Ne laisser personne de côté - même en cas de crise

04 mai 2017 par Edward Kallon, Coordinateur résident et humanitaire des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Nigéria

L'école primaire de Makinta Kuriri dans l'Etat de Borno, au nord-est du Nigeria. Le PNUD aide à la reconstruction des écoles et d'autres infrastructures communautaires afin que les familles déplacées puissent rentrer chez elles. Photo: Bridget Jangfa / PNUD Nigeria.
La région du bassin du lac Tchad est au bord de la famine. Depuis sept ans, les insurgés de Boko Haram sèment le chaos au sein des communautés locales, provoquant déplacements et des milliers de morts. Si l’étendue des dégâts est alarmante, la situation de vulnérabilité des rescapés est encore plus préoccupante. Dans le nord-est du Nigeria, 5,7 millions de personnes, principalement des enfants, ont un besoin urgent de nourriture. Il faut agir vite. Avec le déficit de financement actuel, l’aide humanitaire dont bénéficient aujourd’hui les victimes va bientôt se tarir, mettant en danger la vie de millions de personnes. Nous devons leur venir en aide immédiatement. La pauvreté et l’exclusion ont un effet aggravant. Avant même que la crise n’éclate, sept personnes sur 10 étaient déjà en situation d’extrême pauvreté. Comme la majorité des deux millions de personnes déplacées a trouvé refuge dans des communautés d’accueil plutôt que des camps prévus à cet effet, le système existant, déjà fragile, est mis à rude épreuve. … Voir

Pourquoi l'adaptation climatique pourrait-elle éviter de futures crises alimentaires ?

03 mai 2017 par Pradeep Kurukulasuriya, Directeur du département d'adaptation au changement climatique, Bureau de l’appui aux politiques et aux programmes du PNUD.

Somali pastoralists depend on livestockLes crises alimentaires actuelles au Nigeria, en Somalie, au Soudan du Sud et au Yémen sont liées aux changements climatiques et à une absence de système résilient permettant d’affronter la sécheresse, les inondations, les pluies changeantes et d'autres impacts. Photo : PNUD Somalie
Une aide humanitaire immédiate est nécessaire pour les pays les plus durement touchés comme le Nigéria, la Somalie, le Soudan du sud et le Yémen. Mais ce n'est pas tout. Nous devons poursuivre nos efforts afin de renforcer la résilience des pays face aux changements climatiques. Lorsque les changements climatiques ne sont pas synonymes de désastres et de famine chez les enfants, dès lors que des mesures proactives – et non réactives - sont adoptées pour aider les personnes vulnérables à briser le cycle de la pauvreté et quand les leaders et les institutions ont les capacités, les compétences, la formation et les ressources requises, ils doivent faire en sorte que les crises humanitaires comme celle-ci ne se reproduise pas. … Voir

Célébrons les gardiens de la nature

02 mai 2017 par Eva Gurria, conseillère politique, Initiative Équateur

undp-pe-environment-indigenous-woman-2017Les territoires des populations autochtones représentent 80 % de la biodiversité mondiale. Ces populations ont un rôle majeur dans la gestion efficace et durable de ces espaces, et dans la lutte contre le changement climatique. Paola Delgado/PNUD Peru
Les territoires des populations autochtones représentent 80 % de la biodiversité mondiale, et ces populations ont un rôle majeur dans la gestion efficace et durable de ces espaces et dans la lutte contre le changement climatique. Le droit fondamental des peuples autochtones à la préservation et à la protection de leur environnement est également l’une de nos meilleures chances de réaliser les objectifs de développement durable à l’horizon 2030 pour les populations, la planète et notre prospérité à tous. C’est ce à quoi s’emploie depuis 15 ans l’Initiative Équateur, un partenariat piloté par le PNUD, qui identifie et rend hommage à des communautés locales et indigènes qui œuvrent pour la protection, la restauration et la gestion de leurs terres et leurs eaux de manière durable, tout en défendant leurs droits. … Voir

Océan d’opportunités, océan de périls

01 mai 2017 par Clotilde Goeman, Conseillère technique régionale pour l’adaptation aux changements climatiques

Bateaux accostés sur la plage en RDC. L’accostage de bateaux de pêche toujours plus nombreux sur les côtesi déplace le sable et cause l’érosion des plages. Photo: PNUD / Clotilde Goeman
Sur la côte occidentale d’Afrique, l’océan est indispensable à la vie depuis des milliers d’années : il apporte nourriture, emplois, et des barrières côtières qui protègent la terre, nettoient la mer et créent un écosystème plus durable. Dans certains pays comme le Sénégal, où 66% de la population vit dans des zones côtières, l’océan est la base de tout. Mais le changement climatique provoque entre autres l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des stocks de poissons et l’érosion des côtes. En plus de la forte croissance de la population et de la diminution de productivité des terres agricoles - causée par la salinisation des sols - les communautés côtières dépendent de plus en plus des ressources de la mer pour assurer leur survie. … Voir

Croissance sans résilience n’est que ruine de l’économie

26 avr. 2017 par Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique.

Les pays émergents, comme la Côte d’Ivoire, tutoient les 10% de croissance annuelle, après avoir diversifié leur économie.
Beaucoup de pays africains se sont engagés dans des programmes d’émergence à moyen ou long terme. J’en connais précisément 27 et, dans le cadre de la deuxième conférence d’Abidjan, nous avons ciblé un échantillon représentatif de la situation économique et géographique de l’Afrique pour creuser davantage la question. En examinant l’ensemble des 13 pays de l’échantillon, ce qui m’a le plus frappé c’est la typologie des chantiers d’émergence. J’en ai vu trois : Le premier type comprend des pays comme le Rwanda et la Côte d’Ivoire qui ont subi des chocs terribles dus à la guerre ou à l’instabilité politique et ont vu leur croissance économique chuter au plus bas mais qui, par la suite, ont repris une évolution rapide vers une croissance élevée. Derrière cette reprise rapide, des capacités de production excédentaires qui n’ont pas été détruites, et des pays qui ont investi sur l’augmentation de leur productivité et le renforcement de la résilience de leurs institutions. Le deuxième type, ce sont des pays comme le Sénégal, le Gabon et le Kenya, qui ont mis l’accélérateur sur les réformes structurelles. … Voir