L’action climatique pour faire face à la radicalisation et à l’extrémisme violent

14 nov. 2016 par Aliou M. Dia, Chef d'Equipe, Changement climatique et réduction des risques de catastrophe, PNUD en Afrique

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Les changements climatiques et l’extrémisme violent sont deux des principales menaces qui pèseront sur la stabilité des États et des sociétés au cours des prochaines décennies. Dans de nombreux pays du continent (Mali, Sud-Soudan, Nigéria, Somalie, etc.), les changements climatiques impactent la stabilité de façon significative, et sollicitent de manière excessive les capacités de réponse déjà limitées des gouvernements. Les menaces et les attaques de Boko Haram et d’Al Shabab en Afrique de l’Ouest et de l’Est, la fragilité persistante de la République centrafricaine (RCA) ou la résurgence de l’instabilité au Burundi et au Sud-Soudan ne sont que quelques-uns des conflits qui alimentent ce cycle. On estime qu’il y a eu plus de 4 000 attaques terroristes depuis 2011 en Afrique, entraînant la mort de 24 000 personnes. Près de 2,8 millions de personnes sont déplacées dans leur propre pays dans le seul bassin du lac Tchad, et 700 000 Somaliens croupissent dans des camps de réfugiés. … Voir

Des services météorologiques et climatiques modernes pour l’Afrique

09 nov. 2016 par Bonizella Biagini, Gestionnaire, Programme sur l'information climatique pour le développement résilient en Afrique, PNUD

 Des stations météo tout-en-un peuvent réduire considérablement les coûts de déploiement et de maintenance. Photo: PNUD en Ouganda
En Tanzanie, un coup de foudre a tué un enseignant et six étudiants en 2015 - un triste exemple de morts qui pourraient facilement être évitées avec des services météorologiques et climatologiques modernes. En améliorant la prise de décision, ces informations peuvent sauver des milliers de vies chaque année et renforcer les moyens de subsistance sur un continent qui a le moins contribué au changement climatique mais en souffre le plus. Depuis plus de 30 ans, la communauté internationale fait des investissements importants dans les technologies météorologiques, hydriques et climatiques pour l'Afrique subsaharienne. Selon la Banque mondiale, cet investissement s'élève à plus d'un milliard de dollars. Pourtant, aujourd'hui, la plupart de ces services ne sont pas en mesure de répondre aux besoins et ne proposent que des possibilités limitées de coopération transfrontalière. … Voir

El Niño, c’est tous les 5-7 ans. Comment l'Afrique peut s’y préparer.

01 sept. 2016 par Excellent Hachileka, Spécialiste de Programme en Réduction des risques de catastrophe et Changement climatique, PNUD Afrique

Une agricultrice en Gambie montre un plant de riz désseché à cause de la sécheresse. Photo: FAO
Près de 60 millions de personnes ont souffert de l’épisode El Niño 2015-2016, le plus puissant depuis 1950. Le Botswana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Swaziland et le Zimbabwe ont tous déclaré l’état d’urgence face à la sécheresse. Près de 40 millions de personnes, soit 22% de la population rurale d'Afrique australe, se sont retrouvées en situation d'insécurité alimentaire. L'Éthiopie est le pays le plus durement touché, avec environ 10,2 millions de personnes nécessitant une aide alimentaire, et des besoins de financement d'urgence estimés à 1,4 milliard de dollars américains. Certes, l’événement avait été prédit et des données d'alerte rapide mises à disposition dans la plupart des pays, mais peu de mesures ont été prises. Seule la moitié des pays concernés disposaient de plans d'urgence actualisés. … Voir

En Afrique, il faut des institutions qui orientent l’investissement où il est le plus nécessaire

31 août 2016 par Andrew Chipwende, PDG de Industrial Development Corporation, Zambie

Lusaka, Zambie.
L’investissement international a aidé la Zambie, comme beaucoup d’autres pays d’Afrique subsaharienne, à s’intégrer mieux dans l’économie mondiale ces dernières années. Les flux d’investissement provenant de l’étranger ont doublé depuis 2008, et la Zambie a même commencé à générer de modestes investissements directs à l’étranger. Au cours des vingt dernières années, le pays a entrepris des réformes structurelles majeures pour devenir un lieu plus propice aux investissements, mais les autorités zambiennes ont constaté que cela n’était pas suffisant. L’investissement direct étranger continue de s’orienter principalement vers le secteur minier, même s’il a tendance à augmenter aussi dans les secteurs manufacturier et tertiaire. En outre, si l’investissement dans le secteur minier a amené avec lui de nouvelles technologies, il n’a guère contribué à créer des emplois. … Voir

Les connaissances autochtones – solutions d’hier aux problèmes d’aujourd’hui

08 août 2016 par Alejandra Pero, coordonnatrice du Réseau mondial des peuples autochtones et communautés locales gestionnaires de la terre et de la mer, Initiative Équateur, PNUD.

Autochtone au PérouRetourner aux cultures traditionnelles permet aux communautés autochtones de ne pas dépendre de donations extérieures pour des semences et d'améliorer la sécurité alimentaire. Photo: PNUD au Pérou
Alors que le monde se réunit pour célébrer la Journée internationale des peuples autochtones, en mettant l'accent sur le droit à l'éducation, nous pouvons réfléchir aux moyens d’incorporer les connaissances autochtones dans les programmes d’enseignement traditionnels, afin d’assurer que les jeunes d'aujourd'hui et les enfants de demain soient bien outillés pour vivre dans un environnement sans cesse plus exigeant. Le savoir autochtone est une ressource qui doit être revitalisée et soutenue pour relever bon nombre des défis du monde contemporain, notamment les effets des changements climatiques. … Voir