des inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre. … Voir