Saint-Louis du Sénégal ou le pari de la durabilité

09 juin 2017 par Abdoulaye Mar Dieye, Administrateur assistant du PNUD et Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

Saint-Louis fait face à de nombreux défis, dont la double menace posée par la montée des eaux et la surpêche qui compromettent la survie de la ville, son héritage unique et son économie. Photo: Eddy Graëff / www.saintlouisdusenegal.com
Les travaux de la première Conférence mondiale sur les océans qui se sont déroulés tout au long de la semaine à New York nous ont rappelé deux vérités fondamentales : la vie aquatique, caractérisée par une faune et une flore marines d’une grande richesse, est extrêmement précieuse mais les moyens de subsistance qui en dépendent sont menacés. C’est particulièrement vrai le long de la côte ouest de l’Afrique et notamment au Sénégal, un pays où deux tiers de la population vit à proximité de zones côtières qui reculent à un rythme alarmant (en moyenne de 1 à 2 mètres par an) en raison de la hausse du niveau de la mer et de l’urbanisation galopante. Peu d’endroits illustrent ces difficultés aussi bien que Saint-Louis au Sénégal (ou Ndar en wolof), dont je suis fier de dire qu’elle est ma ville natale. … Voir

Le tabac : une menace pour nos océans

31 mai 2017 par Roy Small, Analyste des politiques, VIH, Groupes Santé et développement du PNUD

cigarettes et canard en plastique dans l'eauLes filtres de cigarettes comprennent des milliers de produits chimiques, y compris de l’arsenic, du plomb, de la nicotine et de l’éthylphénol, qui tous atterrisent dans les milieux aquatiques. Photo : flickr.com/photos/aceofknaves/
Chaque année, 4,5 billions de mégots de cigarettes sont jetés dans la nature. C’est de loin le déchet le plus répandu, et un pourcentage important se retrouve dans nos océans ou sur nos plages. Le problème ne peut que s’aggraver, d’autant plus que les taux de tabagisme continuent d’augmenter dans beaucoup de pays à bas et moyen revenu. Cette dernière forme « socialement acceptable de pollution par les déchets » ne représente pas juste un désagrément esthétique. Les filtres de cigarette comprennent des milliers de produits chimiques, y compris de l’arsenic, du plomb, de la nicotine et de l’éthylphénol, qui tous aboutissent dans les milieux aquatiques. Lors d’une étude en laboratoire, le lixiviat d’un seul mégot placé dans à peine un litre d’eau a tué la moitié des poissons d’eau de mer et d’eau douce qui y ont été exposés. … Voir

Payer pour notre planète : tourisme et biodiversité

22 mai 2017 par Midori Paxton, conseillère technique régionale en écosystèmes et biodiversité

Tigres en IndeEn Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Photo: PNUD en Inde
La célébration de la Journée internationale de la diversité biologique nous rappelle avec force la valeur de la nature et des écosystèmes pour la vie humaine et le bien-être de nos sociétés. Comme cette date coïncide avec celle de l’Année internationale du tourisme durable, il convient de souligner le rôle crucial que le secteur du tourisme peut accomplir dans la conservation de la biodiversité. En Namibie, le tourisme est devenu la deuxième plus grande industrie après l’industrie minière, dépassant dans les années 2000 la pêche et l’agriculture. Dans le pays, soutenir le tourisme signifie protéger la nature — la ressource même qui attire des visiteurs du monde entier. Selon une étude commandée par le gouvernement, les investissements dans l’amélioration de la gestion du parc national pourraient avoir un rendement économique de 42 %. De même, en Inde, une étude de 2015 a attribué une valeur de 24 milliards de dollars aux six réserves de tigres du pays, soit une valeur de 1,2 milliard de dollars par an. Les personnes parcourent la moitié du globe pour aller voir des tigres. Mais que doit faire le gouvernement indien pour garantir des ressources financières suffisantes pour gérer efficacement ces aires protégées ? … Voir

La riposte contre la sécheresse doit être pérenne, pas sporadique

18 mai 2017 par Siddharth Chatterjee,Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD au Kenya

Des enfants transportant de l'eau, Dadaab, Kenya. Photo : Leonard Odini/PNUD Kenya
Depuis fin 2016, la sécurité alimentaire au Kenya s'est profondément dégradée. Avec la sécheresse, les ruisseaux et rivières se sont asséchés, décimant les récoltes et le bétail sur l'ensemble du territoire. D'après l'UNICEF, près de 110 000 enfants de moins de cinq ans ont besoin d'un traitement, contre 75 300 en août 2016. Dans les comtés les plus sévèrement touchés de Turkana, Marsabit et Mandera, un tiers des enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aigüe, soit le double du seuil d'urgence. Une riposte sous-financée Il faut répondre de toute urgence à cette crise. La distribution systématique de suppléments alimentaires aux enfants en bas-âge et aux femmes enceintes ou allaitantes peut éviter une flambée catastrophique de la mortalité dans les mois à venir. Lorsque le gouvernement a déclaré la sécheresse « catastrophe nationale », plus de 2,6 millions de Kenyans avaient besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Ce chiffre continuera d'augmenter à moins de lever 166 millions de dollars US pour venir en aide aux populations les plus vulnérables. Seul un tiers de ce montant est disponible à l'heure actuelle. … Voir

Au Soudan du Sud, les femmes au coeur de la lutte contre la famine

08 mai 2017 par Kamil Kamaluddeen, Directeur de pays, PNUD au Soudan du Sud

femme au soudan du sud et ses vachesPhoto: PNUD au Soudan du Sud
Le pays le plus jeune au monde est en proie à une famine généralisée. Selon les estimations, le nombre de personnes en situation de grave insécurité alimentaire atteindra 5,5 millions d'ici juillet 2017, dont plus d'un million d'enfants. Par ailleurs, plus de 3,5 millions de personnes ont été déplacées et 7,5 millions ont besoin d'aide humanitaire d'urgence après 3 dernières années de guerre civile. Plusieurs facteurs alimentent ce conflit, notamment un climat de méfiance collective solidement ancré, la prolifération d'armes légères, le mépris de l'État de droit, la pénurie d'institutions à même de résoudre les litiges, et le dénuement économique. La plupart des ménages déplacés par les combats sont dirigés par des femmes, et elles continuent de subvenir aux besoins de leur famille et de produire le peu de nourriture qu'il reste, tout en jouant un rôle déterminant dans le processus de paix. … Voir