Quelles solutions durables pour la crise des réfugiés?

16 sept. 2016 par Cihan Sultanoğlu, Directeur du Bureau régional du PNUD pour l'Europe et la Communauté des États indépendants

La durée moyenne du déplacement est aujourd’hui de 17 ans. Cela représente assez de temps pour permettre à une petite fille née sur la route de passer son bac. Photo: Ariel Rubin/ PNUD
La durée moyenne du déplacement est aujourd’hui de 17 ans. Cela représente assez de temps pour permettre à une petite fille née sur la route de passer son bac. Cela ne fait pour moi aucun doute : on ne peut pas se contenter de répondre aux besoins d’assistance des personnes vulnérables. Il faut également s’efforcer de réduire leur ampleur sur la durée. Or, beaucoup de réfugiés ont des compétences capables de satisfaire la demande locale et qui demandent à être cultivées. … Voir

Un avenir meilleur pour les Turcs et les Syriens

23 mai 2016 par Kamal Malhotra, coordonnateur résident des Nations Unies et représentant résident du PNUD en Turquie

Réfugiés syriens allant en TurquieDes réfugiés Kurdes syriens passent en Turquie par la Syrie, près de la ville de Kobani. La guerre a commencé en 2011, et est devenue la plus grande cause de déplacements humains. Photo: I. Prickett/UNHCR
Avec les milliers de personnes qui quittent la Syrie pour des terres plus hospitalières, les médias du monde entier nous inondent régulièrement d’images de tentes blanches et de périlleuses traversées en bateau. Mais un pan de cette histoire reste dans l'ombre. En Turquie, seulement 10 % des quelque 2,75 millions de Syriens déplacés vivent dans des camps de réfugiés. Les autres habitent villes et villages comme beaucoup d’entre nous. Au cours des cinq dernières années, plus de 150 000 bébés sont nés en Turquie de parents syriens déplacés par le conflit. … Voir

S’accorder pour sauver des vies et éliminer les besoins

16 mai 2016 par Izumi Nakamitsu, Administratrice adjointe du PNUD et Responsable du Groupe de réponse aux crises

125 millions de personnes ont besoin d’aide, un niveau jamais atteint depuis la 2è guerre mondiale. Photo : ONU
Les chiffres en rapport avec les défis humanitaires actuels ont atteint une proportion difficile à imaginer : 125 millions de personnes ont besoin d’aide, un niveau jamais atteint depuis la 2è guerre mondiale ; 60 millions de personnes ont fui leur maison, la moitié d’entre elles étant des enfants, et on estime que 218 millions de personnes sont touchées par des catastrophes chaque année, les changements climatiques venant s’ajouter aux causes de cette instabilité. L’envergure du problème a incité le Secrétaire général de l’ONU à convoquer le premier Sommet Humanitaire mondial. Là aussi, les chiffres sont parlants. Ces 3 dernières années, 23 000 personnes de 153 pays ont participé aux consultations. … Voir

Conjurer l'extrémisme violent tout en sécurisant nos sociétés

11 avr. 2016 par Patrick Keuleers, Director of Governance and Peacebuilding, UNDP

Ten of the eleven countries with over 500 deaths due to violent extremism in 2014 also have the largest number of refugees, migrants, and IDPs. Photo: Central African Republic
La montée de l'extrémisme violent est intimement liée à la vulnérabilité et aux mouvements des personnes. En effet, dix des onze pays avec plus de 500 décès dus à l'extrémisme violent en 2014 ont aussi le plus grand nombre de réfugiés, migrants et déplacés internes. Les causes profondes de l'extrémisme violent proviennent d’échecs en matière de gouvernance, des inégalités, de l'aliénation due aux changements culturels et sociaux, et du manque de développement inclusif. Si co-exister pacifiquement est la clé de notre avenir, nous devons accorder plus d'attention à la gouvernance de sociétés de plus en plus hétérogènes. Nous devons promouvoir le respect de la diversité dans les opinions, les cultures, les religions et modes de vie, à condition qu'ils ne violent pas les principes internationaux des droits de l'homme. … Voir

Les 6 raisons pour lesquelles il faut se soucier du prochain « Sommet »

01 avr. 2016 par Izumi Nakamitsu, Directrice de l’Unité de réaction aux crises du PNUD

Femmes libanaises au marchéFemmes au marché de Marj, Bekaa Valley, Liban. Ce projet du PNUD aide les communautés d'accueil à faire face au flux de réfugiés syriens. Photo: Dalia Khamissy/PNUD
Le 23 mai, les dirigeants mondiaux se réuniront à l’occasion du tout premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul. Je comprends que cette information ne vous incite pas particulièrement à lire la suite, mais permettez-moi de vous donner les raisons pour lesquelles ce Sommet mérite tout votre intérêt : 1. Parce que l’ampleur de la crise humanitaire n’est pas exagérée Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons jamais fait face à des besoins humanitaires aussi grands. Plus de 60 millions de personnes, majoritairement femmes et enfants, ont fui leurs foyers. La durée moyenne de ces déplacements s’élève maintenant à 17 ans. … Voir