Après l'EI en Irak, quels enseignements pour la suite ?

07 mars 2017 par Par Moises Venancio, Conseiller, Bureau régional du PNUD pour les États arabes

Le Fond de financement pour la stabilisation de l'Irak (FFSI) a été mis en place afin de supporter le redressement des villes libérées de l'EI et permettre aux 3,3 millions d'Irakiens déplacés de rentrer chez eux. Photo: PNUD
À Mossoul, la bataille fait rage pour reprendre la ville, tombée aux mains de l’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Alors que les combats tirent à leur fin, des efforts essentiels s’intensifient pour permettre aux personnes déplacées à cause des conflits et de l’occupation de rentrer chez elles au plus vite et pour de bon. Déjà, l’an passé, le PNUD avait contribué au redressement économique et social dans 18 zones reprises à l’EIIL, dont Falluja et Tikrit. Notre projet, qui s’inscrit dans le cadre du mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate (FFIS), doté d’un budget de 790 millions de dollars, vise à soutenir les efforts de relèvement rapide dans les villes libérées par le biais d’un programme à fort impact d’une durée de trois mois, destiné à inciter les millions d’Iraquiens déplacés qui vivent actuellement dans des camps ou des campements informels à travers le pays, à retourner chez eux. … Voir

Faire du bruit, c’est bien, mais pas assez

01 mars 2017 par Mandeep Dhaliwal, Directrice du groupe VIH, santé et développement du PNUD

En RDC, près de 3 000 travailleurs du sexe, des personnes LGBT et des consommateurs de drogues injectables ont accepté un test de dépistage volontaire. Photo: PNUD RDC / Aude Rossignol
L'histoire nous a appris que faire du bruit peut être un puissant outil de mobilisation. Faire résonner nos voix en faveur de la diversité, l'égalité, l'inclusion et la tolérance dénote de notre humanité commune. Aujourd'hui, nous rendons hommage à la communauté LGBT ( lesbienne, gay, bisexuelle, transsexuelle ), aux personnes vivant avec le VIH et leurs amis, amants, membres de la famille et alliés qui repoussent quotidiennement l'indifférence et la peur caractérisant l’attitude face au VIH/sida. Leur ténacité signifie qu'aujourd'hui, 18,2 millions de personnes bénéficient d'un traitement. … Voir

Faire face à la crise dans le bassin du lac Tchad

23 févr. 2017 par M. Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Administrateur assistant du PNUD, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

La réponse du PNUD à la crise consiste entre autre à fournir une formation professionnelle aux femmes, qui représentent 54% des personnes déplacées par le conflit dans le nord-est du Nigeria. Photo : PNUD Nigeria
En mai dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis a organisé une séance d’information sur la situation au Sahel. Convié à participer à l’événement, le PNUD a souligné la nécessité de mener une action concertée d’envergure pour faire face à la montée de l’extrémisme violent et proposer des solutions de développement adaptées à cette région touchée par l’insurrection armée de la secte Boko Haram, née dans le nord-est du Nigeria il y a sept ans. Nous avons identifié un « arc d’instabilité » qui s’étend à travers le Sahel, la Corne de l’Afrique et le bassin du lac Tchad. Alors que le PNUD et ses partenaires se réunissent à Oslo le 24 février pour prendre part à la troisième Conférence humanitaire internationale, nous avons la ferme intention de nous pencher sur la situation au Nigéria et dans le bassin du lac Tchad avec un sentiment d’urgence accru. En tant qu’organisation qui fonde son action sur la connaissance du terrain, le PNUD est fermement convaincu qu’une réponse globale est la meilleure approche susceptible de résoudre les crises en cours, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays. … Voir

Océans et Petits États insulaires : d’abord penser possibilités, et ensuite « bleu »

22 févr. 2017 par Craig Hawke, Conseiller principal, Petits États insulaires en développement (PEID), Bureau des politiques et de l'appui aux programmes (BPAP), PNUD

Pour les petits États insulaires en développement, la Conférence sur l’océan peut contribuer à répondre à certaines préoccupations liées à la vulnérabilité économique et environnementale. Photo : UN MINUSTAH (Haiti)
Les Petits États insulaires en développement (PEID) pensent différemment, surtout en ce qui concerne les océans. Le fait qu’ils se définissent comme de Grands États océaniques est plus que symbolique, et n’est pas une simple proclamation. Il traduit une reconsidération des possibilités qui s’offrent aux petits États insulaires et des défis auxquels ils font face. Lors de la Conférence des Nations Unies sur l’océan prévue en juin à New York, nous devrions tous nous accommoder de ce nouvel état d'esprit. Les PEID ont souvent été caractérisés par les contraintes auxquelles ils sont confrontés, notamment la petitesse (du moins en termes de superficie terrestre), l’éloignement aux marchés, la fragilité des écosystèmes, l’étroitesse des économies et la vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Et aujourd’hui, ils sont en première ligne face à l'élévation du niveau de la mer et aux conséquences du réchauffement climatique. Il s'agit là d'un modèle axé sur les déficits. En tant que « Grands États océaniques », l'accent est désormais mis sur l’approche fondée sur les forces. Les PEID abritent 15 des 50 plus grandes Zones économiques. … Voir

Réunir les jeunes pour innover, clé du développement en Afrique

30 janv. 2017 par Spécialiste de l'Innovation et de la Gestion de Connaissance du Bureau Régional Afrique

Des compétitions TIC encouragent les jeunes de 18 à 35 ans, en particulier les jeunes femmes, à développer des applications mobiles pour améliorer la prestation des services publics. Photo: PNUD Rwanda
Au coeur du 28è Sommet de l'Union africaine qui a eu lieu en Ethiopie cette semaine et du Forum de la jeunesse du Conseil économique et social (ECOSOC) qui se tient les 30-31 janvier 2017, il y a cette question : comment pouvons-nous tirer parti du dividende démographique de l'Afrique ? En 2015, il y avait 226 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans en Afrique (soit 19% de la population mondiale de jeunes). D'ici 2030, ce chiffre passera à 42% et devrait doubler d'ici à 2055. Ainsi, investir dans la jeunesse aujourd'hui est la clé du développement de l'Afrique demain. Mais, pour cela, il faut d'abord se connecter avec les jeunes et leur permettre de se connecter l'un à l'autre. C'est précisément ce que fait YouthConnekt. Lancée pour la première fois au Rwanda en 2013, cette plate-forme innovante réunit des jeunes en quête d'emploi, de compétences ou de ressources pour lancer leur propre entreprise; avec divers partenaires, dont le PNUD, le secteur privé et le gouvernement. … Voir