Les Gambiens sont prêts à reconstruire leur pays

31 mars 2017 par Ozonnia Ojielo, Directeur du groupe régional Gouvernance et Consolidation de la paix, PNUD Afrique

En Gambie, le nombre limité d’emplois accessibles aux jeunes et aux femmes freine les efforts pour lutter contre la pauvreté, les inégalités et l’exclusion.
La Gambie est depuis longtemps marquée par d'importantes inégalités sociales et économiques. Plus de 60% de la population vit dans la pauvreté, près de 30% de la population active est au chômage et son taux le plus élevé touche les jeunes (39%). Selon certaines estimations, les Gambiens constituent le deuxième contingent de migrants le plus important d'Afrique de l'Ouest, en dépit de la petite taille du pays. Le processus d’édification de la nation dont a besoin la Gambie doit passer par une conception, un ajustement et une mise en œuvre minutieux. Nous devons travailler en étroite collaboration avec les parties prenantes nationales, ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux concernés, pour appuyer les efforts gouvernementaux de stabilisation du pays, et entreprendre d’urgence les réformes visant à promouvoir la gouvernance démocratique, le respect de l’état de droit et les droits humains, le relèvement socio-économique, le développement et la paix durables. Questions relatives au développement La pauvreté, les inégalités et l’exclusion en Gambie sont dues à des ressources naturelles productives restreintes ; une faible résistance aux changements climatiques et aux chocs extérieurs ; une répartition disproportionnée des bénéfices de la croissance entre zones urbaines et zones rurales ; un nombre limité d’emplois accessibles aux jeunes et aux femmes ; une capacité institutionnelle de contrôle limitée ; et une absence de filets de protection sociale de l’État. Il faut mobiliser des ressources et œuvrer avec le gouvernement pour aligner celles-ci sur les priorités nationales, tout en tenant compte des risques pour la réalisation des objectifs nationaux de développement. … Voir

Faire face à la crise dans le bassin du lac Tchad

23 févr. 2017 par M. Abdoulaye Mar Dieye, Sous-Secrétaire général des Nations Unies, Administrateur assistant du PNUD, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique

La réponse du PNUD à la crise consiste entre autre à fournir une formation professionnelle aux femmes, qui représentent 54% des personnes déplacées par le conflit dans le nord-est du Nigeria. Photo : PNUD Nigeria
En mai dernier, la Commission des affaires étrangères du Sénat des États-Unis a organisé une séance d’information sur la situation au Sahel. Convié à participer à l’événement, le PNUD a souligné la nécessité de mener une action concertée d’envergure pour faire face à la montée de l’extrémisme violent et proposer des solutions de développement adaptées à cette région touchée par l’insurrection armée de la secte Boko Haram, née dans le nord-est du Nigeria il y a sept ans. Nous avons identifié un « arc d’instabilité » qui s’étend à travers le Sahel, la Corne de l’Afrique et le bassin du lac Tchad. Alors que le PNUD et ses partenaires se réunissent à Oslo le 24 février pour prendre part à la troisième Conférence humanitaire internationale, nous avons la ferme intention de nous pencher sur la situation au Nigéria et dans le bassin du lac Tchad avec un sentiment d’urgence accru. En tant qu’organisation qui fonde son action sur la connaissance du terrain, le PNUD est fermement convaincu qu’une réponse globale est la meilleure approche susceptible de résoudre les crises en cours, tout en tenant compte des besoins spécifiques de chaque pays. … Voir

Réunir les jeunes pour innover, clé du développement en Afrique

30 janv. 2017 par Spécialiste de l'Innovation et de la Gestion de Connaissance du Bureau Régional Afrique

Des compétitions TIC encouragent les jeunes de 18 à 35 ans, en particulier les jeunes femmes, à développer des applications mobiles pour améliorer la prestation des services publics. Photo: PNUD Rwanda
Au coeur du 28è Sommet de l'Union africaine qui a eu lieu en Ethiopie cette semaine et du Forum de la jeunesse du Conseil économique et social (ECOSOC) qui se tient les 30-31 janvier 2017, il y a cette question : comment pouvons-nous tirer parti du dividende démographique de l'Afrique ? En 2015, il y avait 226 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans en Afrique (soit 19% de la population mondiale de jeunes). D'ici 2030, ce chiffre passera à 42% et devrait doubler d'ici à 2055. Ainsi, investir dans la jeunesse aujourd'hui est la clé du développement de l'Afrique demain. Mais, pour cela, il faut d'abord se connecter avec les jeunes et leur permettre de se connecter l'un à l'autre. C'est précisément ce que fait YouthConnekt. Lancée pour la première fois au Rwanda en 2013, cette plate-forme innovante réunit des jeunes en quête d'emploi, de compétences ou de ressources pour lancer leur propre entreprise; avec divers partenaires, dont le PNUD, le secteur privé et le gouvernement. … Voir

Au Yémen en crise, un nouveau partenariat se démarque par son action

18 janv. 2017 par Auke Lootsma, Directeur du Bureau de pays, PNUD au Yemen

En partenariat avec la Banque mondiale, nous avons mis en place un projet d’urgence pour deux millions de Yéménites. Photo : PNUD au Yémen.
Le Yémen affronte une crise politique, humanitaire et de développement sans précédent. La transition qui a suivi le Printemps arabe a dégénéré en véritable guerre en mars 2015. Cela fait de nombreuses années que le Yémen fait partie des pays les moins avancés et qu’il est aussi le plus pauvre de la région arabe. Avant le conflit, plus de la moitié des 28 millions de Yéménites vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, environ 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, et plus de 370 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë. … Voir

L’extrême vulnérabilité de l’Afrique à l’extrémisme violent

12 janv. 2017 par Mohamed Yahya, Coordinateur régional de programmes pour le PNUD

L’extrémisme prospère dans des conditions favorables, comme celles que créent le conflit en Somalie ou la fragilité politique dans le Nord-Est du Nigeria, des régions où la plupart des jeunes gens disent que l’accès à l’éducation, religieuse ou laïque est extrêmement limité. Photo: PNUD
C’est l’Afrique qui paie le plus lourd tribut de vies perdues, d’économies ruinées et de relations brisées par le terrorisme. C’est sur ce contient qu’Al-Qaida a lancé sa guerre contre les États-Unis en 1998, avec les attentats à la bombe des ambassades américaines de Nairobi, au Kenya, et de Dar es-Salaam, en Tanzanie ; c’est sur ce continent que Boko Haram a enlevé 276 lycéennes nigérianes en 2014 et que 147 étudiants ont été tués dans leur sommeil, à l’université de Garissa, au Kenya, en 2015. Si ces attentats ont soulevé l’émotion de par le monde, la plupart des gens ignorent qu’au cours des cinq dernières années la violence liée au terrorisme a tué en Afrique 33 000 personnes. Cet extrémisme violent et les groupes qui le revendiquent menacent de réduire à néant les progrès de l’Afrique dans son développement et de la ramener en arrière, non seulement à court terme mais pour plusieurs décennies. Si les pays d’Afrique sont particulièrement vulnérables aux idéologues violents, c’est parce que les institutions y sont trop souvent faibles et les territoires non gouvernés, où germent les groupes extrémistes, trop nombreux. Si l’on ajoute à cela une gestion défaillante de la diversité ethnique et religieuse dans une jeunesse majoritaire et de plus en plus nombreuse, au chômage et connectée, le continent offre les conditions idéales pour que le désordre s’y installe. … Voir