Des raisons d'espérer une meilleure réponse aux crises en 2017

20 janv. 2017 par Izumi Nakamitsu, Administratrice adjointe du PNUD et Responsable du Groupe de réponse aux crises

L'ONU et ses partenaires ont commencé à «combler le fossé» entre acteurs humanitaires, de développement et de consolidation de la paix. Photo: PNUD aux Phillipines
Malgré les horreurs de 2016, en Syrie, au Yémen, dans le bassin du Lac Tchad et dans beaucoup d'autres endroits, je continue d'espérer que la communauté internationale saura honorer la promesse faite au Sommet humanitaire mondial de changer la manière dont elle travaille. En 2016, j'ai participé à plusieurs sommets historiques, j'ai vu de nouveaux intervenants proposer des solutions novatrices, j'ai entendu le nouveau Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, s'engager à trouver de nouveaux moyens d’aider les populations vulnérables à remonter la pente le plus rapidement possible et à être prêtes à affronter de nouvelles menaces, tout en réduisant les risques. Le message prononcé en 2016 était clair : Nous devons tous travailler différemment, aussi bien l'ONU que la société civile, le secteur privé et les gouvernements. … Voir

Au Yémen en crise, un nouveau partenariat se démarque par son action

18 janv. 2017 par Auke Lootsma, Directeur du Bureau de pays, PNUD au Yemen

En partenariat avec la Banque mondiale, nous avons mis en place un projet d’urgence pour deux millions de Yéménites. Photo : PNUD au Yémen.
Le Yémen affronte une crise politique, humanitaire et de développement sans précédent. La transition qui a suivi le Printemps arabe a dégénéré en véritable guerre en mars 2015. Cela fait de nombreuses années que le Yémen fait partie des pays les moins avancés et qu’il est aussi le plus pauvre de la région arabe. Avant le conflit, plus de la moitié des 28 millions de Yéménites vivaient en dessous du seuil de pauvreté. Aujourd'hui, environ 8 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère, et plus de 370 000 enfants souffrent de malnutrition aiguë. … Voir

L’extrême vulnérabilité de l’Afrique à l’extrémisme violent

12 janv. 2017 par Mohamed Yahya, Coordinateur régional de programmes pour le PNUD

L’extrémisme prospère dans des conditions favorables, comme celles que créent le conflit en Somalie ou la fragilité politique dans le Nord-Est du Nigeria, des régions où la plupart des jeunes gens disent que l’accès à l’éducation, religieuse ou laïque est extrêmement limité. Photo: PNUD
C’est l’Afrique qui paie le plus lourd tribut de vies perdues, d’économies ruinées et de relations brisées par le terrorisme. C’est sur ce contient qu’Al-Qaida a lancé sa guerre contre les États-Unis en 1998, avec les attentats à la bombe des ambassades américaines de Nairobi, au Kenya, et de Dar es-Salaam, en Tanzanie ; c’est sur ce continent que Boko Haram a enlevé 276 lycéennes nigérianes en 2014 et que 147 étudiants ont été tués dans leur sommeil, à l’université de Garissa, au Kenya, en 2015. Si ces attentats ont soulevé l’émotion de par le monde, la plupart des gens ignorent qu’au cours des cinq dernières années la violence liée au terrorisme a tué en Afrique 33 000 personnes. Cet extrémisme violent et les groupes qui le revendiquent menacent de réduire à néant les progrès de l’Afrique dans son développement et de la ramener en arrière, non seulement à court terme mais pour plusieurs décennies. Si les pays d’Afrique sont particulièrement vulnérables aux idéologues violents, c’est parce que les institutions y sont trop souvent faibles et les territoires non gouvernés, où germent les groupes extrémistes, trop nombreux. Si l’on ajoute à cela une gestion défaillante de la diversité ethnique et religieuse dans une jeunesse majoritaire et de plus en plus nombreuse, au chômage et connectée, le continent offre les conditions idéales pour que le désordre s’y installe. … Voir

Haïti, trois mois après Matthew et sept ans après le séisme

11 janv. 2017 par Yvonne Helle, Directrice de pays du PNUD en Haïti

The road to recovery is a long one, UNDP provides conditions for long-term recovery, resilience and sustainable development. Photo: UNDP Haiti
Matthew, le premier cyclone de catégorie 4 à s’être abattu sur Haïti en 52 ans, a laissé dans son sillage la pire crise humanitaire que le pays ait traversée depuis le tremblement de terre. Tirant les leçons de 2010, la stratégie de relèvement du PNUD en Haïti a été conçue et mise en œuvre en partenariat étroit avec les autorités locales et nationales. Nos efforts de réduction des risques de catastrophe, entamés avant le passage de Matthew, ont apporté la preuve de leur efficacité. La municipalité de Dame Marie, qui figure parmi les plus touchées, n’a ainsi déploré aucune victime. Comme l’atteste Gilbert Jean, maire de la commune, les formations de préparation aux catastrophes organisées avec les autorités haïtiennes ont largement contribué à sauver des vies. Par ailleurs, la lutte contre les facteurs aggravant la vulnérabilité des personnes pauvres face au changement de climat et aux catastrophes reste notre priorité. Au cours des trois derniers mois, nous avons soutenu les autorités locales pendant la planification de relèvement à l’aide des cartes multirisques élaborées dans le département de Grand'Anse. … Voir

Ukraine : humanitaire, relèvement et développement vont de pair

10 janv. 2017 par Janthomas Hiemstra, Directeur de Pays, PNUD en Ukraine

Une usine de fabrication de produits métalliques offre aujourd’hui des emplois cruciaux, aussi bien pour les personnes déplacées que pour les travailleurs locaux, en plus de fournir d’importants biens de construction. Photo: PNUD en Ukraine
Le conflit en Ukraine est sans aucun doute une crise humanitaire. Près de 10 000 personnes, dont quelque 2 000 civils, ont été tuées et plus de 20 000 blessées dans l’est du pays. Des millions d’individus ont été déplacés et vivent toujours dangereusement près de la zone des hostilités, malgré les trêves répétées. Mais le conflit ukrainien est aussi une crise de développement et ses effets peuvent être dévastateurs à long terme. Les infrastructures de base subissent une pression énorme, ce qui peut mener au déclin économique et fragiliser les services sociaux essentiels. Si nous ne répondons pas à ces préoccupations, l’impact du conflit pèsera de façon disproportionnée sur les personnes âgées, les handicapés, les pauvres, les femmes et les jeunes. C'est pourquoi le PNUD a établi une présence en Ukraine orientale et contribue depuis 2 ans à trouver des solutions aux problèmes quotidiens qui touchent la population locale. … Voir