L'environnement n'est pas le seul objet des plans climatiques

14 nov. 2016 par Magdy Martínez-Solimán, Directeur, Bureau des politiques et de l’appui aux programmes

femmes recoltant de l'argan au MarocL'essor du marché de l'huile d'argan et la demande croissante de ce produit ont permis d'améliorer les revenus des ménages au profit des communautés locales. Photo: PNUD au Maroc
Un changement climatique dangereux appelle une action climatique courageuse. Atteindre les objectifs fixés par l'Accord de Paris n'est rien d'autre qu'un impératif pour notre sécurité et notre prospérité. Non seulement pour faire face au réchauffement de la planète, mais aussi pour toute une panoplie de bénéfices concernant les ressources alimentaires, l'emploi, la santé et la croissance durable. Pour comprendre en quoi des solutions climatiques efficaces peuvent avoir des effets positifs concrets sur le développement, prenons le cas du Maroc et de l'Afrique du Nord. Selon l'Institut Max-Planck, les températures devraient augmenter deux fois plus vite (en anglais) dans cette région que dans le reste du monde, ce qui pourrait rendre de vastes zones inhabitables, nuire aux économies, limiter l'accès à l'eau et compromettre la sécurité alimentaire. Ces problèmes sont interconnectés. Fort heureusement, les États – architectes de l'Accord de Paris et des objectifs de développement durable – sont conscients de ce risque et militent en faveur de la cohésion. La première étape importante consiste à reconnaître que les objectifs climatiques nationaux inspirés par l'Accord de Paris – les contributions déterminées au niveau national (NDC) – peuvent servir de modèle pour une action climatique concertée. … Voir

L’action climatique pour faire face à la radicalisation et à l’extrémisme violent

14 nov. 2016 par Aliou M. Dia, Chef d'Equipe, Changement climatique et réduction des risques de catastrophe, PNUD en Afrique

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Les changements climatiques et l’extrémisme violent sont deux des principales menaces qui pèseront sur la stabilité des États et des sociétés au cours des prochaines décennies. Dans de nombreux pays du continent (Mali, Sud-Soudan, Nigéria, Somalie, etc.), les changements climatiques impactent la stabilité de façon significative, et sollicitent de manière excessive les capacités de réponse déjà limitées des gouvernements. Les menaces et les attaques de Boko Haram et d’Al Shabab en Afrique de l’Ouest et de l’Est, la fragilité persistante de la République centrafricaine (RCA) ou la résurgence de l’instabilité au Burundi et au Sud-Soudan ne sont que quelques-uns des conflits qui alimentent ce cycle. On estime qu’il y a eu plus de 4 000 attaques terroristes depuis 2011 en Afrique, entraînant la mort de 24 000 personnes. Près de 2,8 millions de personnes sont déplacées dans leur propre pays dans le seul bassin du lac Tchad, et 700 000 Somaliens croupissent dans des camps de réfugiés. … Voir

Des services météorologiques et climatiques modernes pour l’Afrique

09 nov. 2016 par Bonizella Biagini, Gestionnaire, Programme sur l'information climatique pour le développement résilient en Afrique, PNUD

 Des stations météo tout-en-un peuvent réduire considérablement les coûts de déploiement et de maintenance. Photo: PNUD en Ouganda
En Tanzanie, un coup de foudre a tué un enseignant et six étudiants en 2015 - un triste exemple de morts qui pourraient facilement être évitées avec des services météorologiques et climatologiques modernes. En améliorant la prise de décision, ces informations peuvent sauver des milliers de vies chaque année et renforcer les moyens de subsistance sur un continent qui a le moins contribué au changement climatique mais en souffre le plus. Depuis plus de 30 ans, la communauté internationale fait des investissements importants dans les technologies météorologiques, hydriques et climatiques pour l'Afrique subsaharienne. Selon la Banque mondiale, cet investissement s'élève à plus d'un milliard de dollars. Pourtant, aujourd'hui, la plupart de ces services ne sont pas en mesure de répondre aux besoins et ne proposent que des possibilités limitées de coopération transfrontalière. … Voir

El Niño, c’est tous les 5-7 ans. Comment l'Afrique peut s’y préparer.

01 sept. 2016 par Excellent Hachileka, Spécialiste de Programme en Réduction des risques de catastrophe et Changement climatique, PNUD Afrique

Une agricultrice en Gambie montre un plant de riz désseché à cause de la sécheresse. Photo: FAO
Près de 60 millions de personnes ont souffert de l’épisode El Niño 2015-2016, le plus puissant depuis 1950. Le Botswana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Swaziland et le Zimbabwe ont tous déclaré l’état d’urgence face à la sécheresse. Près de 40 millions de personnes, soit 22% de la population rurale d'Afrique australe, se sont retrouvées en situation d'insécurité alimentaire. L'Éthiopie est le pays le plus durement touché, avec environ 10,2 millions de personnes nécessitant une aide alimentaire, et des besoins de financement d'urgence estimés à 1,4 milliard de dollars américains. Certes, l’événement avait été prédit et des données d'alerte rapide mises à disposition dans la plupart des pays, mais peu de mesures ont été prises. Seule la moitié des pays concernés disposaient de plans d'urgence actualisés. … Voir

En Afrique, il faut des institutions qui orientent l’investissement où il est le plus nécessaire

31 août 2016 par Andrew Chipwende, PDG de Industrial Development Corporation, Zambie

Lusaka, Zambie.
L’investissement international a aidé la Zambie, comme beaucoup d’autres pays d’Afrique subsaharienne, à s’intégrer mieux dans l’économie mondiale ces dernières années. Les flux d’investissement provenant de l’étranger ont doublé depuis 2008, et la Zambie a même commencé à générer de modestes investissements directs à l’étranger. Au cours des vingt dernières années, le pays a entrepris des réformes structurelles majeures pour devenir un lieu plus propice aux investissements, mais les autorités zambiennes ont constaté que cela n’était pas suffisant. L’investissement direct étranger continue de s’orienter principalement vers le secteur minier, même s’il a tendance à augmenter aussi dans les secteurs manufacturier et tertiaire. En outre, si l’investissement dans le secteur minier a amené avec lui de nouvelles technologies, il n’a guère contribué à créer des emplois. … Voir